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pumpernickel

pumpernickel

commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

quel beau vendredi pour la saison !

Aujourd’hui, ça se précise dans un certain désordre, les rumeurs le disputant aux potins et aux cancans, vérifiant l’adage selon lequel bavardage et papotage sont les deux mamelles de l’outrance.

Hier soir, réunion publique du sortant qui a sorti tout le ban et l’arrière-ban de ses chers collègues, y compris ceux qui détellent, pour manifester, sans doute pour se rassurer, qu’il n’est pas un homme seul. Et que je te salue l’un, puis l’autre, que j’excuse le troisième, et, pour la cerise, que j’en appelle un pour me faire tellement cirer les pompes que j’en ai eu le rouge au front !
Anecdote : voyant passer une adjointe en poste depuis six ans, mon voisin m’a demandé qui était cette dame… !
Ça, c’était pour la mise en bouche. Ensuite, on a eu droit à tous les registres, du télé-évangéliste qui demande à la salle de répondre bruyamment à ses questions par oui ou par non, à l’école des fans quand c’est Évelyne, Jean-Claude ou Jacky qui sont invités à pousser leur chansonnette, en passant par "c’est pas sorcier" quand on prétend se transformer en géophysicien ou ne rien ignorer de l’histoire de Wissembourg, surtout quand il s’agit des conjectures.
Les numéros de flagornerie des uns et des autres ont été parfaits, et surtout ils dégoulinaient de sincérité, puisque personne ne les a mis en relation avec tout ce que l’on a entendu sur la méthode dans les prises de décision. En fait, à Wissembourg, on en est à l’an VII de la civilisation, puisqu’il a même été dit que voter pour les autres, c’était nous ramener à l’âge de pierre [ "… de Pierre ! Ouarf ! Ouarf !" ].
Grand merci à l’adjoint à l’écologie qui se félicite de l’harmonie qui règne au sein de la municipalité [ en oubliant que sept conseillers l’ont quittée, et qu’une douzaine seulement ont été reconduits ] et qui n’en peut plus des deux libellules obtenues au concours de "zéro pesticide".
Petite fausse note d’un adjoint qui ose la polémique en rappelant son passé d’oppositionnel et appelle à faire barrage au retour des autres. Pour mémoire, le même adjoint avait pressé Pumpernickel de poursuivre son travail de critique intransigeante en étant certain que personne n’aurait l’idée saugrenue de faire de lui un ennemi. On a vu ce qu’il en a été.
Le summum a été atteint quand on a eu droit au comique-troupier, vous savez ces bonnes blagues qu’on sort à la fin d’un repas bien arrosé et dont le tonton a la spécialité. "Fernand" [ oui, on appelle tout le monde par son prénom, le tutoiement est de rigueur, en fait on est une bande copains vachement motivés, surmobilisés, à bloc ! ] a pris la parole pour confirmer une rumeur : "– Oui, Christian Gliech a bien une maîtresse ! [ la salle a retenu son souffle ] C’est la ville de Wissembourg ! " [ Ouf, Fernand, tu nous as flanqué une de ces trouilles ! ]. Cette délicieuse saillie a permis au héros du jour de souligner combien "Fernand" était un homme entier [ mais se rendent-ils compte de ce qu’ils disent ? Sans oublier qu’une maîtresse, c’est comme une danseuse, ça s’entretient, et pour le coup, c’est plutôt l’inverse ] qu’il avait appris à connaître en même temps que "Fernand" avait fait sa découverte. Et point de reniement là-dedans, c’est comme pour Jacky et Jean-Claude qui sont accusés par "certains" d’avoir retourné leur veste. Que nenni, tout ça, ce ne sont que des malveillances venant de grincheux professionnels qui passent leur temps à critiquer, n’hésitant pas à exhiber des banderoles.
Tiens au fait, les banderoles, celles des malheureux salariés de chez Bürstner, derrière lesquelles il était bon de se faire photographier en novembre dernier, elles sont légitimes, celles-là ? On ne le saura pas puisque rien de concret n’aura été dit sur le sujet. Ah si, quand même, avec le mégaprojet de géothermie qui devrait s’installer sur un terrain de l’intercommunalité. Ça va être à l’origine d’un développement économique qualifié de "terrible" par son promoteur. On ne sait trop comment on doit interpréter le qualificatif… Bon, restons calmes, car si Monsieur le sortant travaille depuis cinq ans à "bousculer EdS, l’ADIRA et la région Alsace", qui n’ont qu’à bien se tenir et qui doivent trembler quand ils apprennent qu’il rapplique à Strasbourg [ c’est comme le directeur de l’A.R.S. qui voulait rattacher l’hôpital à Haguenau, mais, le maire de Wissembourg l’a envoyé se faire voir [ sic ! ]. Sûr que ce personnage doit maintenant traiter les dossiers wissembourgeois avec la plus grande des indulgences ], on n’est pas prêt d’en voir le début du commencement, puisque pour l’instant, il n’y a pas de client pour de l’eau qu’on pense à 180°C, avec un réseau de chaleur qu’il serait question de prolonger jusqu’au centre ville… Si les autres sont des rêveurs, comment qualifier celui-ci ?
On a vécu un autre grand moment quand il nous a raconté tout ce qu’il savait sur la tectonique des plaques qui doit être envisagée avec les lunettes du biologiste, puisque "la Terre, c’est du vivant !".
Même chose avec le cours d’histoire sur l’évolution des remparts qui ont été recouverts de terre, ce qui empêche d’y toucher vraiment. Peut-être aurait-il pu nous dire ce qu’il comptait précisément faire rue du Musée [ aïe, le musée, encore un mauvais sujet, et ce n’est pas demain qu’il va rouvrir, ni après-demain ], là où les pierres se déchaussent et où la poussée des terres est à l’origine des ventres que tout le monde constate.
Tiens à propos du musée Westercamp, il envisage une sorte de Maison de la Ruralité wissembourgeoise au temps de Monsieur Westercamp. Il a manifestement tout compris au legs. D’ailleurs, son modèle, c’est ce qui se fait à Kutzenhausen, c’est-à-dire à 18 km de Wissembourg. Et lui, il veut faire la même chose, au nom sans doute de la concurrence libre et non-faussée.
"Je suis seul contre tous, y compris le député qui a appelé mes concurrents à faire front commun contre moi !" a-t-il conclu sous les applaudissements d’une salle bien fournie.
En sortant, alors que je disais au revoir à mes amis, j’ai entendu un individu qui, entre deux bouffées de cigarette, a interpellé la cantonade d’un bruyant : "– Voilà Monsieur Michon qui vient d’appeler à voter pour Monsieur Bertrand, sur son blog !" Me retournant, je n’ai pu que constater que ce personnage quittait vivement les lieux, probablement pour ne pas être reconnu. Est-il de la trempe de ce Tchen, vous savez, ce courageux qui se réfugie dans l’anonymat pour vous attaquer, on ne sait trop.

