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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

notre-dame-des-landes : ayrault et valls s'énervent !… – 8/n

manif 171112Quand bien même le bras policier du gouvernement réussirait-il à déloger l'ensemble des occupants du site de la ZÀD, il n'en aura pas moins subi une lourde défaite en ce qu'il sera parvenu à braquer contre lui celles et ceux qui ont assuré sa victoire aux dernières élections générales. Il s'agit d'une performance hors norme, puisque ce résultat intervient moins de six mois après la prise de fonction de l'actuel président de la République, qui s'était déclaré pour la négociation, le dialogue et la concertation. En lieu et place, il a fait envoyer des moyens policiers et militaires démesurés, manifestement proportionnels à la confusion mentale dans laquelle tout ce petit monde est installé.
Dernier épisode, l'initiative pitoyable et pathétique des seconds couteaux, ces petits soldats
besogneux à qui on a laissé les clefs de la maison avec mission de répéter jusqu'au ridicule les sophismes, les éléments de langage et les contre-vérités destinés à donner un semblant d'allure à la déroute qui se dessine. Il s'agit du "gratin" local, maire de Nantes et président de "Nantes métropole", Messieurs P. Rimbert et G. Retière, qui viennent prêter main-forte à deux autres présidents, ceux des conseils général et régional, déjà connus des lecteurs de ce blog. Nos nouveaux amis jugent inadmissibles les contestations violentes des occupants de la ZAD [ zone où l'on a envoyé une troupe suréquipée usant de moyens qui scandalisent ceux qui en sont témoins, ndlr ]. Ces élus, dont il est cruel de rappeler qu'ils l'ont été sous l'étiquette socialiste font même le tri entre les le bon grain et l'ivraie : "Ne confondons pas ces personnes avec les opposants de bonne foi, avec qui nous sommes en relation régulière et que nous considérons comme des acteurs du territoire respectables", écrivent-ils dans une langue qu'ils torturent sans même s'en rendre compte [ peut-on leur suggérer "… comme des acteurs responsables du territoire." ? ]. Ils viennent en appui à un président de conseil général, Monsieur P. Grosvalet [ ça ne s’invente pas, voir billet d’hier ] très remonté contre ces "activistes" qui endommagent gravement les chaussées en y creusant des tranchées [ c’est la guerre, alors ? ] , obligeant les agents de la voierie à les réparer, un comble ! Et d’invoquer un droit à la libre-circulation en toute sécurité calqué, nausée comprise, sur le langage patronal quand il s’agit de discréditer les piquets de grève qui entrave(raie)nt la liberté du travail. Des socialistes, on vous dit ! Et comme nous persisterions à ne pas comprendre, ce personnage ajoute que "nous ne sommes plus au temps des bandits de grand chemin", assimilant résistance à l’arbitraire et délinquance, des socialistes, on vous dit ! Désireux de se faire bien voir, voilà Monsieur le président du conseil régional qui en remet une couche et qui perd complètement les pédales en prenant ses rêves pour la réalité : "L'aéroport n'est plus un projet, c'est aujourd'hui une réalité, les travaux commencent dans les prochaines semaines !", ce qui laisserait penser que les avions l’empruntent déjà. Mais non, puisqu’il continue, complètement désorienté, aveuglé par la colère, scandalisé par tant d’irrévérence : "Il est faux, et irresponsable, de laisser croire que le projet pourrait encore être abandonné. Plus aucune action en justice ne peut remettre en cause sa réalisation." Quand on parle de confusion mentale, il s’agit à l’évidence d’un euphémisme.
Plus sérieusement, le 17 novembre peut et doit être un succès, celui de la mesure, de l’intelligence et bien entendu de la proposition. Il nous est facile de démontrer l’inanité des réflexions de miroir et des raisons de cloches de gens qui ont perdu tout relation avec la vie que nous menons, confrontés aux difficultés qu’ils nous ont créées. Si chacun relaie cette affiche, fredonne la chanson, écrit ou téléphone à tel ou tel, il est évidemment possible d’inverser les termes du rapport de force, comme le redoute Monsieur le préfet.
Oui, que Notre-Dame des Landes soit leur Larzac ! Ils ne l’auront pas volé !
Et n'oubliez pas de consulter
régulièrement le site ouèbe de la ZÀD.

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