Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
pumpernickel

pumpernickel

commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

quel beau dimanche pour la saison ! – semaine 6

 Aujourd’hui 27 avril 2014, quarante-cinquième anniversaire de la défaite du général de Gaulle au referendum instituant les régions et "transformant" le Sénat, une seule réponse à deux questions. C'était le temps du "oui-non" giscardien, et l'on s'apprêtait à entrer dans cette période, que nous vivons encore, de scandales, d'affaires [ on se rappelle Aranda, septembre 1972 ], d'arrangements, de prévarication, de prises illégales d'intérêt, d'écoutes téléphoniques illégales [ on se rappelle les micros du Canard, décembre 1973 ], et malheureusement et cetera ! Que chacun s’y retrouve comme il peut !
––––––––––––––––––––
Au fait, quand ce discours a-t-il été prononcé et par qui ?
"Pour nous, ce qui est en cause dans cette affaire, ce sont l’unité de la République, l’unité de nos lois, et la cohérence de notre administration. L’unité de la République ne vivra que si les administrations, pilotées par des collectivités locales, sont inspirées par la déontologie du service public qui est une des forces de notre pays. Les concitoyens ne veulent pas d’une administration politisée. On se lance aujourd’hui dans la séparation des collectivités locales, c’est-à-dire dans l’organisation de leurs rivalités, voire leurs antagonismes, c’est là qu’il y a un danger pour l’unité de la République." Réponse demain.
––––––––––––––––––––

Wissembourg : majorité renouvelée, où le maire reconduit, Christian Gliech, a presque atteint la barre des 40% au second tour, diminue de 25% les indemnités des élus. Il touchera désormais € 1 842,71 par mois, revenant sur le niveau des indemnités de la précédente mandature. Les autres élus indemnisés ont bien entendu emboîté le pas à leur chef de fil, ainsi nommé car il a été élu sur le fil…

C’était l’un des engagements de campagne de Christian Gliech et c’est la première mesure prise par la majorité renouvelée. Mardi soir, le conseil municipal a adopté la réduction de 25% de l’enveloppe globale des indemnités des élus, annulant ainsi ce qui s’était fait auparavant. “ On a considéré que ce n’était pas justifié, explique l’un des adjoints. Les revenus des citoyens sont bloqués, pourquoi ceux des élus ne le seraient-ils pas ? ”

Un coup de pouce au soutien aux associations
L’économie ainsi réalisée se chiffre à plus de € 35 000,00 par an et € 214 558,56 sur la totalité du mandat, manière de compenser pour partie la réduction de la dotation de l’État, a précisé l’adjoint. cette somme sera affectée aux associations, en particulier à celles qui œuvrent en direction des jeunes. C’est une illustration de la nouvelle politique solidaire mise en œuvre par les élus qui ont bien compris l’avertissement des urnes.

Mesure symbolique mais dérisoire pour le représentant de la voix des oubliés, Français de préférence.
Attaquée par le groupuscule nationaliste qui craint qu’à terme, la rémunération des employés municipaux soit remise en cause, la majorité dément. “ On ne va pas demander de baisser les salaires des fonctionnaires, qui sont déjà peu élevés ”, rétorque l’adjoint.

Prochain objectif affiché par la municipalité : la refonte des indemnités kilométriques.
L’opposition est mitigée. “ Nous avions nous-mêmes pris des engagements allant dans la même direction pendant la campagne, néanmoins, nous avons souligné, lors du conseil municipal, le fait que la municipalité aurait fait coup double si elle avait fait le choix de diminuer le nombre d’adjoints. La baisse des indemnités est une mesure symbolique mais dérisoire par rapport aux efforts à faire sur les dépenses de fonctionnement. ”

D’autres maires réduisent les indemnités
Scruté à la loupe, l’exemple wissembourgeois  n’est cependant pas isolé. Crise oblige, plusieurs municipalités fraîchement élues ont également opté pour ce choix, indépendamment des couleurs politiques. C’est ainsi le cas à Grenoble, dirigée par le maire EE-LV-PG, Éric Piolle, à Orthez (Pyrénées-Atlantiques), dirigée par le maire sans étiquette Yves Darrigrand, à Béziers (Hérault) – Robert Ménard, FN, l’a mis à l’ordre du jour de la prochaine séance – ou encore à Valence (Drôme) où le conseil municipal a voté, lundi soir, une diminution de 10% du montant des indemnités, conformément aux engagements du nouveau maire UMP Nicolas Daragon.

Vous venez naturellement de lire le pastiche d'un article paru dans l'édition grenobloise de 20minutes [ clic sur le lien ] qui relate la décision de la nouvelle équipe EELV-PG qui a pris la place des socialistes dans la métropole de l'Isère. Là-bas, on décide de faire vraiment autrement, et surtout, de donner l'exemple. Au passage, le prédécesseur d'Éric Piolle passe pour un guignol, ce qui ne doit pas être la moindre des satisfactions des nouveaux élus.
Innovent-ils ? Pas du tout, puisque l'on se rappelle Evo Morales divisant par deux ses indemnités de président de la République bolivienne. On pourrait imaginer que cet exemple soit suivi, cela donnerait un peu plus de corps à tous ces discours creux, ces déclarations plates, ces proclamations vides qui nous sont assénées à longueur de séances.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article