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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

retour sur le conseil municipal de vendredi dernier 18 octobre

Bizutage et radotage au conseil municipal

Si l’on s’en tient à la relation qu’en a faite le journaliste présent, recoupant les témoignages de citoyens assis sur les bancs du public, il y a eu du sport au conseil municipal, et une fois de plus autour de cette dette, dont on se dispute l’ampleur. Il est évident que chacun ayant ses propres arguments, il faudra attendre l’arrivée de Simone pour qu’un terme définitif, respectueux et démocratique soit mis à ce qui ressemble de plus en plus à un pugilat sans intérêt, ce qui n’est pas le moindre des combles s’agissant de la dette ! Comprenne qui pourra.
Dans le grand désordre qui s’est maintenant durablement installé – et ce n’est pas un maire déguisé en tambour-major qui peut décider que l’on n’en parlera plus, à moins de supprimer les points "divers" par exemple –, il est remarquable de constater que ce sont les mêmes statistiques qui virevoltent de ci de là, les uns nous assommant avec les mêmes massues que les autres, mais se situant différemment par rapport à leur sujet. Si l’on comprend bien une chose, c’est que le niveau de la dette, dans le meilleur des cas, n’aura pas baissé, et la stabiliser comme le dit le maire est aussi intéressant que lorsqu’un autre martèle qu’il va inverser la courbe du chômage. Il s’agit à chaque fois de manipuler des données connues essentiellement de ceux qui font semblant d’y comprendre quelque chose, agrémentant leur propos de quelque barbarisme emprunté de préférence à l’anglais des aéroports qui leur sert de volapük.
Là où le maire actuel se trompe, c’est quand il accepte de s’engager dans l’ornière dans laquelle celui qui n’est pas vraiment un opposant prétend l’entraîner. Ou bien la situation financière de la commune est bonne, et alors une simple double-page dans la feuille de propagande municipale suffira à éteindre ce qui n’est pas un incendie, ou bien ça va mal, et répondre à chaque sollicitation en alignant le énième démenti ne change rien au climat suspicieux qui s’installe maintenant. Le maire devrait savoir que quelque chose n’est pas vrai ou faux, il est vraisemblable ou non. Cela vaut d’ailleurs pour tout et pour tous !
Là où l’ancien maire se trompe, c’est quand il s’obstine à commenter les mêmes statistiques en ne changeant rien à sa manière de faire. Ainsi le maire actuel sait-il d’avance à quoi il va devoir répondre, et on n’avance pas. Egalement, faire de la pression fiscale un cheval de bataille engage-t-il dans ce que nous connaissons bien de la droite qui considère que les impôts sont toujours trop élevés. Ne servent-ils pas à payer ces fonctionnaires surnuméraires, incompétents quand ils ne sont pas corrompus, voire les deux à la fois ? La droite, et en cela l’ancien maire de Wissembourg est bien un homme de droite, n’aime ni l’impôt, ni l’État, ni ses serviteurs que sont les fonctionnaires ; la caricature se situe aux Etats-Unis d’Amérique où le mouvement poujadiste "tea party" est à l’origine des déboires financiers de Monsieur B. Obama.

Il y aura tout de même eu quelques points positifs là-dedans avec un maire qui après avoir interdit que l’on nommât le relais culturel par un autre nom que celui qu’il a acheté à une agence de réclame publicitaire a déclaré, si l’on s’en tient aux Déhaina, que "son équipe avait commencé par réduire de 11,2 à 7 millions d’euros le projet pharaonique de rénovation du relais culturel", et comme c’est entre guillemets, ce sont ses propres déclarations. Même lui ne croit à son histoire de nef, ce n’est plus un rêve, c’est une réalité !
Autre chose, c’est la présence des bizuts, ceux qui, suivant les conseils de Pumpernickel, viennent prendre un air de conseil municipal, sans doute pour savoir comment s’y prendre. On peut même se demander si la pièce qui a été présentée ne procède pas d’une sorte de mise en scène pour que ceux qui n’étaient jamais là puissent se rendre compte que personne n’exagère lorsque l’on parle de querelle et d’invectives. Ainsi la situation de ceux qui rendent compte depuis des années se trouve-t-elle confortée quand celle des autres, de tous les autres, est fragilisée. C’est une excellente nouvelle !
Cela rappelle ce que disait une conseillère d’opposition en sortant de son premier conseil municipal en 1995 : on croyait que tu exagérais, Antoine, mais au fond, tu es très en dessous de la réalité. Près de vingt ans plus tard, on n’a pas avancé d’un pouce, et cela, Monsieur Timbale ne le savait pas, pas plus que la municipalité actuelle, à part quelques individualités qui ont choisi le silence quand on ne les a pas délibérément écartées du processus décisionnel parce qu’elles seraient des "machines à perdre".

