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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

quel beau mardi pour la saison ! – semaine 4

Voilà une information qui va faire plaisir à notre nouvelle huitième adjointe, qui s’occuperait de la communication [ en français normal, ça s’appelle propagande ] et de la promotion de la ville [ auprès de qui pour quoi faire ? ].
L’action se déroule en "Grande Région", cet ensemble interrégional et transfrontalier qui regroupe Lorrains, Sarrois, Luxembourgeois des deux côtés de la frontière [ puisqu’il y a un Luxembourg belge ] et Palatins, excusez du peu. Plus précisément, nous sommes à Beckerich, une commune qui n’est pas une inconnue pour les lecteurs de ce blog, puisqu’on en a parlé … en septembre 2008, en janvier 2009 et avril 2009. C’est une commune où le maire pratique une politique ouverte, décontractée, respectueuse des diversités d’opinions et où l’on suscite le regroupement des habitants au sein de coopératives. Toute ressemblance avec un chef-lieu de canton futur ex-chef-lieu d’arrondissement relèverait de la méprise.

Que se passe-t-il donc là-bas ? Figurez-vous que ces hurluberlus ont mis en place … une monnaie locale ! Non, mais allo, quoi, comme dirait l’autre dinde, non, mais on est où là, c’est quoi ce cirque ? Une quoi ? Ouarf !, Ouarf !, Ouarf !, comme ricanerait l’ancien adjoint à la prospective, celui qui a invité un entomologiste pour nous expliquer à quoi ressemblerait Wissembourg en 2050, vous vous rappelez ?, une monnaie de singe en quelque sorte, un truc de ouf qui ne veut rien dire et qui ne sert à rien. La preuve ? Celle qui en avait fait un différenciateur lors de la dernière campagne électorale n’a même pas été capable d’expliquer comment ça fonctionne [ à la satisfaction générale partout où ça a été mis en place, ndlr ]. Ouarf !, Ouarf !, Ouarf ! Ah oui, c’est vrai, elle avait d’abord dit qu’elle confierait la mise en place de ce projet à l’un de ses colistiers, car elle ne se sentait pas de taille à investir tous les sujets, mais, ça, personne n’a voulu l’entendre, on comprend.
Et surtout notre nouvelle huitième adjointe qui, lorsqu’on lui a proposé, il y a deux ou trois ans, de présenter le concept de monnaie complémentaire devant l’association de commerçants qu’elle présidait, a répondu, très inspirée, que ça ne l’intéressait pas puisque l’on allait mettre en place une carte de fidélité. Ça, c’était le signe qu’elle avait tout compris.

Et maintenant les faits, qui sont têtus, surtout face à ces incrédules impénitents qui iraient jusqu’à casser les montres parce que ce sont des boussoles qui ne fonctionnent pas. Il suffit de lire "L’essentiel", l’édition luxembourgeoise de 20minutes, du 15 avril 2014 :
Depuis l'introduction du Beki il y a plus de 15 mois dans le canton de Redange, le nombre d'utilisateurs de la monnaie locale a grimpé. Les entreprises aussi se prennent au jeu. La monnaie locale a trouvé sa place ! Près de 200 000 euros grâce à 160 000 billets imprimés sont en circulation, selon Max Hilbert, coordinateur à l'ASBL De Kär, qui gère le Beki.
[ Pourquoi "Le Kär" ? "Kär" comporte les initiales du Canton de Rédange (Kanton Réiden), le Kär (la graine ou le noyau) est le symbole du renouveau, de la croissance et de l’attachement à notre région rurale, les membres du Kär peuvent être considérés comme le noyau, comme l’origine du Beki ]
Un don de 2 606,61 Bekis, soit 2 606,61 euros, sera remis à quatre organismes. Le Beki vaut autant que l'euro, mais ne peut être utilisé que dans les commerces de la région. Cette mesure vise à stimuler l'économie locale. Et cela fonctionne, rappelle Hilbert : "Une enquête a révélé que ceux qui utilisent le Beki vont acheter plus souvent dans les entreprises de la région. En général, les utilisateurs font plus attention à l'endroit où ils achètent."
Lorsqu'un Beki est rechangé en euro par une entreprise ou une association partenaire, 5% restent dans la région, répartis entre De Kär et une bonne cause. "Le Beki ne doit pas être immédiatement converti, mais les entreprises le font". Actuellement, il y a 61 entreprises et 10 associations qui acceptent cette monnaie. Le nombre de membres de l'ASBL est passé de 290 l'an dernier à 370. Une pénurie de Bekis imprimés, c'est arrivé une fois. "– On avait de la chance que certains ont été échangés de nouveau", explique Max Hilbert. Le nombre de billets en circulation devrait être assez important, au moins jusqu'au milieu de l'année prochaine. Ensuite, les billets actuels auront expiré et seront imprimés à nouveau. Le Beki est disponible en billets de 1, 2, 5, 10, 20 et 50. Il a un filigrane, un sceau de sécurité et un numéro de série, presque comme une véritable monnaie. S'il est plus proche d'un coupon que d'une devise, expliquait Hilbert au lancement de la monnaie, il est tout aussi bon pour l'économie régionale.
Le Beki-don se déroulera le 16 avril, à 18h45, au centre Camille Ney d'Ell, organisé par quatre associations: Atert Lycée Réiden (projet étudiant), le centre Roger Thelen (autisme au Luxembourg), De Kär et Ob der Schock (Atelier protégé).
JM / L'essentiel

