Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
pumpernickel

pumpernickel

commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

schröder, une référence ?

Pressé de dire si "la baisse du coût du travail (était) sortie du radar" du gouvernement, Pierre Moscovici vient de lâcher: "Il y aura un véritable agenda de compétitivité dans les tout prochains mois.Ce n'est pas long!Gerhard Schröder a attendu quatre ans."Déjà,le 27 septembre dernier,sur France 2, le Premier Ministre lui-même a eu cette sortie [clic sur le lien pour lire la suite…]

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Régis Hulot 03/11/2012 16:18


Petite leçon de stratégie. Et là, il n'est plus question d'être sentimental.


 


Voter Hollande, voter "à gauche" au second tour de scrutin au printemps dernier, c'était chasser notre adversaire premier, le président sortant dont je ne veux même plus écrire le nom tant il
continue à nous faire honte. Au fond, c'était une bonne chose.


Mais voter Hollande, c'était aussi voter pour celui qui, se drapant dans les plis d'un drapeau qui se veut encore un peu rosé, pouvait demander à "ses chers concitoyens" des sacrifices dont
n'osait pas rêver le précédent gouvernement. D'un ami, ou de celui qui se présente comme tel, on peut accepter beaucoup plus que d'un adversaire, d'un fils, d'une fille, d'un conjoint qu'on aime
on acceptera bien plus que d'un inconnu. Donc voter Hollande (voter social-démocrate, si on veut, ou voter Schröder ou Papandreou), c'était voter pour celui qui allait faire, plus ou moins en
douce et avec plus ou moins de contrainte, une politique très peu différente de celle du précédent président de la République (cf. Notre-Dame des Landes).


En rêvant que, une fois élu, le nouveau président se souviendrait de ceux qui l'avaient fait roi.


 


"Je vous étonnerai par mon ingratitude" aurait dit un jour De Gaulle. Et il avait raison. Le pouvoir ne se partage pas, et il convient de se débarrasser au plus vite de ceux qui vous ont aidé à
le conquérir. Pour mémoire, ce fut l'erreur stratégique de Giscard qui prit comme premier ministre un Chirac qui avait trahi Chaban pour le faire élire. Giscard aurait été mieux inspiré en
éliminant celui qui allait ensuite le pousser vers la sortie (en appelant à voter Mitterrand) - il y a des gens qui ont la duplicité dans le sang.


Ainsi, Jean-Luc Mélenchon aurait été bien inspiré en se précipitant un peu moins pour appeler à voter Hollande il y six mois.


Car, si l'ancien président avait été reconduit la vie n'aurait peut-être pas été bien rose (humour involontaire), mais nous aurions su au moins qui et quoi devait être combattu... sans oublier
que la gauche, la vraie, celle qui a des idées et de la volonté, aurait certainement pu faire élire, quelques semaines plus tard, un nombre convenable de députés.


 


La stratégie, c'est parfois faire semblant de perdre pour mieux forcer le destin. Les anciens Grecs, à qui nous devons tant, ont eu Salamine.


Ce qui pourrait nous servir d'exemple.


 


RH