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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

si chères ordures ménagères, …suite…

Il n’y a pas qu’à Wissembourg et que le SMICTOM d’Alsace du nord qui prend des décisions contribuant à l’appauvrissement général tout en ne résolvant d’aucune manière l’épineuse question du stock d’ordures ménagères [ voir article du 14 février ]. Ce qui relativise l’indépendance des décisions prises par ces instances regroupant des délégués de conseils municipaux qui se plient, pour la plupart d’entre eux, aux volontés énoncées par les fermiers généraux [ eux parlent de "prestataire de service" quand ils désignent tous les "Suez prétendument environnement", "Véolia soi-disant propreté" et autres "Dalkia forcément énergie", autant d’officines qui considèrent l’ordure comme une matière première, un "minerai" comme diraient les marchands de bidoche ]. Nous sommes à Châteauneuf-sur-Loire, et c’est "poubelle la vie" nous dit l’Humanité du vendredi 22 février ! Comme chez nous, la taxe de ramassage des ordures ménagères est devenue une redevance, mais chez eux elle est basée sur le nombre de levées annuelles de poubelles munies de puces électroniques. Les habitants se sont groupés en collectif pour ne pas se laisser tondre par ceux qui ont transformé une taxe de € 126,000 en redevance de € 391,00, pour une poubelle moins grande et un nombre de collectes divisées par deux. Ça ne vous rappelle rien ?
Le malheureux président du SMICTOM local est désolé, car il comprend la colère de ses infortunés administrés [ il est d’ailleurs remarquable de constater que les administrés sont souvent des colériques, quand ce ne sont pas de grognons, car ils ne protestent jamais, ils contestent encore moins, ils s’insurgent rarement puisqu’ils ne sont pas doués de la réflexion à l’origine de chacune des décisions de ces surhommes qui se réunissent pour organiser notre bonheur de préférence envers et contre nous ], mais il n’y peut rien, puisque c’est la faute … du Grenelle de l’environnement qui oblige les collectivités à appliquer une part incitative à partir du 1er janvier 2015. Et il lui est impossible d’envisager une péréquation car il est "sûr de perdre devant un tribunal administratif au premier dépôt de plainte d’un usager". Ben voyons, c’est ben vrai, ça, Mère Denis ! Et quand on pense que c’est à des zèbres de cet acabit que l’on confie la gestion de nos communes, communautés de communes, syndicats de ceci et EPCI de cela, les bras nous en tombent. Monsieur le président qui n’en peut mais, n’hésite pas à agiter la menace : "Laisser ses poubelles sur la chaussée est considéré comme un dépôt illégal. J’espère que le collectif n’appellera pas à cette extrémité.", n’hésite-t-il pas à tonner, alors que ce type d’action n’a jamais été envisagé par le collectif de défense des usagers. Ça, c’est un gars qui n’en veut et qui sait anticiper !

Sans oublier que ce type d’initiative prise sous la pression des "prestataires de service" est d’abord contre-productive. L’objectif étant de diminuer le volume global, c’est bien autre chose qu’il faut envisager, et proposer en intégrant, sans arrière-pensée, celles et ceux qui ont, eux, quelque chose à dire, une expérience à partager, un avis à donner, et non pas une question à poser à un chargé de communication, bras propagandiste de ces insupportables parasites que sont les "prestataires de service". Les augmentations brutales et inexpliquées de ce type de redevance ont systématiquement abouti à la multiplication des dépôts sauvages – qui ont pratiquement disparu du paysage – et au remplissage des poubelles publiques. Est-ce cela que l’on veut ?

On préfèrera l’autre initiative, qui nous est narrée par Libération du 24 février. Il s’agit de mobiliser les poules pour éliminer les déchets ménagers. Une poule consomme 150 kg de déchets par an, et produit des œufs dont se régalent ses propriétaires. Imaginons ce que nous pourrions faire à Wissembourg, en plus du compostage, avec des poulaillers communs où celles et ceux d’entre nous habitent en collectif pourraient venir déposer leurs restes de nourriture. Entre nous, ça aurait un peu plus d’allure que ces réunions de responsables empesés qui font semblant de comprendre quelque chose à ce qui leur est débité par de médiocres orateurs appointés.

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