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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

quel beau vendredi pour la saison ! – semaine 5

250474aAujourd’hui 25 avril 2014, quarantième anniversaire de la révolution des œillets. Selon une habitude maintenant établie, un bouquet d'œillets rouge est offert à une famille amie, toujours sensible à cette marque d'affection militante et humaniste. Ces fleurs étaient offertes aux jeunes capitaines qui avaient préparé et réussi le renversement de la vieille dictature salazariste. "Il Signore Doctor Antonio de Oliveira Salazar", l’homme de "l'ordre de l’État nouveau", ce qui sonne comme "l’ordre nouveau" ou "la révolution nationale", dont la police politique, la PIDE [ police internationale et de défense de l’État qui avait succédé à la police de vigilance et de défense de l’État, renommée direction générale de sécurité ], tenait tout le monde, surveillait, fichait, torturait, terrorisait, mort en 1970, avait mis Marcelo Caetano pour lui succéder. Il a sombré dans les aventures coloniales où son maître à penser avait embarqué son pays.

Pour l’honneur des Portugais, des jeunes officiers idéalistes n’ont pas écouté ces gens raisonnables qui leur disaient que rien ne changerait jamais.

À minuit 15, ce 25 avril 1974, la chanson interdite d'antenne de José Manuel Cerqueira Afonso dos Santos, plus connu sous le nom de Zeca Afonso (2 août 1929 – 23 février 1987), "Grândola, vila morena" retentit et déclenche l’une de ces belles révolutions quand le Peuple s’embarque dans l’insurrection, le sourire aux lèvres, le bonheur au cœur et la fraternité en bandoulière.

Des noms sont restés dans les mémoires comme autant de héros, restés eux-mêmes, sans courir après d’éphémères honneurs ou signes de reconnaissance sociale comme Otelo Saraiva de Carvalho ou Ramalho Eanes. D'autres sont synonymes de renoncement. On pense en particulier à Monsieur J. M. Durão Barroso, passé de l’extrême-gauche maoïste pour atterrir au parti social-démocrate portugais, qui, comme son nom ne l’indique pas, a été la lessiveuse qui a permis aux anciens de l’Union Nationale du dictateur Salazar de se refaire une virginité politique et morale. Il s'est intégralement déconsidéré en servant la soupe aux libéralistes, en mettant les peuples à la misère et en engraissant les forces de l'argent.

Les esprits chagrins et nostalgiques [ de droite ] diront que les années qui ont suivi cette révolution ont été comme ils aiment l’écrire “ anarchiques ” et que des personnages comme Avaro Cunhal sont des staliniens qui ont failli emmener la démocratie balbutiante vers des rivages totalitaires. Oui, mais le seul sang versé l’a été par les agents de la police politique, et les exactions constatées viennent de paysans de l’Alentejo ou de l’Algarve, excédés des prétentions des propriétaires terriens.

p.s. : vous pouvez consulter l'article du matin qui résume bien la situation ; autrement, il y a le site de l'Humanité, beaucoup plus compelt.

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