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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

soutien à Robert Wohlfahrt : heureux dénouement !

Le énième épisode de l’interminable et inégal combat que le pot de fer des institutions en général livre contre le pot de terre des citoyens vient de connaître un dénouement qui ne peut que réjouir celles et ceux qui se désolent de devoir constater qu’il arrive que l’administration judiciaire soit d’autant plus compréhensive avec les forts qu’elle est implacable avec les faibles.
Il s’agit de la relaxe dont a bénéficié l’un des amis de Pumpernickel, le docteur R. Wohlfahrt, dans le procès qui lui était fait de mise en danger de la vie d’autrui. Pour ceux qui connaissent un peu l’affaire, tout est parti du coup de sang du directeur de publication d’un folliculaire haguenovien qui a pris fait et cause pour une femme dont il estimait qu’elle avait été mal soignée [ ne portait-il alors pas un diagnostic sur son état ? ]. On se rappelle la violence des propos qui, hélas, ne dépassaient pas la pensée de leur auteur, puisqu’il les a réitérés ; de multiples interrogations sont également nées de la publication de rapports confidentiels. Sûr de son fait, cette personne, que Pumpernickel a côtoyée sur les bancs du tribunal correctionnel lorsque l’ancien maire de Wissembourg a cru bon de nous poursuivre tous les deux, n’a pas hésité à produire moult documents visant à discréditer celui qu’elle a présenté comme le “ gourou ” d’une secte dont la matérialité n’est toujours pas établie [ et ne le sera pas, puisque cette présumée secte existe essentiellement dans son esprit, mais c’est une autre histoire ]. On se rappelle aussi que chaque “ condamnation ” du docteur R. Wohlfahrt par les différentes instances du conseil de l’ordre était saluée d’une salve tonitruante de communiqués de victoire annonçant la mise à la raison définitive d’un médecin qui était tout de même soutenu par la quasi-totalité de ses centaines de patients. Il bénéficiait en même temps de l’aide amicale, bénévole et désintéressée d’une association créée à cette occasion.

Jugé le 19 octobre, il aura dû attendre 5 semaines pour que semblent s’évanouir toutes ces accusations qui paraissent bien péremptoires et velléitaires maintenant. Il y a évidemment lieu de se réjouir, et surtout de féliciter toutes celles et tous ceux qui se sont dépensés à organiser la défense du docteur R. Wohlfahrt, avec intelligence, circonspection et mesure. Sans vouloir polémiquer avec qui que ce soit, force est de constater qu’aux anathèmes, souvent maladroitement formulés, des uns ont répondu les arguments des autres, rien de plus, rien de moins. Et comme il n’est pas si fréquent que la raison l’emporte, ne boudons pas notre plaisir.

Dans l’édition du 24 novembre 2010 des Dernières Nouvelles d’Alsace, en pages régionales, Monsieur A. Bonin, chroniqueur judiciaire, rend compte de l’issue de ce procès.
Cent dix-sept lignes sont nécessaires à cet exercice sur lequel il est intéressant de se pencher :


les 19 premières sont consacrées à un bref historique de l’affaire, sans que soit mentionné ni le vecteur de l’accusation, ni la présence d’une association regroupant des centaines de membres à jour de leur cotisation ;
on passe rapidement par la case “ longue enquête ” [ 9 lignes ] pour rappeler un “ comportement ” face à deux patients qui sont présentés à leur tour 46 lignes durant pendant lesquelles rien ne nous est épargné du “ cartilage de requin ” ou de la “ canneberge ” que tant le docteur R. Wohlfahrt que son compagnon sur le banc d’infortune auraient prescrit pour soigner des cancers ; ce long développement permet à Madame le docteur E. Kruczek, présidente départementale de l’ordre des médecins d’y aller de son appréciation sur un appareil qui est interdit en France.


