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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

retour sur le conseil municipal du 20 février 2013

Tout d’abord, merci à ces amis wissembourgeois [ de souche ? d’adoption ? d’origine ? comme il va falloir s’habituer à le dire si les projets boulangistes aboutissent ] d’avoir déposé dans la boîte à lettres de Pumpernickel la coupure des Déhaina de dimanche.

Ainsi, comme il était possible de le lire ici dès lundi 18 février, "la dette" a bien été un sujet sur lequel on s’est chamaillé pour savoir si "la nôtre est moins imposante que la vôtre ! Et vice versa…" De la lecture du compte rendu, il ressort que si l’un observe que l’augmentation est de 25%, et que la présentation des faits "n’est politiquement [ ? ] pas sincère [ ! ] ", l’autre rétorque que seul le long terme est à prendre en compte, et qu’il convient de mettre du bon côté, outre les remboursements de TVA et les cessions immobilières à venir, la prochaine "renégociation" des prêts avec les banques allemandes dont tout le monde sait, sauf le maire de Wissembourg, qu’elles sont cousues de dettes, surtout les banques régionales et en particulier le réseau des caisses d’épargne, et que leur équilibre instable n’est maintenu qu’à coup d’injections de capitaux en provenance de la Banque centrale européenne. Vous avez aimé les emprunts toxiques, vous adorerez les crédits brandebourgeois.

Cette façon de présenter les choses serait amusante si les sommes et les enjeux n’étaient pas aussi considérables. Mais cela rappelle ce que disait un pote de Pumpernickel, Killian-Bernard Noël [ il n’est Wissembourgeois ni de souche, ni d’adoption, ni d’origine ! ], qui racontait à ses copains que s’il avait contracté un prêt, modeste, pour acheter une petite maison qu’il comptait louer, il n’était nullement endetté puisqu’il avait intégré les montants des loyers dans son actif, et se trouvait même créditeur … tout en étant débiteur auprès de sa banque ! Comme la soirée avait été bien arrosée, tout le monde a bien ri, ce qui l’a amené, dès le lendemain, à regretter piteusement ce qu’il s’était laissé aller à soutenir.

Tout cela est d’une myopie confondante et témoigne d’une excessive nervosité dont l’origine vient de ce "grand dérangement", commencé hier lundi, consistant à investir les nouveaux locaux du bâtiment de l’Hôtel de Ville. Car, vous avez vu les camions de dérangement qui faisaient la navette entre ce qui ne nous appartient déjà plus, puisque c’est le conseil général qui l’a "échangé" contre son rossignol de la place des Carmes et la place de la République. D’ailleurs à propos de ces nouveaux locaux, on en a appris de bien bonnes. Monsieur l’ex-aux permis de construire et autoproclamé historien municipal a piqué le coup de sang devant l’empilement d’avenants, pour un total de plus de € 35 000,000 dus, selon lui, à l’incompétence à l’œuvre dans cette municipalité. Pour ceux qui ont de la mémoire, on croirait lire du Serge Bordier dans le texte, ce qui n’est pas le moindre des compliments que Pumpernickel puisse adresser à Monsieur l’ex. Et que lui a-t-on répondu ? Que l’on était déçu ! Ah bon ! Et c’est tout ? Non, car on a ajouté que c’était regrettable ! Ah bon !

Cette façon de présenter les choses serait amusante si les sommes et les enjeux n’étaient pas aussi considérables. Mais cela rappelle ce que disait un pote de Pumpernickel, Killian-Bernard Noël [ il n’est Wissembourgeois ni de souche, ni d’adoption, ni d’origine ! ], qui racontait à ses copains que l’entreprise qui a travaillé chez lui pour remettre la petite maison qu’il vient d’acheter lui envoyait des avenants dont le montant l’inquiétait. À la question de savoir ce qu’il pensait de ça, il a répondu qu’il était déçu et que c’était regrettable ! Comme la soirée avait été bien arrosée, tout le monde a bien ri, ce qui l’a amené, dès le lendemain, à regretter piteusement ce qu’il s’était laissé aller à soutenir.

Pumpernickel retenu en Haute-Alsace, comme il va falloir s’habituer à le dire si les projets boulangistes aboutissent, regrette naturellement de ne pas avoir honoré cette séance mémorable de sa présence. Il aurait pu compléter à sa façon la relation qui en a été faite, et présente ses excuses tant à ses lecteurs qu’à l’administration municipale dont il sait qu’elle attend avec une certaine impatience les articles qui la concernent.

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Régis Hulot 27/02/2013 23:07


Je ne sais pas ce qu'il en est du montant, de la maturité (pendant combien de temps), de la nature de la dette de la ville de Wissemblourg vis à vis de créanciers dont j'ignore également tout. Il
n'en reste pas moins que cette dette a été (et sera) contractée par des gens qui n'avaient, n'ont et n'auront en aucune façon de responsabilité financière personnelle dans sa naissance ou son
remboursement.


Ce constat devrait être, à mes yeux, le premier stade de la réflexion sur la dette (avoir d'abord, payer ensuite) et l'épargne (payer aujourd'hui, avoir demain), sur la responsabilité des
emprunteurs, sur la nature des prêteurs, sur le type de société qu'on souhaite voir propérer.