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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

quel beau vendredi pour la saison ! – semaine 4

Décidément, cette nouvelle mandature se présente sous les meilleurs auspices, c’est le moins que l’on puisse écrire. Cela rappelle, pour celles et ceux qui ont cette mémoire, ce dessin de Raymond Barre, en septembre ou octobre 1981, hilare, qui disait “– Tout va merveilleusement mal !”.
Tout d’abord, le maire a été élu dans les conditions les plus exécrables, grâce aux voix du village “associé” qui s’est fait intégralement grugé depuis cette année maudite de 1973, quand il a été décidé, contre le gré de tous ses habitants, d’en prononcer une fusion qui n’osait pas dire son nom. Quand vient l’heure du bilan de cette initiative qu’il faut mettre au passif de feu le député [ puisque 80% des communes fusionnées dans le Bas-Rhin se trouvaient dans sa circonscription ], ce n’est pas vraiment terrible pour les habitants d’Altenstadt : non seulement délestés de l’argent que la commune avait sur son compte à la CMDP, ils n’ont pas vu la couleur de la majoration de la dotation dont a bénéficié Wissembourg, pas plus que de la taxe professionnelle versée par toutes les entreprises majoritairement situées sur son ban. En plus, ils ont été, de longues années durant, les parents pauvres de la politique d’investissement de Wissembourg, allant, au début des années ’80, jusqu’à s’abstenir de voter le budget car il ne réservait, à l’époque, qu’un peu plus de 70 000,00 francs à ce que l’on pouvait à l’époque qualifier de “commune croupion”. On peut aussi rappeler toutes ces décisions prises en conclave wissembourgeois, comme celle de prolonger la voie rapide au travers d’une zone qui devrait être sanctuarisée du fait de la richesse de son biotope. Pour terminer, un mot sur cette “commission consultative” dépourvue de toute légitimité démocratique [ même si la personnalité de ses membres n’est pas à mettre en cause, le fait qu’ils soient nommés et non élus en fait une assemblée issue du fait du prince, même d’opérette ]. Qu’il se trouve encore des gens pour donner leur voix à ce type de construction peut plonger dans une certaine perplexité.
L’autre nouvelle nous vient du tribunal administratif qui pourrait bien s’apprêter à annuler la délibération du conseil municipal instituant une zone d’aménagement concerté [ c’est toujours beaucoup plus drôle quand on écrit tout ! ] au Steinbaechel. Et surtout, quand l’une des raisons invoquées, plus de fond que de forme, est que la revendication de la construction de 240 logements est en contradiction avec les plus de 400 logements vacants recensés par la com’ de com’ sur le territoire de sa compétence. En effet, comment faire une fixation sur quelque chose qui est hors de proportion avec les besoins, et partant avec les moyens dont dispose la collectivité ?
Mais il y a le reste avec les manœuvres plus ou moins maladroites du conseil de la commune, dont les honoraires ne doivent pas être gratuits [ mais qu’importe puisqu’ils sont payés par chacun d’entre nous puisqu’il s’agit de la défense de l’intérêt général ], qui a déposé de nouvelles observations à la dernière minute, ce qui a repoussé la clôture du dossier au 21 mars, au lieu du 28 février comme prévu. On peut donc parler de retardement organisé, puisque le conseil de la commune, sachant parfaitement que ses nouveaux arguments étaient sans fondement, contestait la recevabilité du recours, arguant que la présidente des Amis du Steinbaechel avait outrepassé ses pouvoirs et que l’habitant de Wissembourg qui participe au recours en son nom propre n’avait pas d’intérêt à agir. Faut-il y voir un moyen de gagner 28 voix quelques semaines plus tard, à chacun de se faire son opinion, mais on a tout de même le droit de poser la question.
Cette péripétie sera sans doute pour chacun d’entre nous l’occasion de constater l’étendue de la compétence du nouveau premier adjoint en matière d’urbanisme, qui aura sûrement à cœur de régler le problème au plus vite en enlevant cette épine malvenue dans le pied de la municipalité qui prétend continuer ensemble.
À part ça, la vie est belle, et c’est tant mieux. Aux dernières nouvelles, l’opposition, bien que sous le choc d’une défaite victorieuse, en est à prendre les rendez-vous pour qu’un travail commun soit mis en route autour des élus au conseil municipal, ce qui en soit est d’abord de bon augure. Chacun de son côté tire les enseignements de ces élections municipales comme on pouvait le faire l’autre semaine avec un vice-président de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui invitait à l’introspection en vue de la refondation.
On dirait que l’avenir est en train de se construire sur des bases intéressantes.

p.s. : merci aux amis du Steinbaechel pour les éléments factuels qu'ils ont bien voulu transmettre, et coup de chapeau pour le coup de maître.

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