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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

Tir groupé de l’excellente rédaction … – deuxième

“ En deux jours, l’excellente rédaction locale du plus grand quotidien d’Alsace [ auquel Pumpernickel s’est abonné pour une période d’essai de 10 jours sans engagement de sa part ! ] vient d’écrire deux monuments qui mériteront d’être inscrits dans les plus prestigieux traités d’anthologie du journalisme. ” était-il possible d'écrire le 29 octobre dernier [ clic sur le lien ].
Rechute ces deux derniers jours avec des pages locales qui méritent d'être inscrites au Panthéon de l'information, de la liberté et de la rigueur professionnelle.

Le 13 novembre 2009, on nous inflige 3/4 de page de propagande dégoulinant de flagornerie et de  convenance pour faire croire que la vaccination anti - grippe mexicaine doit nous rassurer. Et que je te convoque tout le ban et l'arrière-ban des retraités volontaires sous la houlette d'un chef des opérations, ancien commandant de brigade de gendarmerie, cornaqué par la sous-préfecture pour donner un peu de substance à ce qui ressemble à une entreprise de remplissage de tiroir caisse des laboratoires pharmaceutiques à qui on a acheté des dizaines de millions de vaccins qu'il faut bien écouler. Bien entendu, courageux et téméraires, tous les participants à cette mise en scène [obligeamment relayée par une presse qui ne craint pas de s’enorgueillir de recevoir les préfets dans ses locaux ( voir note en bas d’article ), sans doute pour donner un gage supplémentaire de la liberté de la presse dont elle use avec tant de parcimonie ] ne manquent pas de préciser qu’ils ne sont pas vaccinés mais qu’ils vont le faire dans les meilleurs délais. Bien tiens, évidemment ! Et tout ce déballage pour un peu moins de deux clients par heure. Tout cela donne une image tout-à-fait favorable de la situation du pays, de ceux qui l’administrent, et de ceux qui l’informent.
Toujours ce 13 novembre 2009, le travail de ceux qui recopient des “ informations ” non-recoupées, et pas vérifiées : cette “ tentative de cambriolage ” ne s’est pas passée comme relaté, mais alors pas du tout. Le hasard a voulu que le petit reporter de Pumpernickel rencontre les protagonistes… Mais à quoi bon, puisque c’est une occasion supplémentaire de parler de “ la cité de Stanislas ”, où ce pauvre roi de Pologne n’aura passé que quelques années de sa vie, le temps d’être importuné par un courrier lui annonçant que Louis, le pas encore débauché, avait plus ou moins jeté son dévolu sur sa fille [ avant de se livrer aux pires des bacchanales dans les jardins du château de Versailles où ses domestiques lui livraient de très jeunes filles, pour le plus grand déshonneur du royaume de France ].

Récidive donc le 14 novembre 2009, avec ces deux excellents articulets, l’un sur la maison des associations et l’autre sur une missive du député.
Maison des associations d’abord : manifestement, ce morceau de littérature non signé, donc écrit collégialement par “ l’excellente rédaction locale du plus grand quotidien d’Alsace ” l’a été par quelqu’un qui n’a pas assisté à la réunion, ou si peu. Il y avait une soixantaine de personnes, et non une quarantaine, ce n’était pas “ en la mairie ”, mais plus prosaïquement dans l’ancienne école Saint-Jean, de nombreuses propositions d’actions ont été faites par les participants, etc. Mais qu’est-ce que ça peut faire, puisque cela ressemble tant aux comptes-rendus des conseils municipaux commis par l’un ou l’autre des localiers qui recopient avec application des passages entiers des notes de synthèse qui leur sont transmises une semaine avant la séance.

Le député et la poste : cette personne affecte de s’émouvoir de la situation qui est nous faite, alors qu’elle est directement responsable du démantèlement du service public. Cette personne a voté sans sourciller toutes les atteintes au droit du travail, on pense en particulier au travail du dimanche. Cette personne s’apprête à entériner les décisions autoritaires prises par des dirigeants qui outrepassent les pouvoirs qui leur été confiés en se réunissant à huis-clos pour décider, hors de tout contrôle démocratique, qu’un traité s’appliquera, qu’un pays revotera, que des secteurs stratégiques de l’activité nationale seront bradés au privé, que tous seront mis dans ce qu’ils appellent “ la concurrence ”, etc. Cette personne, le député de la circonscription, est absolument disqualifiée pour parler au nom des usagers devenus, par ses soins et ceux de ses “ amis ” politiques, des clients. Si cette personne veut dire quelque chose, qu’elle nous rende compte par exemple de son action au sein de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, du nombre de sessions auxquelles elle a assisté, quelles ont été ses interventions, quelles missions lui ont été confiées, quels résultats elle a obtenus.
Ne soyons pas cruels, et puisqu’elle n’a rien à faire ou à dire, sauf en tant que président du SMICTOM d’Alsace du Nord, que d’animer de dérisoires réunions sur la façon dont nous remplirions – mal, évidemment ! – nos poubelles, qu’elle se taise, et qu’elle nous laisse nous organiser pour contrecarrer la politique qu’elle met en œuvre avec un gouvernement impopulaire et d’ores et déjà minoritaire.

Quelle chance nous avons, mais pour combien de temps, de vivre dans un beau pays où chacun a le droit de dire et d’écrire ce qu’il pense !

Note :
C’était le 14 novembre, avec photo pour enfoncer le clou. A ce propos, on indique qu’ils étaient accompagnés de leurs femmes, au pluriel. Rappelons une règle que je tiens de l’école primaire sur l’emploi de cet adjectif possessif :
Les hommes prirent leur chapeau avant de sortir (chaque homme n’a qu’un chapeau).
Les
hommes racontent leurs souvenirs (chaque homme a plusieurs souvenirs).
Les femmes étaient accompagnées de leur mari (chaque femme n’a qu’un mari).
Les enfants étaient accompagnés de leurs parents (le père et la mère).

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