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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

quel beau samedi pour la saison ! – semaine 3

Aujourd’hui, nous ne ne faisons que parler de ces vainqueurs qui rasent les murs ou posent, empruntés, dans des attitudes auxquelles ils peinent eux-mêmes à croire. C'est amusant de constater que tout est comme avant, et que les belles résolutions d'hier, sur ces fameuses interrogations que l'on aurait entendu monter des urnes allaient trouver des réponses forcément pertinentes, restent sans écho aucun. Tout se passe même pire que l'on aurait pu l'imaginer : non seulement on fait le plein des adjoints, mais en plus on récompense ceux qui se sont montrés les plus accommodants avec des méthodes inqualifiables, les plus arrangeants avec les combinaisons les plus fantaisistes ou les plus souples avec les convictions affichées. On pourrait en rire s'il ne s'agissait de la gestion annuelle d'une vingtaine de millions d'euros, mais compte tenu des enjeux, il n'est pas permis de laisser passer tout ça, surtout quand ça vient de ceux qui sont sûrement, historiquement, les plus mal élus qui aient existé à Wissembourg. Le funambulisme a tout de même ses limites, et on en est maintenant à se demander ce qu'il va réellement advenir de cet assemblage hétéroclite qui semble n'avoir qu'une volonté, celle de la mise en pratique au niveau municipal du principe de Peter, qui veut que les individus s'élèvent dans la société jusqu'à atteindre, et dépasser pour quelques-uns d'entre eux, leur limite d'incompétence. La question est réellement posée aujourd'hui avec un noyau dur d'adjoints et de maire qui, en plus de manquer de légitimité morale, puisque la "majorité" funabuliste est deux fois minoritaire à Wissembourg et Weiler, semble intégralement dépourvu de toute vision prospective ou stratégique, à part suivre les conseils d'un "Jean-Pierre" qui va faire la pluie et le beau temps au Château.
Il reste totalement incompréhensible qu'aucune marque de prise en compte de la minorité, autre que formelle et dans le cadre strict défini par la loi, n'ait marqué cette première séance du conseil municipal. La majorité s'y conduit comme si elle était détentrice, du haut de ses plus de 70% de sièges, de l'intégralité des pouvoirs. Elle n'a toujours pas compris que, dans une négociation, c'est toujours le fort qui doit faire les concessions, de préférence en s'abstenant d'infliger une humiliation au faible, qui ne doit pas avoir l'impression de perdre la face. Là, on a le rouleau compresseur copie conforme de celui d'hier, pour nous montrer comment on sait décliner le terme "pacification" quand on est funabuliste.
Il suffit simplement d'attendre la suite des opérations, le passage en force qui sera synonyme de faute, et le discrédit qui viendra sans trop tarder.
Le seul regret dans tout ça, c'est de devoir se résigner, provisoirement, à voir le destin d'une ville confié à des gens qui ou bien s'en sont jusque-là complètement désintéressé ou bien ne l'envisagent que comme celui d'une entreprise qui doit commercialiser des biens en concurence avec les autres, tous les autres.
Post scriptum. Une nouvelle adjointe fait son apparition dans cette drôle d'équipe. Contactée il y a deux ans en vue d'une présentation à l'association de commerçants qu'elle préside du concept de monnaie locale, elle avait répondu que cela ne la concernait pas puisqu'elle allait introduire une carte de fidélité. Avec le recul, on peut affirmer qu'elle a refusé de se documenter sur un sujet dont elle ignore à peu près tout, comme son mentor, du reste. Elle serait bien inspirée de nous faire un bilan de cette fameuse carte de fidélité, qui vient doublonner toutes celles qui existent par ailleurs.

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