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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

quel beau dimanche pour la saison ! – semaine 3

Aujourd’hui, Pumpernickel publie le mot que Georges Ferdermann, l'un de ses amis, avocat des causes soi-disant perdues, défenseurs des recalés et des exclus, toujours soucieux d'avoir un moment pour écouter les autres, a envoyé à Fabienne et Roland à la veille de "l'élection" du maire de Strasbourg. Il choisit d'aborder la situation sous l'angle rarement évoqué, celui de l'inversion du point de vue, comme quand on parle de ce funeste 12 octobre 1492 de notre ère, déjà décrit ici, lorsque les habitants de Guanahani ont découvert, médusés, l’existence de Christophe Colomb, cet aventurier génois en mal de reconnaissance sociale, accompagné d'une bande de soudards et de flibustiers. Cela ne leur a pas porté chance, puisqu’une dizaine d’années plus tard, il n'y restait plus un seul de ces huit millions de Taïnos qui furent remplacés au fil des ans par des millions d'Africains. Avant de passer la parole à Georges, rappelons ce qu'écrivait notre "découvreur d'Amérique" : “ Je dis la merveille de la beauté de cette terre, et de ces arbres où l'on trouve pins et palmiers, et de vastes étendues pastorales : c'est la plus belle chose au monde. [ … ] On y trouve des arbres gracieux et verts, différents de nôtres, couverts par des fleurs et de fruits d’un goût merveilleux, de nombreuses sortes d’oiseaux dont certains avec beaucoup de charme… ” Pour continuer sur les méfaits de Colomb et de ses sbires, on doit aussi rappeler que Colomb et ses nervis instaurèrent le repartimiento [ les colons se répartissaient les Indiens qui étaient marqués au fer rouge avec la marque de l'encomendero ] et l’encomienda [ après avoir été baptisés à la chaîne, les Indiens étaient confiés aux soins d'un conquistador afin qu'il les "évangélise" en leur apprenant à mourir à la tâche pour mériter le Paradis ]. Autant de détails qu’aucuns de nos professeurs d’histoire n’ont jamais eu le temps de nous décrire, mais ce doit être parce qu’ils manquaient de temps.

Mes chers Fabienne et Roland,

À la veille du scrutin qui va déterminer la gouvernance de Strasbourg pour les six ans à venir (Horizon 2020), permettez-moi, au nom des Périphériques, de vous transmettre nos encouragements et de souhaiter le meilleur pour la Ville, sachant que "la victoire" se jouera, de manière presque aléatoire, à quelques voix près.
Que le vainqueur s'adosse aux "forces de progrès" et aux "énergies positives" du "vaincu" pour servir l'essence de notre démocratie, si mise à mal.
N'oublions pas que le "vainqueur" de demain n'aura été légitimé au premier tour que par 11% des majeurs strasbourgeois.

Fidèlement et douloureusement, pour les Périphériques
Georges Yoram Federmann
Psychiatre gymnopédiste
Strasbourg le 26 mars 2014.

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