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pumpernickel

pumpernickel

commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

quel beau mardi pour la saison !

Aujourd'hui, on arrive au terme de ces négociations qui devraient permettre de clarifier la situation politique. Il est plus que probable que c'est une triangulaire qui nous sera proposée dimanche prochain, la configuration la plus défavorable au sortant qui a manifestement perdu tout sens de la mesure en envoyant tous azimuts un courrier à ses "amis" de facebook dans lequel il utilise une rhétorique qui ne donne pas une image très favorable de sa personne. C'est dommage, car chacun sait que c'est dans l'adversité que les personnalités se révèlent, et là, on est servi.
Pumpernickel, qui en a été destinataire, a droit à un paragraphe particulièrement courtois qu'il aurait pu livrer à votre réflexion, fautes d'orthographe comprises, mais cela n'aurait fait qu'ajouter de la polémique au désordre déjà créé, ce qui est parfaitement inutile.
Plus généralement, se pose la question de cette insupportable personnalisation du pouvoir, née d'un système de représentation brutal qui contraint tant les électeurs que les responsables politiques à trancher dans le vif, en espérant que ce soit dans celui des autres.

Imaginons qu'il n'y ait qu'un tour et que les sièges soient distribués à la proportionnelle : le maire sortant obtiendrait 10 sièges, la liste Krieger en aurait 5, la liste Motsch 4, la liste Tyburn 7, et le national-frontiste 3. Qui peut prétendre qu'une coalition s'articulant sur un programme de mandature signé par chacune des listes participantes ne serait pas viable ? Peut-on faire remarquer que c'est ce qui se passe dans la grande majorité des pays européens dont on ne peut pas dire qu'ils sont moins mal gouvernés que le nôtre. À la place, on assiste à des réunions discrètes qui entretiennent le sentiment que les responsables s'entendent entre eux, loin des préoccupations de ceux qu'ils prétendent administrer. Cela apporte incontestablement de l'eau au moulin des tenants de la "préférence nationale" [ c'est le nouveau substantif qui sert à désigner la xénophobie ] puisque l'on devrait avoir, dimanche prochain une répartition des sièges totalement irréaliste avec 22 sièges pour une liste Tyburn née d'une fusion partielle, 5 sièges pour le maire sortant et 2 pour le national-frontiste qui sera, en fait et paradoxalement, celui qui tire le mieux son épingle du jeu. Sans oublier que la liste gagnante, bien que ne représentant qu'un peu moins d'un quart des exprimés, et 14% des inscrits, aura plus de trois quarts des sièges. Cela doit être rappelé, car il faut rester à distance de l'image déformée qui sort des urnes, et qui n'est en aucun cas conforme à la réalité de la situation.
Aujourd'hui, si ceux qui s'apprêtent à devenir, pour six ans, les locataires provisoires de la maison commune n'y prennent garde, on va se mettre en route vers une nouvelle fragmentation de la société avec les "pour" et les "contre", quand nous devrions être "avec". La responsabilité de la constitution d'un front appelé "TSG" revient sans doute à celui qui n'a pas pris, malgré les innombrables mises en garde, la mesure des responsabilités qui lui étaient confiées ; est-ce pour autant une raison pour se focaliser sur la défaite espérée par la majorité des Wissembourgeois en laissant de côté le projet qui doit être porté par la nouvelle équipe ? Les premières semaines sauront nous montrer si les leçons ont été retenues et qu'une nouvelle ère est à l'ordre du jour.
Aujourd'hui, curieusement, tout se décide quasiment en-dehors de nous, et nous ne serons convoqués que pour entériner une entente conclue dans des termes qui nous échappent.

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