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pumpernickel

pumpernickel

commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

Quelle semaine !

Quelqu’un se rappelle-t-il de ce qui s’est passé ces 8 derniers jours ?

Bonne question alors que le weekend passé, nous étions tous dans l’attente de ce qu’allait nous raconter “ le père de Jean ”.

Mais qui le sait encore ?

Connaît-on encore celui qui a crevé l’écran d’une part en portant la contradiction à “ M’sieur l’Président d’la République ” et d’autre part en ne se laissant pas tourner la tête avec les affirmations des journalistes qui lui prédisaient un destin national [ il s’agit de Pierre Le Ménahes, syndicaliste CGT qui a montré qu’à l’écume de l’esbroufe et de la gesticulation il était possible d’opposer le sérieux et la réflexion ] ?

Qui se souvient du nombre de “ Français ” qui étaient invités à cette parodie de cafeteria de centre commercial animée [ ? ! ] par un “ journaliste ” (sic) ancien animateur de téléachat reconverti dans la distribution de bonnes nouvelles au 13h00 de télé-Bouygues ?

Bref, tout ce tintamarre pour pas grand-chose, et surtout pour rien, sinon occuper, occuper et occuper encore l’espace médiatique. Mais, Dieu, qu’il est difficile de passer son temps à parler quand on n’a rien à dire, et surtout quand on le dit si mal. Le Canard enchaîné s’est amusé à faire un bilan succinct de ces fautes d’accord, de français et de syntaxe dont “ M’sieur l’Président d’la République ” est malheureusement coutumier. Si le soin que “ M’sieur l’Président d’la République ” met à ciseler ses propos est proportionnel à l’estime en laquelle il nous tient, … point de suspension !

 

Le lendemain mardi, “ M’sieur l’Président d’la République ” faisait la roue devant ce qu’il est convenu d’appeler “ les grands d’ce monde ”. ça se passait à Davos, où, nous annonçaient les gazettes, sans doute émerveillées de pouvoir nous associer à cet évènement planétaire, ce serait la première fois qu’un président de la République française prononcerait le discours inaugural de ce carnaval dérisoire et puéril où il est bon de se faire voir, surtout à 30 000 euros la place, de préférence payée par ces imbéciles de contribuables, et où il est bon d’arriver en hélicoptère [ il n’en a fallu pas fallu moins de trois pour véhiculer “ M’sieur l’Président d’la République ”, mais qui le sait ? ] pour se donner un peu d’importance. Comme d’habitude, le discours écrit par l’un des membres du quintet de l’ombre [ il s’agit du vrai ministère, celui qui est composé de Guéant, Guaino, Benamou, Pérol, Levitte et qui fait la pluie et le beau temps, et surtout dicte toutes les décisions “ prises ” par le premeir ministre en titre ] a été d’une originalité débridée avec les couplets hilarants sur la “ moralisation du capitalisme ” [ tout l’auditoire se tient les côtes ] ou la taxation des bonus des traders  [ là, c’est la standing ovation ! ].

 

Mercredi, “ M’sieur l’Président d’la République ” est en France où il préside le conseil formel des ministres formels avec le tralala sur la “ réformes des retraites ” [ tout le monde a évidemment compris qu’il s’agit de nous faire travailler jusqu’au-delà de la mort pour remplir les caisses que les dividendes insensés servis aux actionnaires ont vidées ]. En même temps, le quintet de l’ombre prépare la riposte à la décision que nous ne connaissons pas encore sur l’acquittement de de Villepin, le coupable, comme dirait le président du conseil supérieur de la magistrature, dont il se dit qu’il est avocat de profession et qu’il exerce actuellement en tant  “ M’sieur l’Président d’la République ”.

 

Jeudi, toute la France est derrière son transistor ou l’écran de son ordinateur pour savoir combien de Villepin va prendre. Patatras, il est blanchi par les magistrats du Siège qui, en leur âme et conscience, et au nom du Peuple français, ne peuvent pas suivre les réquisitions du Parquet qui réclamait beaucoup, beaucoup trop sans doute.

