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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

Steinbaechel_consternation participative – 2

Le compte rendu de cette “ première présentation publique ” du “ projet d’habitat Steinbaechel ” sur le blog de Pumpernickel est un franc succès. Vous avez été des dizaines tant sur pumpernickel.fr [ 135 visiteurs, dont 54 visiteurs uniques ] que sur pumpernickel.bleublog.lematin.ch [ 52 visiteurs, dont 25 visiteurs uniques ] ou pumpernickel.20minutes-blogs.fr [ 169 visiteurs, dont 59 visiteurs uniques ] à venir confirmer ou infirmer ce que la P2R a pu écrire sur le sujet. Il n’est pas question pour une fois de critiquer ce qu’ont écrit les professionnels de l’information qui ont dû sentir qu’ils n’avaient pas le droit à l’erreur. Et c’est réussi !
On se permettra deux remarques à propos de ces “ quelques individus, dont, ironie, certains comptaient parmi les plus vaillants supporters [ lors de la campagne électorale pour les élections municipales ] ” dont émanerait l’adversité.
Individu : il s’agit d’un terme polysémique qui désigne aussi quelqu’un que l’on ne connaît pas, que l’on ne veut pas nommer, dont on parle en plaisantant ou avec mépris, et qui peut avoir créature, personnage, citoyen, type, énergumène, particulier, olibrius, phénomène, gens, public, habitant, population, personne, être comme synonyme. La P2R peut même ajouter sans risque “ quelques individus patibulaires… ”, elle ne risque rien puisque s’applique la jurisprudence d’il y a une petite quarantaine d’années lorsque le Canard enchaîné avait été relaxé après avoir écrit de Pierre Charpy que c’était un individu à l’allure patibulaire !
Adversité : il s’agit bien de l’état, de la situation de celui qui éprouve les rigueurs du sort. On en parle également à propos d’une infortune ou d'un accident fâcheux. Il s’est dit aussi pour antipathie ou hostilité, mais il s’agit d’un archaïsme tombé en désuétude depuis le XIIème siècle. Notre journaliste voulait sûrement, et plus simplement parler de contestation ou d’opposition, bref de la résolution des adversaires à bloquer l’avancement de ce qui est largement plus qu’un projet.

D’ailleurs, à propos de cette “ adversité ” au  “ projet ”, ces 48 dernières heures auront été d’un grand réconfort pour celles et ceux qui ne se résolvent pas à voir saccager, sans raison et sans contrepartie, 25ha de paysage, dont le cinquième assure une part non-négligeable des ressources et de la vie d’un agriculteur local. Il est en effet surprenant d’entendre les uns et les autres engager spontanément la conversation autour de ce qui ressemble maintenant à une affaire qu’il aurait été si simple d’emmancher autrement [ et ensemble ! ].

Les opposants ne sont pas isolés de la population wissembourgeoise. Qu'ils se le disent (et que les promoteurs entêtés le lisent et le sachent). Curieusement, ils se recrutent plus parmi les 1 399 électeurs qui ont choisi de vivre “ ensemble et autrement ” que parmi les 1 368 qui préféraient être “ unis pour Wissembourg ”. À 31 voix près, il est préférable, si l’on veut dans un premier temps conserver l’avantage, de ne pas contrarier celles et ceux qui se sont dits que le jeu en valait bien la chandelle, et qu’il était temps de tourner la page. Actuellement, et on aura l’occasion de lire sous des plumes diverses, c’est la désillusion qui est au rendez-vous depuis plus ou moins longtemps, selon les tempéraments. Au lieu de s’en prendre à ceux que l’on vilipende au motif qu’ils exercent telle profession qui gêne ou qui déplaît, ou qu’ils habitent une maison dont ils ont hérité, on ferait mieux de mobiliser son énergie sur l’essentiel : la circulation de l’information [ et pas de la communication ou de la propagande ], la démocratie au quotidien, les comités de quartier, un vrai conseil des jeunes, des compte rendus de mandat au moins annuels, un plan quinquennal municipal de réduction de la consommation d’énergie, le recours aux moyens de transport à traction animale, l’utilisation de la bicyclette ou du triporteur, l’installation de maraîchers et le soutien à la distribution de proximité, le renouveau de l’artisanat, l'accueil des petites entreprises innovantes à forte valeur ajoutée, et on pourrait ajouter et cætera ! Tout cela est écrit parce que l’autre soir, les opposants ont, comme c’est la règle, été sommés de faire des propositions ! Étant entendu que lorsqu’ils étaient candidats, ceux qui sont aujourd’hui aux manettes ont invariablement répondu qu’ils ne feraient pas de promesses, même lorsqu’il leur a été demandé de mettre plus de 6 ans à ressembler à ceux qu’ils allaient remplacer [ c’était le vendredi 22 février que vous pouvez retrouver en lien, c’est émouvant ! ], et pourtant, ils en avaient des idées !

Aujourd’hui, c’est aussi une rencontre avec l’un des riverains de la rue du Soleil. Encore l’un de ces maudits spéculateurs qui a acheté sa maison pour une bouchée de pain … et qui a passé des années à la rénover. Il a en plus acquis, honnêtement, par son travail, un complément de terre pour avoir de la place pour jardiner et avoir quelques animaux pour sa consommation personnelle. Encore un égoïste qui ne veut pas se pousser pour les autres et qui ne veut pas de ça chez moi, comme ce pour quoi on essaie de faire passer celles et ceux qui sont attachés à ce qu’ils ont épargné. Lui, il ne dort plus, il est au fond du trou, et il est seul, abandonné par ceux qui prennent des décisions sur son dos et dans son dos. Alors il invite à venir mardi prochain, à 19h00, à la salle communale à Altenstadt, non pas pour poser des questions, mais pour exiger des engagements et d’abord l’arrêt de toutes initiatives imposées en rafale à ceux qui n’en peuvent mais.

Demain, ce sera sans doute une conversation avec celui qui, après avoir vu s’installer des tennis couverts submersibles à quelques dizaines de mètres de chez lui, sans qu’aucun des engagements qui ont été pris pour le drainage en particulier aient été tenus, va devoir supporter la route d’accès au lycée, à travers une zone ultra-sensible à laquelle il est, osons le mot car c’est le seul qui soit juste, criminel de toucher. Encore l’un de ces égoïstes qui ne supporte pas les autres, qui ne recherche que la satisfaction de ses manies, et qui, en prime, a le bonheur d’être exproprié, pour une bouchée de pain, des terrains qu’il doit donner pour la fameuse station d’épuration.

Ne pas baisser la garde !

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