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pumpernickel

pumpernickel

commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

parlote et papotages

J’en apprends de belles en allant déposer "mon" journal ici et là dans Wissembourg. Tel commerçant déclare qu’il a été l'objet de pressions de la part de la mairie qui trouvait inconvenant qu'il propose un journal qui ne dit pas de bien du pouvoir municipal. Et d’en remettre une louche sur la nouvelle mode de mise en "concurrence", probablement libre et non-faussée, des uns et des autres, au lieu de promouvoir l’entente entre ceux qui sont à l’origine d’une bonne part de l’animation des rues de la commune.
Mais je n'étais pas au bout de mes découvertes. Ayant rendu public ce qui l'était déjà, à savoir la location pour € 250,00 par mois d’un logement, ordinairement réservé au directeur du relais culturel, au directeur d'un cabinet qui se réduit à une personne, me voilà voué aux gémonies. On aurait même envisagé de me faire un procès en diffamation, alors que je n’ai mis en cause ni la probité ni l’honneur des personnes concernées, de même que je n’ai pas prétendu qu’elles avaient un comportement personnel répréhensible pour quelque motif que ce soit. Si on les comprend bien, en s’en prenant à la fonction, on s’en prendrait à la personne. Ce qui revient à avouer qu’ils ont fait du pouvoir un prolongement d’eux-mêmes, ce qui est contraire à l’esprit et à la lettre des textes qui fondent le régime de notre République. Je me suis simplement contenté de dire et d’écrire qu’il y avait un directeur de cabinet de trop, ce que je maintiens. Et j’ai ajouté que cette personne coûte bien cher à la commune sans que l’on sache vraiment à quoi elle sert, ce que je maintiens. Il a fallu toute la persuasion de leurs interlocuteurs pour que nos deux compères, maire et dircab’, renoncent à un projet qui aurait été une véritable catastrophe pour eux. Il suffit de se rappeler 2003, lorsqu’ils n’étaient pas partie prenante du débat politique local, quand l’ancien équipage s’est lancé dans une aventure judiciaire dont l’ancien premier adjoint lui-même me confessa un jour qu’il ne se vantait pas du résultat produit. Mais tout cela, le tandem d’aujourd’hui ne le sait pas, et ne peut pas le savoir puisqu’à l’époque, la destinée de Wissembourg était bien éloignée de ses préoccupations. Il leur a tout de même été fait remarqué qu’ils avaient été bien contents, il y a quatre ans, qu’un certain Pumpernickel se mette en quatre pour leur faire la campagne.
Un peu plus tôt, je devisais avec un lecteur assidu de ce pamphlet trimestriel qui semble à l’origine de bien des tourments dans les hautes sphères de l’administration communale. Où l’on me faisait remarquer que la fermeture du musée Westercamp, maintenant définitive, ou définitivement acquise du fait de l’incapacité de ceux qui décident à écouter les idées des autres, faisait beaucoup de mal à la commune. Que l’installation d’un ascenseur n’était pas aussi onéreuse que l’on voulait le faire croire, par exemple, pour peu que l’on se donne la peine de consulter ici et là.
On en est par la suite revenu à cette mirifique "zone commerciale" dont on aimerait nous faire croire qu’elle est en passe d’être intégralement vendue à quelque "lotisseur" qui louera ensuite ces fameuses "cellules" que la région entière nous envie. En fait, c’est un endroit où il ne fait pas bon exposer du matériel pour peu qu’il ait une certaine valeur marchande, puisque le magasin de cycles, auquel Pumpernickel confie l’entretien de sa flotte de deux-roues, a été victime de cambriolage encore récemment. On imagine le déploiement d’officines de "sécurité" pour mettre cet ensemble disparate de boutiques à peu près hors de portée d'aigrefins en mal de butin.
Pendant ce temps, des pans entiers de la commune sont laissés à l’abandon, la réfection de la mairie [ pour près du double de ce qui avait été avancé, car lors de l’annonce, il avait été dit que la moitié des travaux étaient pris en charge par le défunt "plan de relance", soit € 600 000,00 sur un total d’un million deux cent mille ; au bout du compte, la plaisanterie aura coûté plus d’un million à des finances communes dont l’état réel semble bien moins favorable que les communiqués de satisfaction aimeraient nous le faire croire, mais attendons les démentis ] ne faisant pas illusion et ne concernant, de fait, que peu le quotidien de la plupart des habitants de la commune [ vous avez remarqué, on n’ose plus dire "les Wissembourgeois" de peur de se faire taxer de xénophobie ].
Voilà, on en est là pour l'instant, et comme nous le savons tous, si le pire n'est jamais sûr, on n'en est pas pour autant à l'abri d'une bonne nouvelle. À bientôt pour de nouvelles aventures…

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