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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

quel beau lundi pour la saison ! – semaine 6

Au fait, quand ce discours a-t-il été prononcé et par qui ?
"Pour nous, ce qui est en cause dans cette affaire, ce sont l’unité de la République, l’unité de nos lois, et la cohérence de notre administration. L’unité de la République ne vivra que si les administrations, pilotées par des collectivités locales, sont inspirées par la déontologie du service public qui est une des forces de notre pays. Les concitoyens ne veulent pas d’une administration politisée. On se lance aujourd’hui dans la séparation des collectivités locales, c’est-à-dire dans l’organisation de leurs rivalités, voire leurs antagonismes, c’est là qu’il y a un danger pour l’unité de la République."
Il s'agit d'Olivier Guichard, dit "le grand méchant mou", lors du débat parlementaire instituant la décentralisation en 1981 qui prendra effet l’année suivante.

–––––––––––––––––––––
Aujourd’hui, c’est le grand jour : dites "33", enfin, 33 divisé par deux plus un demi, soit 17, le nombre de voix que le Funambule ne doit pas atteindre pour être élu président d’une communauté de communes qu’il convoite avec une insistance, un entêtement et une obstination qui finissent par interroger.
Mais pourquoi ?

Avant de poursuivre, ce proverbe arabe opportunément déniché :
"Fuis les honneurs et l'honneur te suivra ; convoite la mort et la vie te sera donnée."

De deux choses l’une :
– ou bien le Funambule, celui qui croit qu’il a inventé le fil à coupé le beurre, est parvenu à embobiner un nombre suffisant de "chers collègues", en leur disant qu’il disposait déjà des treize voix wissembourgeoises [ ce qui est à sujet à caution, puisque l’on voit mal les trois représentants de l’opposition voter pour celui qui s’est opposé à leur présence au SDEA par exemple ], et en faisant fi de sa situation plus qu’inconfortable puisque, minoritaire à Wissembourg et à Weiler, il n’est là que grâce aux voix d’appoint de la commune dite associée,
– ou dans un sursaut de raison, d’autres diront d’honneur, l’assemblée communautaire se tourne vers une personnalité dont la légitimité ne peut être contestable d’aucune manière, qui aura fait la preuve de son implication au quotidien au service d’une commune, méritant alors la confiance de ses concitoyens, qui se sera pas perdue dans on ne sait quelles aventures électorales hasardeuses, qui n’aura pas été réduite à terminer la précédente mandature en jouant avec les remplaçants du banc de touche ou qui n’aura pas conclu des alliances de circonstance pour sauver les meubles.

Au risque de se répéter, et plaise au Ciel que ces lignes soient lues par quelques conseillers communautaires, comment accepter qu’aucun compte n’ait jamais été rendu personnellement par un premier vice-président qui était chargé de missions aussi importantes que la stratégie globale de développement, la promotion et de la prospection économique, le suivi de l'opération collective de modernisation du commerce et de l'artisanat [ O.C.M. ], la coordination des infrastructures de transports ferrés et de leur synchronisation avec les autres modes de transport, la promotion du tourisme, du développement de l’alsace du nord et de son schéma de cohérence territoriale ? Indépendamment de tout et du reste, là est la seule question à poser, à se poser et à lui poser. Et l’on verrait bien où sont les grandes phrases et les développements filandreux auxquels il nous a accoutumés.

L’exemple de Soultz-sous-Forêts devrait être médité. On a là-bas un maire qui a passé un mandat complet au service quasi-exclusif de la commune. Il n’a cherché ni un destin régional [ en avait-il besoin puisque, ancien conseiller régional, il connaît les difficultés de l’élu siégeant au sein de la minorité ] ni à faire la leçon a ses collègues en les prenant de haut, en la ramenant, en faisant la leçon à tout le monde. Finalement, et sans rien avoir renié de ses engagements personnels [ il est membre du parti socialiste, et ne s’en est pas caché, ce qui, par les temps qui courent, demande un certain courage ], il a été réélu, au premier tour, avec les trois quarts des voix. On connaît de plus beaux désaveux !
Et c’est nanti de cette légitimité incontestable qu’il a pu briguer une présidence de communauté de communes alors que les rivalités sont encore à fleur de peau.
Avec quatre vice-présidents, on ne peut pas dire que le nouvel exécutif exagère dans la distribution des hochets, d’autant que, nous apprend la presse, le premier-vice-président est l’adversaire malheureux du nouvel élu, à qui, ce dernier va reverser une part de ses indemnités au titre des représentations dont il aura la charge. Le maire de Soultz-sous-Forêts, à qui Pumpernickel adresse ses félicitations pour la manière dont il s’installe dans le paysage, fait simplement preuve d’intelligence en se rappelant que c’est d’abord le fort qui doit faire des concessions car il ne fait jamais mettre le faible dans une situation où il a le sentiment d’avoir perdu la face.

Transposé à Wissembourg, cela nous amènerait à bien autre chose que ce que nous connaissons, ce qui sera vraisemblablement le sujet d’une autre chronique.

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