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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

quel beau mercredi pour la saison !

Aujourd'hui, on connaît les quatre personnalités qui prétendent conduire la destinée de la commune pour les six années à venir.
Balayons d'abord le dernier de la liste, le national-frontiste, qui affecte de se retirer sur son Aventin pour observer, goguenard, l'agitation qui prévaut chez ses adversaires.
Parmi les trois autres, on peut s’interroger sur les motivations d’un André Krieger qui avait dit et répété qu’il ne se maintiendrait que s’il avait des chances sérieuses de l’emporter et qui, semble-t-il au dernier moment, décide de faire volte-face en déposant sa liste. Les raisons invoquées sont sans doute justes et légitimes, mais sont-elles vraisemblables ? Quelles sont donc cette dynamique et cette rage constructive qui sont invoquées alors que les résultats ne sont pas à la hauteur des espoirs, compte tenu des moyens engagés ?
[ à ce propos, on est toujours étonné quand on fait le rapport entre les sommes dépensées et le nombre d’électeurs convaincus : c’est rarement en faveur des plus prodigues… ]
On en reste interdit de perplexité, surtout si l’on sait qu’un accord, sans doute perfectible, avait été conclu entre la liste de Jean-Max Tyburn et celle d’André Krieger.
La fusion entre les deux autres listes qui s’opposent à celle du maire sortant n’avait pas été prévue par Pumpernickel, qui fait amende honorable. Soit dit en passant, il n’avait rien vu de ce qui s’est déroulé ces derniers jours, et s’abstiendra donc de toute leçon à qui que ce soit. Selon ce que l’on peut en lire, des assurances ont été données à la liste de Michèle Motsch pour que des points qu’elle considère essentiels de son programme [ il serait intéressant de savoir lesquels ] soient pris en compte par la liste qui reste largement majoritaire au sein de la majorité. Nous verrons bien au fil des mois ce qu’il en est, mais gageons, pour une fois, que les leçons du passé auront été comprises, en particulier sur ce qu’il convient de ne pas faire, on pense à la méthode naturellement.
Quant au sortant, il a sûrement beaucoup de soucis à se faire. Minoritaire dans "sa ville", il peine à obtenir un résultat convenable à Altenstadt.
[ il comptait beaucoup sur la commune associée pour distancer ses adversaires, il parlait même de 60% ; ce n’est pas sans rappeler ces quelques vers :
"…
Il tenait Wellington acculé sur un bois.
Sa lunette à la main, il observait parfois
Le centre du combat, point obscur où tressaille
La mêlée, effroyable et vivante broussaille,
Et parfois l'horizon, sombre comme la mer.
Soudain, joyeux, il dit : Grouchy ! - C'était Blücher.
L'espoir changea de camp, le combat changea d'âme,
La mêlée en hurlant grandit comme une flamme.
…"]
Bref, ces mauvais résultats, bien en-deçà de ceux qui étaient escomptés, et là encore compte tenu des moyens engagés, expliquent sans doute cette incroyable nervosité qui conduit un maire à s’abandonner à la surenchère polémique en véhiculant la rumeur, en attaquant nommément, en prenant à partie, puis, se rendant compte de l’effet désastreux de ses propos excessifs, demande pardon à ceux qu’ils auraient, involontairement blessés, écornant au passage celui qui dirait du mal de lui depuis six ans.
[ pour mémoire, s’il est réel que Pumpernickel a marqué sa différence puis son opposition, cela ne s’est fait qu’après une période d’un peu plus d’un an, alors que nous pensions tous que ça allait être ensemble et surtout autrement ; j’en veux pour preuve la présence du maire et de quelques membres du conseil municipal à la fête du début septembre en 2008 et en 2009 ; dois-je ajouter que nos dernières conversations remontent à fin mars 2011, au lendemain de la déroute à l’élection cantonale ]
En préférant l’outrance à l’introspection, en se gargarisant de réussites qui si elles étaient incontestables auraient sans doute réuni, dès le premier tour, la majorité de nos concitoyens, en proférant menaces et invectives, le maire ne rend service ni à ses amis, ni à sa cause, ni à la ville au bien de laquelle il dit consacrer l’essentiel de son énergie. On en est quand même, ce mercredi, à se demander pour qui sera la prochaine salve, alors qu’il eût été plus expédient que l’on fît son examen de conscience, en toute humilité, simplicité et modestie.
On ne dira toujours rien de cette deuxième savoureuse missive envoyée tous azimuts à de soi-disant amis qui démontre, s'il le fallait encore, que l'on est installé dans le déraisonnable.

p.s. : preuve que les commentaires sont les bienvenus, et alors que pour des raisons personnelles le blog de Pumpernickel avait été mis en sommeil, il enregistre ces derniers temps une fréquentation surprenante, ce qui n'est pas sans faire plaisir à son rédacteur. Que tous les lecteurs, sans exception aucune, soient ici remerciés.

