Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
pumpernickel

pumpernickel

commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

occupy holland !

HPIM4039Ce matin, petit tour à Amsterdam sur le Beursplein, là où les indignés locaux occupent le terrain face au temple local du capitalisme, de la misère et de la régression sociale.

Je me rappelle avoir demandé à mon père, il y a 45 ans, à quoi servait la bourse. Réponse : à faire les guerres ! Ça n’a pas pris une ride !

La bourse d'Amsterdam, construite par H.P. Berlage qui disait "qu'il s'attendait à une révolution dans la société entraînant la fin du capitalisme et de la Bourse (Beurs). Elle deviendrait alors un Palais du Peuple, dans lequel l'art, l'économie et la société se mélangeraient." [ voir "clic sur le lien"  ] vaut le détour, surtout en ce moment alors qu'une bonne centaine de tentes sont dressées dans un désordre joyeux, festif, et presqu'insolent face à une bourse qui n'en finit pas dedégringoler, au gré des humeurs cupides et vagabondes de marchés dont on nous dit qu'ils hésitent, qu'ils retiennent leur souffle, qu'ils prennent leur respiration ou qu'ils manifestent quelque mauvaise humeur, comme s'il s'agissait de personnes douées de raison, de sentiment ou de sensibilité.

Au gré de la promenade et des rencontres improvisées avec ceux qui sont peut-être en train d'écrire l'Histoire pendant que le énième sommet européen réunissant tous les perdants des élections, de la chancelière fédérale alle mande au président de la République française [qui passe pour par garnd-chose dès qu'on s'éloigne des rives de la Seine] en passant par un président du conseil des ministres italiens cmplètement démonétisé, va pour la [n plus unième] fois sauver durablement la situation et dégager des solutions définitives dans la cacophonie générale et le chaos total.

Entre les pseudo-commentaires des envoyés spécieux, euh pardon, spéciaux en poste à Bruxelles, la capitale de nulle part, chargés de mouliner sur le vent généré par la vacuité des communiqués de presses et les propos vaniteux de quelque conseiller proche du pouvoir, on nous impose une pensée unique, totalitaire et univoque qui veut nous faire avaler que la crise, c'est nous, que les déficits, c'est nous, que les problèmes c'est nous. ce soir à la télévision, l'un de ces perroquets sans âme parlait du hiatus entre ces dirigeants européens qui seraient des managers et ces électeurs avec lesquels ils devraient composer ! On est en train de réécrire ce poème de Bertolt Brecht qu'il est bon de rappeler :

Après le soulèvement du 17 juin
Le secrétaire de l'union des écrivains a fait
Distribuer dans l'allée Staline des tracts
Où l'on pouvait lire que le peuple
S'était non sans légèreté aliéné la confiance du gouvernement
Et que c'est en redoublant d'efforts
Qu'il pourrait la reconquérir.
Ne serait-il pas plus que le gouvernement décide
De dissoudre le peuple
Et d'en élire un autre ?

Ces veilleurs qui occupent la place de la Bourse à Amsterdam, au-delà de leur apparence, ne doivent-ils pas être envisagés comme des éclaireurs, ceux qui nous remettent en question, qui nous renvoient une image du monde que nous constuisons, où un Français sur sept est au seuil de pauvreté, où les enfants n'ont plus les moyens de constuire leur avenir, où la concurrence s'exerce entre membres d'une même famille. En tout cas, ils sont autrement sympathiques que les employés de la compagnie de police privée chargée de protéger les intérêts des boursicoteurs et spéculateurs qui n'ont pas le le minimum de dignité d'eux-mêmes pour regarder en face l'objectif de l'appeil photo d'un passant ordinaire [voir l'album en lien].

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article