Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
pumpernickel

pumpernickel

commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

pumpernickel numéro_60, et l'intégrale en téléchargement

numéro 60 Page 01Comme il est dans 121 boîtes à lettres wissembourgeoises sur les 127 de la tournée, et que demain tout sera en ordre, vous avez bien le droit de disposer de l'édition électronique de Pumpernickel.

Hasard de la soirée [ pour mémoire, la tournée commence à 18h00, merci à mon imprimeur préféré qui a fait des merveilles comme d'habitude et m'a apporté le journal ce soir à 17h45, et se termine à 21h20 ], j'ai pu croiser les amis du Steinbaechel qui distribuaient leur tract de présentation. Ça tombait bien, puisque je venais de rencontrer les amis du Gumberlé qui m'ont confirmé la mise en place de leur association. Tout s'arrange parce que tout s'organise parce que chacun se rend compte que seule l'action collective permet de l'emporter.

 

Vous pouvez évidemment soutenir l'action entreprise depuis 15 ans de circulation de l'information et d'exigence de comptes qui doivent être rendus par les décideurs en envoyant une contribution, même modeste, à
Pumpernickel, 1 rue Saint-Jean, 67160 Wissembourg. Merci.

N'oubliez pas,
dimanche 5 septembre 2010,
à partir de 14h30,
accrochage du 3ème lustre.


numéro 1, numéro 2, numéro 3, numéro 3_bis, numéro 4, numéro 5, numéro 6, numéro 7, numéro 7_bis, numéro 8, numéro 9,

numéro 10, numéro 11, numéro 11_bis, numéro 12, numéro 13, numéro 14, numéro 15,numéro 15_bis, numéro 16, numéro 17, numéro 18, numéro 19,

numéro 20, numéro 21, numéro 22, numéro 23, numéro 24, numéro 25, numéro 26, numéro 27, numéro 28, numéro 29,

numéro 30, numéro 31, numéro 32, numéro 33, numéro 34, numéro 35, numéro 36 & 37, numéro 38, numéro 39,

numéro 40, numéro 40_bis, numéro 41, numéro 42, numéro 43, numéro 44, numéro 45,numéro 45_jph, numéro 46, numéro 47, numéro 48, numéro 49,

numéro 50, numéro 51, numéro 52, numéro 53, numéro 54, numéro 55, numéro 56, numéro 56_bis,numéro 57, numéro 58, numéro 59, numéro 60, numéro 61, numéro 62, numéro 63,  

 

Et ce samedi matin les amis du Steinbaechel poursuivaient leur action militante en distribuant le tract que vous pouvez télécharger et dont voici le texte :

La municipalité de Wissembourg s'est fixé comme principal objectif « la relance du logement » (Bulletin municipal d’informations, juin 2010), et, pour l’atteindre, elle s’est engagée dans une politique de construction à grande échelle visant à la réalisation de 600 logements : 500 dans le cadre d'une ZAC de 25 hectares sur les coteaux qui s'élèvent derrière le cimetière de Wissembourg (le Steinbaechel) et 100 dans un lotissement à Altenstadt (le Gumberlé). Ces logements « d’initiative communale » représenteraient environ 18 % du parc actuel.

Ces projets publics, comme certaines opérations privées auxquelles le maire a délivré un permis de construire (rue de l'Étang-du-Cygne), soulèvent beaucoup d'interrogations parmi les Wissembourgeois et suscitent une opposition qui s'est déjà manifestée sous plusieurs formes. Elle s’est en effet exprimée dans des réunions d’information et de quartier ainsi que par voie de tracts et de banderoles tendues sur les façades de quelques maisons, elle a  rassemblé des centaines de signatures au bas d’une pétition et s'est traduite par des recours en justice. Elle a conduit aussi à la création d'associations, dont celle des Amis du Steinbaechel.

Qui sont Les Amis du Steinbaechel et que veulent-ils ?