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Régis Hulot 28/03/2014 10:07


 


Bernard, dans son commentaire, pose des questions tout à fait pertinentes qui me ramènent au thème de l'exercice de la démocratie.
Peu au fait de ce qui s'est passé ces dernières heures à Wissembourg, je ne peux que parler, à titre d'exemple, de ce qui s'est passé pour la liste sur laquelle j'ai eu l'honneur - car c'est un
honneur d'être appelé à se mettre au service des autres - d'être présent.


Au soir du premier tour, obtenant plus de 5% des voix, nous avons été contactés par la liste de gauche (sans commentaire sur ce terme) arrivée en tête, puis par la liste EELV arrivée en seconde
position, dans le but d'une fusion au second tour. Aux uns comme aux autres, nous avons demandé l'application préalable d'un certain nombre de principes (fondés sur le concept
d'éco-socialisme) : respect absolu de la proportionnelle entre organisations au sein de la liste éventuellement fusionnée, liberté de vote au sein de la future majorité municipale, ainsi
qu'un engagement sur les "premiers m3 d'eau gratuits", la re-municipalisation des services publics, le mise en place des transports en commun gratuits, et le refus ferme et définitif du transfert
à Notre-Dame-des-Landes d'un aéroport qui n'a pas de raisons d'être déplacé – vous savez maintenant où je me présentais, et sur quelle liste. Évidemment, les contacts informels pris par téléphone
ou entre deux portes se font de personne à personne, et les conversations, s'il y en a, ne concernent que peu de gens, mais il fut également précisé à nos interlocuteurs que l'ensemble des 65
colistiers, appartenant globalement à trois mouvements politiques, se réuniraient le lundi soir pour décider de l'attitude à adopter. Et à la majorité des 2/3, afin de gommer la domination
arithmétique exercée par l'un des partenaires. Je dois ajouter que ce mode de fonctionnement que nous voulions tous démocratique dans la forme et dans l'esprit, avait été déterminé bien avant le
scrutin, et faisait l’objet d'un protocole qui était la loi interne de chacun des partenaires, mais aussi la loi des partenaires entre eux.


Et c'est ainsi qu'il fut procédé : le lundi soir à 19 heures, chaque organisation a réuni ses troupes pour analyser le scrutin et harmoniser sa position, puis, en séance plénière, les
colistiers se sont exprimés à titre individuel ou au nom de leur organisation, une analyse de la situation a permis à chacun de faire part de ses objectifs et de ses souhaits, et un vote a suivi,
déterminant la position pour le second tour.


 


Pas question pour moi de donner ici des leçons aux uns ou aux autres. Ce qui est vrai ici peut être tout à fait faux ailleurs – vérité en-deçà des Pyrénées, erreur au-delà. Il n'en reste pas
moins que l'application aujourd'hui des principes d'une démocratie vivante et exigeante demeure le meilleur garant de la pérennité d'une bonne pratique. Mais l'exercice est difficile, et c'est
pour cette raison que ceux qui doivent le pratiquer ont besoin de l'aide et de l'engagement de tous – ce qui n'est pas le cas quand plus du tiers de la population reste chez elle un jour de vote.

Un Wissrmbourgeois 26/03/2014 20:24


Vous écrivez que les commentaires sont les bienvenus. Je ne vois pourtant pas celui que j'ai posté hier apparaitre sur votre site. Étrange lorsque l'on critique le mode de gestion de la ville pas
assez transparent et démocratique...

Régis Hulot 26/03/2014 19:34


Merci d'avoir cité Hugo, qui a élevé l'alexandrin épique aux plus hauts sommets.


Pour le reste, il semble bien qu'il soit difficile de faire de la politique, c'est à dire d'en rester au domaine des idées et des engagements, des projets et de la détermination des moyens pour y
parvenir. Il faut dire aussi que trop souvent ceux qui se croient un destin oublient que la démocratie est un exercice bien compliqué à pratiquer, et encore plus à partager.


Bon courage.

Bernard 26/03/2014 11:21


Mr pumpernickel,


tout ce que vous dites est juste mais neamoins revenons á la fusion Motsch +Tybern


comment justifier que Mme MOtSCH recoit un poste d adjointe? une mesirable place de conseiller pour son 1 er adjoint? comment se fait il  qu un accord soit conclut sans l avis de ses
colistiers ? c est quoi cette fusion avec un Mr qu il avait a l epoque licencie et revenir vers lui pour soit disant battre Gliech .


elle a pas des rapports á rendre á ses colistiers? , au 15% des gens qui ont vote pour elle?


comment se fait il qu elle rencontre Tybern en secret sans dire rien á ses colistiers?


comment accepter un poste et sacrifier ses gens qui ont travailler pour elle? la aussi , elle doit repondre car certe elle 4 places chez tybern mais elle fera quoi avec le reste de sa liste?
voteront pour elle? non .


Serait il pas judicieux de se retirer et laisser les trois liste ou 4 listes entre elles et que le meilleurs gagne comme toute democratie.