Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
pumpernickel

pumpernickel

commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

quel beau vendredi pour la saison ! – semaine 2

Aujourd’hui, c’est un jour historique pour Wissembourg. Rendez-vous compte, le maire va être réélu par le conseil municipal, comme s’il ne s’était rien passé, avec une "équipe" formée de vingt-et-une personnes, "rassemblant" un peu moins de deux électeurs sur cinq, face à une opposition morcelée qui, tout en représentant les trois électeurs sur cinq, doit se contenter de huit élus, soit moins du tiers, ce fameux tiers qui est nécessaire pour demander la convocation du conseil pour l’examen d’une question particulière.
Quoi que l’on pense de qui que ce soit, la question de la légitimité doit être posée, et ce, en d’autres termes que celui de la légalité simple. En effet, la morale doit intervenir dans les choix qui seront faits par ceux qui doivent se rappeler qu’ils sont deux fois minoritaires dans la commune qu’ils sont censé administrer, dans l’intérêt collectif que l’on préfèrera à l’intérêt général. On ne peut pas dire que cette nouvelle mandature soit placée sous les meilleurs auspices !

Aujourd’hui, on va désigner plus qu’élire, à partir de listes bloquées, des adjoints qui exerceront leur dicastère selon leurs compétences ou leurs centres d’intérêt. Il est fort probable que pour récompenser les uns de leur magnifique travail et les autres de leur formidable engagement on va à nouveau faire le plein à ce niveau-là, avec en prime, le sketch d’Altenstadt. La fiche de synthèse annonce en effet l’élection d’un maire-délégué. En fait, il s’agira d’un adjoint, le premier ?, qui s’occupera uniquement de clamer le jeu dans la commune associée qui n’est même plus maintenant le reflet du village qu’elle a été, sauf dans ses réflexes légitimistes et conservateurs. La première conséquence pratique sera une substantielle économie de € 600,00 par mois, qui correspond à la différence entre ce que touchait l’ancien maire-délégué [ qui était indemnisé comme s’il était maire d’une commune de plus de 1 000 habitants, là aussi, c’était forcément moral puisque c’était légal ] et ce qui sera versé à l’adjoint qui va le remplacer [ environ € 900,00 ].
On pourrait imaginer qu’à l’instar de ce qui se fait dans une certaine précipitation au sommet de ce qui nous reste d’état, que l’on s’oriente vers une municipalité resserrée, ce qui conviendrait d’ailleurs parfaitement à la majorité étriquée qu’elle représente. En plus, ce serait de bon augure pour la suite, quand on nous annoncera que pour faire face aux échéances financières il faut se serrer la ceinture, et que pour une fois on commencerait à se l’appliquer à soi-même.

Une autre façon d’initier la "pacification" dont le Funambule voudrait faire le maître-mot de la nouvelle, et difficile séquence qui s’ouvre aujourd’hui, serait d’offrir à l’opposition, même la pire, de véritables moyens de fonctionnement, avec indemnités minimales, bureau et matériel. Après tout il est permis de rêver, d’autant qu’il ne s’agit pas d’un cauchemar. Ce serait même une bonne opération politique pour le Funambule qui sait fort bien qu’il est dans le seringue, mal élu et impopulaire, du moins si l’on s’en tient à la réalité des résultats électoraux.
Ah oui, l’opposition, parlons-en.
On laisse de côté celle du parti bleu-blanc-rougeau qui aligne les poncifs maurassiens pour se donner un air. On en aura vite fait le tour, tout comme cela a été le cas lors de la campagne électorale : à part une philippique assez nulle sur les extrémistes de gauche et islamiste, le national-frontiste local a du mal à dire autre que ce qui a déjà été dit avant, sauf quand il propose de faire un audit ou d’organiser un referendum [ cette pratique est interdite en Allemagne dans la loi fondamentale, car elle renvoie aux pages les plus sombres de son histoire ] sur tout et n’importe quoi.
Il y a celui qui a eu la bonne idée de se maintenir au nom du destin qu’il se croit pour faire notre bonheur. C’est du moins ce qu’il a claironné durant sa dernière prestation publique après être revenu sur ses engagements personnels et s’être assis sur le vote interne de la liste qu’il menait. Tout le monde comprend que comme le maintien de cette liste ne pouvait que profiter au funambulisme, il n’y a aucune probabilité qu’aucun accord discret ait été conclu entre qui que ce soit, tout l’a bien compris, et le contester relève de la malveillance ou de la malhonnêteté intellectuelle. On se contentera donc d’attendre tranquillement, tel Jean-Baptiste Grenouille, que les uns et les autres se dévoilent, et alors là, on ne sera pas déçu !
En dernier, il y a le reçu-collé, majoritaire dans la commune qu’il habite [ mais qui est-il, est-il né ici, perçoit-il bien la situation comme seuls les vrais Wissembourgeois de souche savent le faire parce qu’ils ont ça dans les gênes, eux, parce qu’ils connaissent mieux que quiconque cette terre qui ne ment pas, elle…, bon, on s’arrête là, tout le monde a compris ], qui va devoir s’infuser le discours dégoulinant de gentillesse de celui qui n’a que les meilleures intentions du monde.
On aura une petite idée de l’ambiance lors de la représentation de ce soir. Pendant ce temps-là, d’autres acteurs, des vrais et des occasionnels, donneront le meilleur d’eux-mêmes, sur un plateau, autour d’une histoire d’effondrement sur une maison de retraite d’un immeuble en construction où il est question d’arrangements entre élus et promoteurs, de gestion de communication et de limogeage de directeur de cabinet [ une faille, voir DNA d’hier, pages culture ]. Toute ressemblance avec une situation existante ou ayant existé est naturellement fortuite.

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

eric 05/04/2014 10:17


merci pour vos articles, vous êtes le canard enchainé de Wissembourg !