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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

quel beau mardi pour la saison ! – semaine 2

"Réélu de justesse au second tour dimanche…"
Oui, c’est le moins que l’on puisse dire : 20% perte de voix à Wissembourg par rapport à 2008, une "victoire" à 39% des exprimés alors qu’on était à un peu plus de 50% en 2008, un écart global de 28 voix quand il y en avait 31 il y a six ans, qui peut prétendre que tout va très bien, que ça n’a jamais été aussi bien, et que la démonstration que le sortant est vraiment le plus fort a été faite ?
On rappellera pour mémoire que nous avons déjà eu un maire "relativement majoritaire", c’était en 1989, il avait obtenu 45% des voix au premier tour et 45% des voix au second tour, bénéficiant du maintien des listes concurrentes, Weigel [ centre-gauche ], Gliech [ socialiste ] et Keller [ Wissembourg en vert ] qui avaient conservé, chacune, leur pourcentage d’un tour à l’autre. À l’époque, il n’était même pas question de fusion, la liste Gliech arrivée derrière la liste Weigel réclamant la tête de la liste fusionnée ; quant aux écologistes, candidature de témoignage, il avait été décidé de se maintenir si les conditions le permettaient. Rétrospectivement, cette construction crispée, articulée sur une prétendue pureté idéologique, a été une faute majeure, puisqu’elle nous a valu trois mandats dramatiques durant lesquels une grande part des actuels conseillers majoritaires, à commencer par le maire lui-même, ont été d’une discrétion de violette, certes pour des raisons qui leur appartiennent, mais on ne les a pas beaucoup vus, ni beaucoup entendus, et encore moins lus. On ne dira rien de ceux qui, après avoir servi l’un, servent l’autre, chacun ayant bien le droit de s’arranger avec sa conscience.
On aurait pu penser que, tirant les leçons de l’expérience, les protagonistes aient médité sur leur responsabilité et que, mettant à l’écart on ne sait quel orgueil, ils fassent le choix du compromis, comme cela se fait dans toutes les démocraties évoluées. C’était pratiquement acquis dimanche, sûrement perfectible dans l’application [ mais il aurait fallu négocier ], mais, un inexplicable retournement de situation a amené une liste à se retirer de la coalition. La question est maintenant sur toutes les lèvres : quel est donc cet élément qui a amené Monsieur A. Krieger à faire cavalier seul, tout en relayant le prêt à parler du sortant, à savoir qu’en cas d’élection de Monsieur J.-M. Tyburn, ce serait Monsieur P. Bertrand qui se ferait élire maire ? On reste perplexe quant à la similitude des formulations, leur synchronisation dans leur mise sur le marché de la rumeur, l’insistance avec laquelle tout cela a été mis en musique. Sont venus ensuite ces réunions discrètes, ces conciliabules de conspirateurs, ces pourparlers de quarterons de comploteurs au cours desquels on se la jouait "conjuré", histoire de se donner un peu d’importance.
Vient maintenant l’autre question, celle de toute intrigue, même la plus minable en l’occurrence, à qui profite le crime ? Poser la question, c’est évidemment y répondre, les résultats n’étant d’ailleurs pas au niveau des espérances de Monsieur le relativement majoritaire, on a cru le comprendre.
Faut-il tenir rigueur à Monsieur A. Krieger dont on espère qu’il n’a été que la variable d’ajustement d’une manœuvre assez médiocre sur le fond ? Probablement pas, sauf si l’on doit constater qu’il se rapproche de cette majorité étriquée qui, avec 39% des voix rafle 72% des sièges.

Vient ensuite tout le reste, ce fatras de bonnes intentions, de promesses inconsistantes, de résolutions rituelles et de serments de circonstances.
Que veut dire "pacifier la cité", sinon reconnaître qu’il y règne un climat éprouvant, dont la responsabilité revient par nature à ceux qui l’administrent. ? Heureusement qu’il n’a pas dit qu’il voulait "normaliser la situation", car là, on aurait commencé à trembler. Cette velléité de pacificateur est malheureusement démentie quand on ramène ses concurrents à des ambitieux, ce qui n’est évidemment pas le cas du relativement majoritaire, tout le monde l’a compris.
Quelle est donc cette prétention de revendication de libération de la parole ? Comme si, en septembre 1995, lors de la parution du numéro 1 de Pumpernickel, on avait attendu le feu vert  de cette sorte de chevalier blanc qui s’attribue mérites et qualités au-delà du vraisemblable ?
Que veut dire ce moment d’émotion sur un "profil" de soi-disant réseau soi-disant social, qualifié de réaction humaine, vivement retiré [ et ce n'est pas parce qu'il a été retiré qu'il n'a pas été publié… ], dans lequel on met tout le monde dans le même sac, prêtant à un adversaire quasi nommément désigné, et traité de "grand penseur de l'humanité alors qu'il n'est que le plus grand frustré de la ville" [ exquise amabilité, tout en mesure et en délicatesse ] des fonctions dont il ignore la signification en assortissant la salve d’une remarque méprisante, hautaine et condescendante ? Car pour ce qui est d’encaisser, Pumpernickel a quelques coups d’avance, c’est le moins que l’on puisse dire !

Quant à ce fameux bilan qui n’aurait été contesté par personne, on rappellera les recours contre ZAC et PLU, et les infortunes municipales dans ces aventures judiciaires, de même que l’attentisme qui prévaut au musée Westercamp ou le reniement, dès juin 2008, sur le palais Stanislas, des bricoles en quelque sorte.

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