On pensait en rester là, mais c’était sans compter avec l’idée que les uns et les autres se font d’une décision de justice immédiatement commentée par tout le ban et surtout l’arrière-ban, sans oublier l’équipe réserve, d’une Sarkozye qui n’était vraiment pas contente du résultat. Lui faire ça le jour de son 55ème anniversaire, c’est particulièrement cruel, non ?

 

Le lendemain vendredi, un procureur “ fait une radio ”, pas vraiment hostile, puisque c’est celle d’Elkabbach, pour annoncer, dans la cacophonie totale et le chaos intellectuel qu’il fera appel de la décision après que  “ M’sieur l’Président d’la République ” a déclaré, la veille, qu’il prenait acte de la décision de justice, sous-entendant qu’il n’envisageait pas de faire appel. Encore heureux, puisqu’il doit savoir que, partie civile, il n’en a pas le droit, et il doit bien le savoir puisqu’il est président du conseil supérieur de la magistrature et avocat de profession. Même si on lui a fait une fleur en recevant sa constitution de partie civile, alors qu’il ne peut pas être traduit devant les tribunaux où il a l’habitude d’envoyer tous ceux qui ont la maladresse de simplement répéter ses propos.

Mais qui donc a bien pu lui conseiller tout ce montage ? Comment ne se rend-il pas compte que quel que soit le résultat, il va être perdant ? C’est à désespérer. Comment ne se rend-il pas compte de l’image déplorable qu’il renvoie de la fonction qui l’occupe, de la fonction qu’il occupe, des institutions dont il est le garant, de la magistrature, de la notion-même de justice déjà mise à mal dans l’inconscient collectif, de l’image d’un pays aux destinées duquel il est censé présider, de l’autorité naturelle qui doit émaner de sa personne, de l’exemple qu’il doit être en particulier en terme de magnanimité, du recul qu’il doit avoir sur les contingences matérielles. Il y a vraiment de quoi être effondré, et si quelqu’un de son entourage jette un œil sur ces lignes, qu’il les interprète comme une supplique pour que tout cela s’arrête au plus vite et que l’on s’engage dans les meilleurs délais sur la voie de la concorde et du respect mutuel.

 

Ce samedi, on en est là avec le cirque de l’investiture des listes du parti de “ M’sieur l’Président d’la République ” qui a promis de ne pas s’engager dans la campagne des élections régionales, après nous avoir dit, il y a quelques mois que c’était un enjeu national. On n’y comprend plus rien, et c’est sans doute l’objectif. Mais à force de brouiller l’écoute, on finit par se trouver à bout de course.

 Pour finir, il n’est pas inutile de rappeler ce portrait du narcissique :

Le sujet (homme ou femme) a un sens grandiose de sa propre importance. Il surestime ses réalisations et ses capacités, s'attend à être reconnu comme supérieur sans avoir accompli quoi que ce soit en rapport.

Le sujet est absorbé par des fantaisies de succès illimité et de pouvoir.

Le sujet pense être spécial et unique et pense ne pouvoir être admis ou compris que par des institutions ou des gens de haut niveau.

Le sujet a un besoin excessif d'être admiré et aimé.

Le sujet pense que tout lui est dû et s'attend à bénéficier d'un traitement particulier et favorable à ses attentes.

Le sujet exploite les autres et utilise autrui pour parvenir à ses propres fins.

Le sujet manque d'empathie et n'est pas disposé à reconnaître les sentiments ou les besoins des autres.

Le sujet envie les autres (jalousie) et croit que tout le monde l'envie.

Le sujet fait preuve d'attitudes et de comportements hautains et arrogants.

Bref, c’est quelqu'un qui ouvre la fenêtre pour se voir passer dans la rue et qui ne peut pas changer.

Localement, c’est plutôt une sorte de calme plat, à peine troublé par l’annonce, l’autre semaine, de la décision du maire de Wissembourg de mener la liste départementale d’un rassemblement extrême-centriste de progrès dans le changement sans risque [ pas de risque que ça change, par conséquent ] dans le cadre d’une force alsacienne raisonnable et mesurée. Mouais, pourquoi pas ? Il convient de s’interroger sur les objectifs réels de cette entreprise qui d’une part regroupe celles et ceux qui s’affrontent, et en quels termes, au sein d’un conseil municipal, et d’autre part affronte celles et eux qui se regroupent, et en quels termes, au sein d’un conseil municipal. Si quelqu’un a la clef de ce type de combinaison, qu’il n’hésite à se faire connaître. La confusion des idéologies et le mélange des genres sont-ils le meilleur moyen de donner des motifs d’espérance et la confiance dans une classe politique qui donne une image peu favorable d’elle-même ? Il est permis d’en douter.

