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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

quel beau mercredi pour la saison ! – semaine 2

Aujourd’hui, c’est la tournée du patron dans un "salon de thé, café, resto" de la ville : on y arrosait l’élection du maire … de Woerth, au premier tour, avec 55% des voix, de quoi faire rêver n’importe quel relativement majoritaire et distancé dans la commune principale dont il a les rênes. Cela n’empêche d’aller lever le coude et de saluer probablement chaleureusement ce nouveau "cher collègue" qui sera sans doute invité à honorer de sa présence les prochaines réunions organisées à Wissembourg.

Aujourd’hui, on refait le match, reprochant aux uns de ne pas l’être assez après avoir critiqué les autres de l’être trop ! C’est en fait assez amusant.
Alors que tout le monde prêche le compromis, sans compromission, en s’en prenant à ces intransigeants qui, refusant toute discussion, se coupent des réalités, occupés qu’ils sont à la critique systématique, on en veut à celle qui se serait alliée avec le diable, l’ancien maire en l’occurrence, alors qu’elle aurait passé six ans à le critiquer. En creusant un peu, la critique n’est pas venue d’elle directement, "– mais si ce n’est toi, c’est donc ton frère !", et de toute manière, peu importe, puisqu’il faut alimenter, à tout prix, et surtout au-delà du raisonnable, cette rumeur, qui va devenir, envers et contre toute évidence, une vérité : Madame M. Motsch a une querelle à vider avec Monsieur P. Bertrand et Monsieur J.-M. Tyburn, individu dépourvu de personnalité, n’est qu’un prête-nom de l’ancien maire.
Bien entendu, on n’oublie pas d’ajouter que celui qui a eu du courage, et pour qui on aurait voté si on habitait Wissembourg, c’est Monsieur A. Krieger, qui a eu le cran de se maintenir, assurant par là une part non négligeable de la reconduction de celui que nous appellerons désormais "le Funambule", chef de file des funambulistes, puisqu’ils ont été réélus sur un fil.

Aujourd’hui, et hier, on entend beaucoup de justification d’un vote blanc ou nul, "– … parce que, tu comprends, on ne s’en sortait plus, avec tout ce que l’on entendait !" Il faut toujours regarder les faits, même ceux qui passeraient pour les plus insignifiants. Il y a 24 blancs et nuls de plus qu’au premier tour, alors que les votants sont une centaine de plus, on voit que les consignes venant des différents groupes auxquels le funambule a tenu à rendre hommage lors de sa prestation de la semaine dernière ont été suivies. J’en connais déjà quelques-uns qui se demandent s’ils ont fait le bon choix, en accréditant ce qui a été décrit plus haut et qui circulait en ville, alimenté par les deux sources qui y avaient intérêt. Oui, c’est vrai, car, en imaginant que ces 24 aient été les victimes involontaires d’une intoxication ou d’une manipulation, la différence se réduit à 4 ! Quand on vous disait que le compte à rebours était commencé !

Aujourd’hui, on peine à rencontrer quelqu’un qui vous dise qu’il ou elle a voté funambule, et on se demande bien pourquoi. Bien qu’il soit tout de même compréhensible que l’on ait un peu de mal à être "gai et content, à marcher triomphant, le cœur à l'aise, sans hésiter car on a pu fêter, voir et complimenter" un funambule en deuxième position dans une ville qui n’est plus la sienne ! Les lendemains d’élections se ressemblent, et c’est bien normal.

p.s. : merci à Lucien Delormel et Léon Garnier pour leur contribution involontaire à cette chronique ; il y a en effet entre guillemets une adaptation du refrains de la chanson bien connue "En revenant de la revue" créée par Paulus à la Scala à Paris en mai 1886 dont les paroles sont une satire de la petite-bourgeoise séduite par le général Boulanger, racontant un pique-nique patriotique virant à la bacchanale.

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