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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

referendum : les Français consultés sur un projet de constitution

Dans un exercice de démocratie directe sans précédent, le texte de ce référendum consultatif a été élaboré par une commission de 150 citoyens ordinaires tirés au sort.
“ Faut-il faire de ces propositions la base d'une nouvelle Constitution ? Ma réponse est OUI ! ”, a clamé le Premier ministre, le social-démocrate Jean-Marc Aurault.
Lors de ce référendum consultatif – dont le résultat sera indicatif –, les Français seront invités à répondre par oui ou par non à six questions sur des sujets tels que le rôle des ressources naturelles du pays, celui de la laïcité ou le futur système démocratique du pays. Ils seront aussi consultés sur la possibilité de referenda d'initiative citoyenne, ou populaire, et sur le mode de scrutin. Ils devront également dire si la future Constitution doit être fondée sur le projet qui leur est présenté. Ces six questions ont été choisies par une commission de 150 citoyens ordinaires élue en 2010.

Bonne participation
On s’attend à une bonne fréquentation des bureaux de vote, bien au-delà de la participation électorale enregistrée précédemment lors des dernières consultations, comme celles des années passées, si l’on excepte l’élection présidentielle. Le contexte y est naturellement pour quelque chose, sur fond de faillite généralisée du système bancaire, du financement des états et de la mainmise des spéculateurs sur l’économie. Rappelons que tout a commencé en 2007, et que depuis, à part des sommets cruciaux de la dernière chance, les gouvernants n’ont pas été capables de juguler les appétits des boursicoteurs, des escrocs ou des évadés fiscaux. Se calant sur l’expérience acquise par les Islandais qui ont pris leur destin en main après la faillite, en 2008, de la banque britannico-néerlandaise Icesave, le nouveau gouvernement issu des urnes de juin 2012 a décidé de lancer un grand processus novateur pour entrer dans la VIème République que les électeurs avaient choisie.
“ Tout s'est pour l'instant bien passé, mais c'est un peu lent ”, a déclaré Constance Martin, présidente de la commission désignée par tirage au sort sur une liste de volontaires déposée au Conseil constitutionnel. “ Mais nous savons que nous nous trouvons au début d’un processus qui, une fois mis en marche, débouchera sur le consensus national dont nous avons besoin ”, a-t-elle poursuivi.
Réexamen constitutionnel, enfin !
L'actuelle constitution a été adoptée en 1958, et modifiée pas moins de vingt-cinq fois, dont seulement deux fois en usant du referendum. C’est la remise en question de cette pratique insupportable qui sera soumise, entre autres, au verdict populaire. L'effondrement économique du pays à partir de 2008 à la suite de la crise financière a déclenché des mouvements sociaux massifs. La revendication que la future Constitution soit élaborée par de simples citoyens s'est alors imposée du fait de la disqualification des représentants élus qui avaient pris des initiatives pour lesquelles ils n’avaient pas reçu mandat. De mai à septembre 2012, un groupe composé de 150 citoyens de différentes origines sociales a ainsi travaillé sur le projet constitutionnel avant de le poster sur internet pour permettre à leurs concitoyens d’y réfléchir, de le discuter et de l'enrichir, ce que plusieurs centaines de milliers d'entre eux ont fait. Le projet de nouvelle Constitution sera soumis au Peuple en avril 2013, puis, en mai, au parlement. Les députés ont décidé de solliciter l'avis de la population par le recours au référendum.