En rentrant à la maison, j’ai fredonné le refrain de cette chanson de Louis Chédid :
Toi, toi, toi, tu penses qu'à toi,
Je, je, je, tu sais dire que ça,
T'es qu'un egomane, Un ego-egomane,
Ego-ego-ego-egomane.

Autre chose maintenant :
Visite ce matin d’une personne de la liste de Monsieur A. Krieger qui nous a raconté le déroulement du lendemain de premier tour.
Lundi soir, il y a eu réunion de la liste qui a majoritairement voté d’abandonner la partie, ses résultats ne lui permettant pas d’espérer l’emporter ce dimanche. Tout semblait en ordre, sauf qu’un courriel est arrivé le mardi, à quelques heures de la clôture des dépôts de liste pour tout remettre en cause.
Précision : les candidats avaient eu la maladresse de signer deux feuilles de candidature avant le premier tour, ce qui a permis à leur tête de liste d’aller remettre les imprimés aux services de la sous-préfecture.
Depuis, quelques-uns de ces colistiers contraints, inscrits "à l’insu de leur plein gré" pour reprendre l’expression bien connue, sont remontés contre ce qu’ils qualifient de coup de force, puisqu’un vote avait été émis, et qu’une décision avait été prise en conformité. Ils se considèrent trahis par celui en qui ils avaient, à l’instar d’un demi-millier de Wissembourgeois, placé de grands espoirs de renouveau et d’intégrité. C’est vrai que ce n’est pas la meilleure des façons pour engager l’action durant une mandature.

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