Parenthèse : cette intervention de Madame le docteur E. Kruczek doit être mise en parallèle avec celle que faisait Madame le docteur E. Kruczek au micro de France Bleu Alsace ce matin du 25 octobre 2010 : elle y défendait la politique stakhanoviste de vaccination contre la “ pandémie de grippe A ” mise en place par le ministère de la santé l’an dernier qui nous aurait évité un drame social et humain. Le moins que l’on puisse dire de cette campagne de vaccination, c’est que, si elle n’a rien empêché car il n’y avait rien à craindre, elle n’a pas manqué de faire la bonne fortune des laboratoires pharmaceutiques en cheville avec l’organisation mondiale de la santé, qui a dû en répondre lors d’une audition le 26 janvier 2010 devant l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Nous continuons d’ailleurs, en France, à payer la facture de cette emballée médiatico-financière au travers de nos cotisations de mutuelle complémentaire en particulier.


le conseil du docteur R. Wohlfahrt dispose tout de même de 11 lignes pour que soit développée ce qui semble être l’ossature de son argumentation. En fait, bien d’autres éléments ont été soumis à l’appréciation des juges, mais c’est sans doute par manque de place et par souci d’objectivité que Monsieur A. Bonin, chroniqueur judiciaire, n’a pas pu tous les mentionner ;
16 lignes ne sont alors pas de trop pour donner, enfin, la parole à Madame la vice-Procureur qui a vite fait de remettre les choses en place en dénonçant le dilettantisme de ce médecin qui tenait ses dossiers médicaux avec légèreté.
il ne faut alors pas moins de 13 lignes pour détailler les réquisitions du ministère public, prison avec sursis et amendes [ c’est toujours en milliers d’euros, comme avant quand c’était en milliers de francs ].


Si on compte bien,


l’accusation aura eu droit, tout le long de cet article, à 70 lignes [ soit 60% du rédactionnel ], auxquelles on peut ajouter les 13 lignes du réquisitoire [ on est alors à 83 lignes, soit 71% du rédactionnel ]
quand la défense aura disposé de 11 lignes [ soit 9% du rédactionnel ]
et que l’information aura disposé de plus de 16% du rédactionnel.

 


Les ordres de grandeur ne sont pas innocents, la façon dont on peut être (mal)traité non plus selon que l’on est ci ou ça. Dans ce contexte, trouver encore 6 lignes [ soit 5% du rédactionnel ] pour annoncer la relaxe des deux accusés a quelque chose de presque irréel.

Transmis pour information à Monsieur A. Bonin, chroniqueur judiciaire des Dernières Nouvelles d’Alsace

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Régis Hulot 25/11/2010 17:40



 


Celui qui a toujours fait la différence entre la Justice et l'Administration judiciaire (tout comme on différencie facilement une dame Rachida D. ou un Michel M. d'un Garde des Sceaux) ne peut
que se réjouir de la formulation choisie par Pumpernickel. Lire qu’il arrive que l’administration judiciaire
soit d’autant plus compréhensive avec les forts qu’elle est implacable avec les faiblesmontre
bien que quand c'est, par bonheur, le contraire qui arrive, c'est toujours un heureux moment à vivre.


 


Il est donc extrêmement intéressant de constater de quelle manière la presse locale rapporte cette affaire, et je
dois dire que je donnerais cher pour être la petite souris (avec fil, ou OGM sans fil) qui ouvrira le message qui s'affichera sous les yeux de M. le chroniqueur judiciaire des Dernières Nouvelles
d'Alsace. Mais comme je sais qu'il commence par ouvrir le site du Pumpernickel...


 


Mais il sera bien plus intéressant de savoir ce qui va se passer du côté de l'Ordre des médecins, dont il n'est
jamais surabondant de rappeler qu'il a été créé dès le 7 octobre 1940, à une époque où on venait juste d'interdire aux
médecins israélites d'exercer en France (statut des Juifs du 3 octobre 1940), ce qui, entre autres, dégagea pas mal le terrain devant
ceux qui s'emparèrent de leur clientèle...


Que va donc faire l'Ordre qui a privé un des siens de ressources en lui interdisant d'exercer? Qui a dispersé sa
clientèle? Qui a répandu ou laissé se répandre la rumeur de sa faute, faute dont il est lavé devant un tribunal, Au nom du peuple françaiset pas au nom d'un ordre
professionnel?


Indemniser?


Présenter des excuses?


Trouver un autre moyen de réparer?


 


Comme un autre jadis, j'attends.