 

Il y a bien eu ce jeudi 28 janvier la réaction de l’ancien adjoint, A. Perrin, pieusement recueillie par les savonneurs de planche de l’antenne locale du parti de la presse et de l’argent, la P2R. Tout le monde l’aura compris : il s’agit d’entretenir un peu plus la suspicion à l’encontre d’un pouvoir municipal dont les savonneurs de planche ne reconnaissent pas la légitimité, et qu’ils considèrent comme transitoire. Alors, tous les coups sont permis, y compris de donner la parole à celui qui n’est sans doute pas le plus représentatif d’une majorité municipale, même exigüe, parce qu’à 31 voix.

Si les savonneurs de planche voulaient faire leur travail, ils pourraient parler de l’opposition de ces citoyens au projet d’urbanisation du Steinbaechel. Mais, ils sont gênés, et on les comprend. Ce projet, d’abord contestable puisqu’il repose sur une notion de développement complètement discréditée, est une vieille histoire qui date de l’ancienne équipe que les savonneurs de planche ne finissent pas de regretter. Ils peinent à se remettre de son éviction en mars 2008 [ éviction que, soit dit en passant, ils n’ont ABSOLUMENT pas anticipée, et cela, ils l'ont peut-être encore en travers de la gorge ].

Oui, car ce mercredi, il y a eu ce long coup de téléphone d’un citoyen qui a assisté à la surprise-party PLU du vendredi 22 janvier. Selon ses dires, et comme il s’agit de quelqu’un de très mesuré, ils sont crédibles, ¾ d’heure d’exposé plus ou moins incompréhensible sur fond de zones N qui passent en zones U et de zones U qui passent en zones N, avec à la clef, la mise en coupe réglée des 25 ha du Steinbaechel. Car, il ne faut pas avoir d’états d’âme, le progrès est à de prix, la population de Wissembourg vieillit, il faut attirer des jeunes, si on ne se lance pas dans le progrès, on recule, “ les gens ” sont prêts à s’infuser 50 minutes de trajet pour aller travailler si on leur offre un cadre de vie agréable [ encore cette vieille lune de la division des espaces, ici on travaille, ici on habite, ici on se détend ]. Quant à la question de savoir avec quel argent représentant quelle richesse produite les logements seront payés, elle est balayée d'un revers de main, ou d'une pirouette verbale. Pour reprendre un slogan bien connu, cela se fera peut-être ensemble, mais que l’on concède que ce n’est pas vraiment autrement !

Comme il a été possible de le dire aux parties concernées, s’il est difficile de connaître des fonctionnaires qui sont allés dans les îles pour s’y appauvrir, il ne l’est pas moins de rencontrer des gens désolés de n’avoir que quelques minutes de trajet pour se rendre à leur travail. Cela étant posé, il est évidemment plus urgent de TOUS nous mobiliser pour remettre de l’activité créatrice au centre de notre vie que de continuer à envisager un mode de fonctionnement social basé sur le déplacement, l’éloignement et la dislocation. Et ça ne manque pas : maraîchage, isolation des logements existants, fabrication de capeurs solaires, recours aus transports indolores, généralisation des capteurs solaires sur les toits industriels, etc.

Pour en revenir aux savonneurs  de planche de la P2R, pourquoi ne prennent-ils pas l’initiative d’un débat sur le sujet ? Après tout, ce serait un signe de maturité, tout simplement.

 

Ah, oui, on oublie qu’il neige en hiver, et que gouverner c’est prévoir, et que la logique du système que nous sommes maintenant nombreux à subir, c’est de nous permettre de rouler même s’il gèle. Alors, si ces gens-là ne sont pas capables de prévoir suffisamment de moyens pour déblayer les routes en général, et de sel pour faire fondre la glace qui s’y trouve, comment peut-on penser qu’ils soient qualifiés pour le reste ?

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