Il faut dire qu’ils exagèrent ces Luxembourgeois, parce qu’il s’agit de récidivistes. Ainsi, dans le même journal, le 2 juillet 2013, on nous donnait des nouvelles du Beki :
REDANGE - Six mois après son lancement, la monnaie locale Beki prend son envol et ne demande qu’à mûrir.
"Je l’ai utilisée dès son lancement. Je fais mes courses avec au Pall Center, j’achète de la quincaillerie, un peu de vêtements… Je veux consommer localement pour que la région se développe". Jean-Marie est un adepte du Beki, la monnaie régionale du canton de Redange, introduite depuis début 2013.
Ils sont 330 membres dont une soixantaine de commerçants et associations à jouer le jeu orchestré par De Kär. L’objectif de l’ASBL est de soutenir l’économie locale avec la circulation d’une monnaie uniquement échangeable dans le canton. La valeur des Bekis est équivalente à celle des euros.
"Autour de 80 000 Bekis ont été mis en circulation et 31 000 ont été échangés contre des euros (NDLR : 5% sont alors prélevés, dont 3% vont à des projets sociaux et 2% à l’ASBL)", compte Max Hilbert, coordinateur du projet. À Redange, Christiane Majerus, gérante d’une boutique de vêtements, recevait environ 200 Bekis par semaine au départ. "C’est retombé, mais on les utilise beaucoup entre commerçants", dit-elle.
Les billets sont pour l’instant à retirer dans une dizaine d’agences bancaires. "Les gens qui travaillent ne peuvent s’y rendre pendant les heures d’ouverture", constate Max Hilbert. De Kär vient de proposer qu’après une commande, on puisse les retirer en soirée à l’ASBL ou auprès du receveur de la commune de Beckerich. "À partir de 300 Bekis échangés par mois, nous allons aussi livrer à domicile", explique le coordinateur. Pour la suite, l’ASBL espère inciter les petits producteurs locaux à s’inscrire dans le projet.
Mathieu Vacon

Ça commence à devenir franchement énervant, ces gens qui semblent être contents avec un truc dont les mecs qui se prennent au sérieux sont sûrs que ce n’est pas vrai, que ça ne peut pas marcher parce que ce n’est mû par le profit, la cupidité et l’enrichissement personnel au détriment des autres. Heureusement, il y a des sceptiques, et c’est encore L’Essentiel qui nous en fait part, mais, c’est dommage pour les incrédules, c’était il y a presque un an et demi, quelques semaines après le lancement de cette monnaie complémentaire, le 6 février 2013 :