Nous verrons bien comment tout ce cirque va se terminer, avec un maire qui, selon ses dires, est la proie d’accusations [ il confond accusations et critique ] qui le contraignent à se situer en état de légitime défense [ on espère qu’il ne va pas faire intervenir la force publique la prochaine fois qu’il se fera accrocher sur l’état des finances ] et un opposant qui pense que c’est en remâchant interminablement les mêmes salades qu’il donnera un semblant de consistance à son inaction.

Pumpernickel a donc décidé non pas de siffler la fin d’on ne sait quelle récréation [ mais pour qui le maire se prend-il pour parler à ses collègues comme s’il s’agissait d’enfants dans une cour d’école ? ] mais plutôt d’être constructif, une fois n’est pas coutume, rassurez-vous ! Si les choses sont si claires, et l’opposition si malveillante parce qu’elle prend ses informations à des sources discutables, pourquoi la mairie ne prendrait-elle pas l’initiative de solliciter l’avis de la chambre régionale des comptes ? Les magistrats qui y officient donnent, eux, toutes les garanties de sérieux, d’indépendance et d’impartialité. On perdrait beaucoup moins de temps dans trop de futilités, ce qui permettrait au maire de penser à autre chose qu’à l’organisation de sa défense alors qu’il est persuadé que tout le monde lui en veut. Cela lui permettrait de préparer les conclusions de ses interventions, parce que finir sur du Bertrand dans le texte [ "Beaucoup de Wissembourgeois (mais lesquels ? des noms, des noms !) me disent qu’ils sont agacés par ces joutes : ils pensent qu’en tant qu’élus de la Nation, qu’on soit de la majorité ou de l’opposition, on devrait avoir une attitude plus digne." ], ça ne le fait pas trop !
On peut aussi suggérer au chef incontesté d’une opposition municipale en manque d’initiative de se substituer à la municipalité au cas où elle serait défaillante. Cela crédibiliserait un peu plus les innombrables philippiques qui nous sont imposées.

Bonnes nouvelles également venant du tribunal administratif [ si le maire est si sûr de son fait, il n’a qu’à se tourner vers la cour d’appel de Nancy, on verra bien ! ] qui vient de river son clou à un plan local d’urbanisme qui repose sur des hypothèses qu’il n’est pas exagéré de qualifier d’excessives dans leur optimisme. Ça s’appelle un camouflet, ou on ne s’y connaît pas. Et cela va sans doute mettre une bonne ambiance chez eux qui rêvent de bloquer toute possibilité aux citoyens d’entamer des procédures de recours à l’encontre des décisions unilatérales qu’ils prennent sur le dos de leurs infortunés administrés. Dans ce contexte, il est excessif d’assimiler le recours des amis du Steinbaechel à un coup d’épée dans l’eau comme on a pu le lire.

On ne peut que se féliciter de l’avis défavorable à l’agrandissement de l’usine à poulettes prévue au Scafbusch. De même que l’on peut se demander ce qu’il s’est passé entre les deux conseils municipaux pour que ce qui apparaissait comme acquis soit maintenant rejeté. Mais il paraît qu’il n’y a que le résultat qui compte, ce qui n’est que partiellement vrai.
Dernier mot sur cette "vigilance" vis-à-vis de la future réorganisation territoriale des services de l’État, on sait ce qu’il en est puisque c’est la même qui a été invoquée ou convoquée par les conseillers élus à Altenstadt quand ils se faisaient forts de défendre les intérêts de "leur" village : on a vu à quoi cela les a conduits, sans commentaire donc.

C’était de fait une bonne idée que de ne pas aller s’ennuyer au relais culturel l’autre vendredi soir, même si c’est l’effet du hasard, le même qui a conduit à cette rencontre inopinée et inattendue le même soir dans un resto wissembourgeois où le chef de file autoproclamé de l’opposition municipale venait décompresser avec ses amis. Une chose est sûre, on a plus ri entre 19h30 et 22h00 autour de chacune des tables de convives, même si tout le monde ne comprenait pas ce qu’il s’y disait, en dépit d’efforts parfois désespérés, que quelques instants plus tôt sous la présidence de Monsieur le maire.

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