Notre association regroupe des riverains de la ZAC prévue par la municipalité, des propriétaires et des exploitants des terrains qu'elle engloberait, tous menacés d'expropriation, ainsi que des habitants de Wissembourg qui désapprouvent ce projet.

Elle entend d'abord œuvrer pour la préservation du caractère naturel et agricole des coteaux du Steinbaechel, parce qu'elle estime que l'urbanisation de ce coin de nature aux portes de la ville est inutile, qu'elle serait préjudiciable à l'équilibre de Wissembourg, tel que l'histoire nous l'a légué, et que les méthodes auxquelles la municipalité recourt pour y parvenir, fausse concertation et expropriations, sont inacceptables.

Mais, par la dimension même des projets de la municipalité, notre association est aussi amenée, au-delà de la cause du Steinbaechel,  à s’intéresser plus généralement aux réalités et destinées urbaines de Wissembourg et elle entend contribuer au débat sur son avenir, avec pour principe le respect du visage de la ville transmis par l'histoire et le souci de ne pas la voir se transformer en musée à ciel ouvert ou en ville fantôme.

La désaffectation présente des bâtiments de l’ex-tribunal d’instance, de l’ex-siège de l’Office national des forêts et de l’ex-synagogue, qui dessinent de part et d’autre de la Lauter comme un triangle des Bermudes où se serait engloutie la vitalité passée de la ville, préfigure ce possible avenir fantomatique. L’inutilité sociale dans laquelle ces édifices ont rejoint l'ancienne résidence de Stanislas ne serait que provisoire, selon la municipalité, puisque le bâtiment du tribunal, au moins, retrouverait bientôt « une nouvelle vie ». Mais cette résurrection ressemble beaucoup à un jeu de chaises musicales où une renaissance, ici, entraînera, là, un abandon d’autres locaux.
L’organisation d’une exposition sur le judaïsme, qui doit se tenir au mois de septembre et dont l’intérêt est en soi indiscutable, illustre quant à elle amèrement, alors que la synagogue a cessé récemment d’être un lieu de culte vivant, cette tendance de notre ville à devenir un musée.

Wissembourg risque ainsi de n'être plus qu'un décor, mais sa transformation en ville-dortoir par la venue d'environ 2 500 nouveaux habitants, dont la plupart devraient trouver du travail ailleurs, et toujours plus loin, est une très mauvaise réponse à cette menace puisqu’elle en néglige les raisons véritables : le désengagement de l’État et la situation  de l’emploi. Elle ne ferait de notre ville rien d'autre qu'un décor plus grand, au prix de préjudices irréparables infligés aux habitants actuels et aux paysages.

2 500 nouveaux habitants représenteraient une augmentation d’environ 30 % par rapport à la population actuelle de Wissembourg, Altenstadt et Weiler. Rapporté à l’ensemble du pays, ce pourcentage équivaudrait à une augmentation de près de 20 millions d’habitants. Une France de plus de 80 millions d’habitants en 2025, terme que la municipalité assigne à l’achèvement de la ZAC, alors que l’INSEE n’en prévoit à cette date que 66 millions !

Est-il raisonnable, sur la base d’estimations aussi outrancières, de porter atteinte à l’environnement, de miner l’existence et de dégrader la qualité de vie de nos concitoyens, ceux qui auront à subir les mesures d’expropriation comme les autres, qui se verront privés d’un espace naturel à leurs portes ? Est-il raisonnable, pour une ambition illusoire, de mettre en péril l’harmonie de notre ville et d’abîmer son âme ?  Les Amis du Steinbaechelne le pensent pas, c’est pourquoi ils veulent que les agriculteurs et les arboriculteurs poursuivent leur activité sur les coteaux du sud de Wissembourg et que la faune et la flore sauvages y gardent leurs droits pour le plaisir des promeneurs.

Tous ceux qui se reconnaissent dans cette volonté et souhaitent nous soutenir ou nous rejoindre peuvent signer notre pétition ou prendre contact avec la présidente de notre association, Madame Orth, 23A, route des Vosges.

Les Amis du Steinbaechel, juin 2010.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article