REDANGE-SUR-ATTERT - Lancé le 1er janvier dernier, le Beki, monnaie régionale du canton de Beckerich, s'installe mais ne fait pas encore l'unanimité
"L'ASBL De Kär, dont il faut faire partie pour utiliser le Beki, a 284 membres, dont 48 entreprises, cinq associations et trois communes", compte Max Hilbert, coordinateur. "Sur 200 000 Bekis imprimés, 40 000 sont sur le marché".
Dans l'épicerie de Redange-sur-Attert, la devise a été vite adoptée. "Nous avons de deux à cinq clients par jour qui paient en Bekis. D'autres demandent qu'on leur rende la monnaie en Bekis ou s'informent sur le fonctionnement", raconte Lotty, patronne de l'épicerie Réidener Spënnchen et présidente de l'union commerciale de Redange-sur-Attert. L'une des clientes, Eva, trouve que "c'est une très bonne idée cette monnaie, même si je ne l'utilise pas encore. Au lieu d'offrir des euros, on peut offrir des Bekis. C'est un projet marrant !".
Tout le monde n'est pas du même avis. La boulangère de chez Fischer explique que, pour une entreprise nationale, une monnaie régionale n'a pas vraiment de sens. "En privé, je n'utilise pas le Beki, déjà qu'on est passé à l'euro ! Une monnaie suffit".
Dans le restaurant-café The New Relais Postal, on n'est pas convaincu non plus. "Pour l'instant, on ne peut payer dans aucun dépositaire de boissons avec le Beki, Et le change vers l'euro coûte 5% !" [ ce qui correspond aux frais engendrés par la présence d’un terminal de carte bancaire, et là, personne ne râle ], explique un employé, Paulus.
Un habitant d'Hostert, Marc, trouve l'idée géniale. "La monnaie a des effets positifs sur l'économie du canton : acheter régional, c'est aussi un signe de solidarité".
Chloé Murat

Ah oui, le 1er janvier 2013, c’était le lancement de cette monaie complémentaire qui fonctionne sur le même modèle que le Chiemgauer, l’un des pionniers, et dès le 21 décembre 2012, L’Essentiel nous mettait au courant :
Monnaie régionale 21 décembre 2012, le Beki, monnaie courante au 1er janvier
BECKERICH - En janvier, la monnaie régionale du canton de Redange, le Beki, sera introduite.
"Beaucoup de gens m'ont aidé à préparer le lancement du projet" explique Max Hilbert, coordinateur du projet qui a permis le Beki.
"Une quarantaine de commerces ainsi que 120 personnes privées sont déjà devenues membres de l'ASBL de Kär pour pouvoir accéder au Beki en janvier", explique Max Hilbert, coordinateur du projet. La cotisation annuelle sera de 10 euros pour une personne privée, 5 euros pour les élèves et étudiants, 100 euros pour les commerces et 25 euros pour les associations.
La monnaie régionale, qui a vocation à relancer l'économie locale, sera accessible à tous, mais ne pourra être dépensée que dans le canton de Redange, qui compte dix communes et 16 000 habitants. Neuf agences de quatre banques différentes (Raiffeisen, Spuerkeess, BIL et BGL) participent au projet. C'est dans ces banques que les membres de l'ASBL pourront retirer ou échanger des Bekis.
Un Beki équivaut à un euro, "pour que le calcul soit facile pour les utilisateurs", ajoute Max Hilbert. Seuls des billets, de un, deux, cinq, dix, vingt et cinquante existeront. "Les montants derrière le zéro pourront être payés en euros", souligne Max et de préciser : "Juridiquement parlant, le Beki est un bon d'achat".
Pour l'instant, 28 000 billets Bekis, pour une valeur de 200 000 euros, ont été commandés à l'imprimerie Faber de Mersch. Quelques précautions ont été prises pour empêcher la falsification des billets. "D'une part, ils ne sont valables que trois ans. Ensuite, il y a des éléments en filigrane plus un bandeau de vernis non imitable et un numéro de série aléatoire".
Chloé Murat

On comprend mieux pourquoi il faut se moquer de celles et ceux qui veulent par un moyen simple, bon marché et respectueux de la vie privée [ ce que n’est pas la carte de fidélité informatisée ] promouvoir le commerce et recentrer l’activité sur leur lieu de vie. Les autres sont-ils si bêtes qu’ils se contentent de quelque chose qui satisfait tout le monde ? Ou bien ceux qui s’obstinent à considérer avec mépris et condescendance quelque chose qu’ils feraient mieux d’étudier de près sont-ils complètement à côté de la plaque, accrochés aux vieilles recettes, aux vieilles lunes, aux vieilles idées. Ne sont-ils pas tout simplement vieux ? Mais on sent qu'ils rient déjà moins fort.

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