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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

notre-dame-des-landes : ayrault et valls s'énervent !… – 7/n

Le gouvernement continue à s’enliser dans les ornières qu’il a lui-même fabriquées en mettant des moyens disproportionnés au service d’un groupe financier, Vinci, sur lequel il serait sans doute de lancer  une enquête parlementaire. On serait heureux de savoir quelles sont donc les promesses qui ont été faites pour justifier un tel entêtement de la part de ceux qui nous avaient promis le changement. Parc de stationnement, constructions, concessions d’autoroute, ce trust est maintenant partout, "gérant" au nom de délégations de service public des pans entiers d’un domaine public dont la jouissance nous a été retirée, à notre insu. En ce moment, c’est le forcing en Loire-Atlantique pour obtenir de tout prendre, et, mais le sait-on, de percevoir une subvention de fonctionnement au cas où les résultats seraient inférieurs aux prévisions sur lesquelles tout ce petit monde a construit ses châteaux de cartes. Parce que c’est toujours maintenant comme ça que ça marche, lorsque le privé ne se gave pas suffisamment, il met la pression au public pour qu’on lui en remette encore un peu dans le gosier.
Actuellement, c’est à un spectacle indigne que nous sommes contraints d’assister : des centaines de gendarmes suréquipés délogent la centaine d’occupants, en écrasante majorité pacifiques en employant des méthodes de guerre, d’agression et d’humiliation.
Les forces de police et de gendarmerie d’un ministre de l’Intérieur complètement déconsidéré après la remise aux autorités espagnoles d’Aurore Martin, ont à l’évidence renoué avec la logique de l’ennemi intérieur servie par Monsieur R. Marcellin il y a plus de quarante ans ! On retrouve d’ailleurs cette logique d’affrontement dans l’affaire de Tarnac qui est maintenant dégonflée à la suite des révélations de la grande confusion régnant au sein des services d’un espionnage français qui vient encore de faire parler de lui lors de manœuvres désastreuses et "pieds-nickelesques" en Bulgarie. Sans oublier le cafouillage dramatique "Merah"… !
Dans cette situation que le gouvernement a rendue insoluble, on relève les changements de pieds successifs d’élus écologistes qui ne se reconnaissent pas dans les actions, sur la violence desquelles il n’y a pas de contestation, qui sont menées, au mépris le plus souvent des engagements qui avaient été pris. Commenceraient-ils à trouver le plat de lentilles qu’ils ont accepté trop chargé d’amertume ? Il est bien temps !

Heureusement, l’encore premier ministre dispose de quelques soutiens de poids et de cautions morales indiscutables.

D’abord, et non le moindre, il y a cet héroïque préfet, Monsieur C. de Lavernée, qui ne craint pas, protégé par des rideaux de gendarmes mobiles d’appeler " tous ces opposants à abandonner le plus vite possible leurs comportements violents", ajoutant qu’à "chaque manifestation hostile, il y aura une réponse d'ordre public [ ?! ]", précisant même ne pas croire à "une possibilité que le rapport de force s'inverse." Il parle même de maisons et de terrains libérés !
Ensuite, il y a le président de la fantomatique "association citoyenne pour la réalisation d'un aéroport international à Notre-Dame-des-Landes", Monsieur A. Mustière, ancien président de la Chambre de commerce et d'industrie de Nantes (1989-1997) et du Conseil économique et social régional (2001-2010). Voilà un gars qui n’est absolument pas juge et partie et dont l’objectivité ne saurait être discutée. Il revendique un millier d’adhérents, mais leur dernière apparition remontant à 2003, le doute s’installe.
Enfin, on peut appeler le président du conseil général du coin, Monsieur P. Grosvalet [ ça ne s’invente pas, aurait ajouté Madame É. Cresson ; elle avait commis cette saillie au moment du scandale du Crédit Lyonnais, à la tête duquel officiait Monsieur J.-C. Trichet ] qui n’hésite pas à apporter son "soutien entier" aux évacuations, ajoutant qu’il lui " paraît inconvenant de trouver des justifications à ces comportements accapareurs".
Voilà bien des arguments définitifs qui justifient, pour l’éternité, que l’on noie des opposants sous des nuages de gaz lacrymogène, ou que l’on procède à des démolitions précipitées de maisons habitables.

Face à cela, que reste-t-il ? Consultez régulièrement le site web de la ZÀD. Allez aussi faire un tour sur le site de la Parisienne Libérée, et écoutez cette chanson, dont les paroles sont disponibles en fin d’article, en regardant le clip. Tout le reste, c’est de la langue de bois lourdement chargée exprimée par des gens qui ont perdu toute légitimité.

Le fol aéroport de Notre-Dame-des-Landes, paroles et musique : la Parisienne Libérée

Le projet ambitieux dans les années soixante
D’un Concorde radieux, d’une industrie qui chante
Le projet innovant des années soixante-dix
Il faut dorénavant que chacun atterrisse
Le projet oublié des années quatre-vingt
Le pétrole a flambé tout ça ne sert plus à rien
Le vingtième siècle est mort, plus personne ne demande
Le fol Aéroport de Notre Dame des Landes
Quand soudain par magie, le monstre est ranimé
Le Grand Hub a surgi prêt à tout bétonner
Adieu les salamandres, le bocage va fermer
Ya du terrain à prendre et de l’argent à gagner,
Le kérosène est cher, promis ce sera le dernier
Mais comme pour l’EPR, pas question de renoncer
On sait bien qu’on a tort mais il faut qu’on défende
Le fol Aéroport de Notre Dame des Landes

Ya juste quelques centaines de caïds surarmés
Ya juste un hélico et un petit peu de fumée
Deux lignes de camions blancs, une ronde de camions bleus
Et partout dans les champs des vaches qui ne font pas meuh (bis)

L’a fallu enterrer quelques tritons crêtés
Mais pour monsieur le préfet tout s’est très bien passé
Une action héroïque en milieu difficile
Des noms énigmatiques, une poésie hostile :
Le Liminbout, le Tertre, le Sabot, la Vache rit
La Saulce, les Planchettes, Bel air, le Pré failly,
L’Isolette, la Gaîté, le Phare, la Chèvrerie,
La Bellich’, les Rosiers, la Cabane, la Sècherie…

Ya juste quelques centaines de caïds surarmés
Ya juste un hélico et un petit peu de fumée
Deux lignes de camions blancs, une ronde de camions bleus
Et partout dans les champs des vaches qui ne font pas meuh (bis)

C’est une concertation d’un genre déconcertant
Et pour la transition, ça transit bizarrement
Oignons contre lacrymos, chacun son style de bottes
Jusqu’au dernier poireau, jusqu’à l’ultime carotte
Tout est mondialisé cependant jusqu’ici
Y’a pas de curé nantais en vente au duty free
Non tout n’est pas perdu, c’est pas dit qu’on se rende
Au fol Aéroport de Notre Dame des Landes

Ya juste quelques centaines de caïds surarmés
Ya juste un hélico et un petit peu de fumée
Deux lignes de camions blancs, une ronde de camions bleus
Et partout dans les champs des vaches qui ne font pas meuh (bis)

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