Lignes de fracture
Si le premier ministre est résolument favorable au OUI comme il l’a récemment déclaré lors d'un débat au Parlement, l'opposition appelle à voter NON. Le parti de l'ancien président de la République au pouvoir pendant la majorité du siècle dernier, estime que le projet doit être étudié plus en détail et que “ c'est au Parlement élu de prendre les choses en main ”, reprenant l’antienne bien connu d’un usage restrictif de la souveraineté populaire.
Aucun sondage sur l'issue du scrutin ne sera publié, les “ instituts ” en question ayant fait la preuve de leur incompétence ;  il est maintenant par ailleurs établi qu’ils ont activement participé à la mise en coupe réglée de l’opinion publique, considérée comme une matière première au service des intérêts financiers responsables du marasme ambiant.
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Ce que vous venez de lire est évidemment une fiction. Il n'est malheureusement pas question de se débarrasser de cette constitution de 1958 qui n'a rien apporté de bon à notre pays, surtout depuis 1962, quand les Français se sont laissé aller en décidant de l'élection du président de la République au suffrage universel. Les dérives monarchiques ont été abondamment pointées, y compris par ceux qui, une fois dans la place, se sont gavés des avantages de la situation. Les élections d'avril, mai et juin derniers auraient dû être le point de départ de ce grand dépoussiérage dont nos institutions ont le plus grand besoin. L'exemple islandais aurait pu être suivi ici et produire ces effets salutaires qui auraient permis à notre pays, en voie dépressionnaire, de surmonter la crise. En lieu et place, et alors que les mêmes causes produisent les mêmes effets, on reprend les mêmes remèdes assortis des mêmes sornettes ânonnées par des Thomas Diafoirus d'occasion, piètres acteurs et même pas drôles. Vous retrouverez l'original d'un clic sur le lien ou ci-dessous, à votre convenance.
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Référendum : les Islandais consultés sur un projet de constitution
Dans un exercice de démocratie directe sans précédent, le texte de ce référendum consultatif a été élaboré par une commission élue de 25 citoyens ordinaires.
«Faut-il faire de ces propositions la base d'une nouvelle Constitution ? Ma réponse est OUI», a clamé la Première ministre, la sociale-démocrate Johanna Sigurdardottir. Lors de ce référendum consultatif - dont le résultat sera indicatif-, les Islandais étaient invités à répondre par oui ou par non à six questions sur des sujets tels que le rôle des ressources naturelles du pays, celui de l'Eglise nationale ou le futur système démocratique de l'île. Ils étaient aussi consultés sur la possibilité de référendums d'initiative citoyenne et sur le mode de scrutin. Ils doivent également dire si la future Constitution doit être fondée sur le projet qui leur est présenté. Ces six questions avaient été choisies par une commission de 25 citoyens ordinaires élue en 2010.
Faible participation
Quelques heures après l'ouverture des bureaux de vote, la participation électorale était plus faible que lors de précédents référendums, comme celui de l'an dernier sur la compensation de la faillite en 2008 de la banque britannico-néerlandaise Icesave. «Tout s'est pour l'instant bien passé, mais c'est un peu lent», a déclaré Katrin Theodorsdottir, présidente de la commission électorale de la circonscription de Reykjavik-nord. Dans cette circonscription, 5,96% des personnes inscrites sur les listes électorales avaient glissé leur bulletin dans l'urne à midi, au lieu de 10,96% à la même heure lors du référendum de l'an dernier.
Réexamen reporté
L'actuelle loi fondamentale a été adoptée en 1944 après l'indépendance de l'Islande du Danemark. Depuis, la nécessité de son réexamen général n'a jamais fait de doute, mais il a toujours été reporté. L'effondrement économique de l'Islande en 2008 à la suite de la crise financière a déclenché des mouvements sociaux massifs et la revendication que la future Constitution soit élaborée par de simples citoyens s'est imposée. D'avril à juillet 2011, un groupe composé de 25 citoyens de différentes origines sociales a ainsi travaillé sur le projet Constitutionnel avant de le poster sur internet pour permettre à leurs concitoyens de réagir et d'enrichir le texte, ce que plusieurs centaines d'entre eux ont fait. Le projet de nouvelle Constitution a été soumis fin juillet 2011 au parlement et, en mai, les députés ont décidé de solliciter l'avis de la population par le recours au référendum. Lignes de fracture
 «Faut-il faire de ces propositions la base d'une nouvelle Constitution ? Ma réponse est OUI», a clamé la Première ministre, la sociale-démocrate Johanna Sigurdardottir, lors d'un débat au Parlement jeudi.
L'opposition appelle à voter non. Le Parti de l'Indépendance (centre-droit), au pouvoir pendant la majorité du siècle dernier, estime que le projet doit être étudié plus en détail et que «c'est au Parlement élu de prendre les choses en main». Aucun sondage sur l'issue du scrutin n'a été publié. Les bureaux de vote fermaient à 22 heures locales (minuit en suisse). La complexité logistique du scrutin est telle que les résultats ne devraient pas être connus avant dimanche. (ats/afp/Newsnet)

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