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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

Tir groupé de l’excellente rédaction locale du plus grand quotidien d’Alsace

En deux jours, l’excellente rédaction locale du plus grand quotidien d’Alsace [ auquel Pumpernickel vient de s’abonner pour une période d’essai de 10 jours sans engagement de sa part ! ] vient d’écrire deux monuments qui mériteront d’être inscrits dans les plus prestigieux traités d’anthologie du journalisme.

Le 28 octobre 2009, c’était pour parler des aménagements à la circulation au centre de la ville. Entre deux réflexions “ beauffesques ” sur les mérites relatifs des coussins berlinois [ qui vous secouent la voiture, selon tant le “ journaliste ” que la ménagère de 50 ans de service qui se dit dérangée dans ses déplacements alors qu’elle n’imagine même pas qu’elle pourrait envisager de partager une voiture pour venir travailler dans la cité de Stanislas ( sic ! – Alors là, on est complètement scié ! Que l’on dise que Wissembourg soit la cité des abbés, ou celle de Pumpernickel, le vrai, celui que l’on retient dans son hangar depuis juillet 2007, d’accord. Mais prétendre que la capitale de l’Outre-Forêt soit la ville du père de l’infortunée Maria Leszczinska dépasse l’entendement. ) ], notre Albert Londres local convoque l’épicentre de Wissembourg pour parler des rues concernées par les nouvelles mesures.
Vous avez dit épicentre ? Il y avait quelque chose qui clochait, mais quoi ?
Un coup d’œil dans le dictionnaire et l’on trouve que ce terme renvoie à une idée de superposition et de recouvrement. C’est la raison de son emploi quand on rend compte des secousses telluriques, l’épicentre des tremblements de terre désigne alors le point de la surface terrestre se situant à la verticale du foyer d’ébranlement des couches inférieures de la croûte terrestre. Autrement dit, pour en faire toujours plus, et alors que tout le monde aurait compris que le “ journaliste ” parle de “ centre-ville ”, à la rigueur d’“ hyper centre ”, terme très apprécié des techniciens en mal d’esbroufe oratoire, notre héros du jour préfère s’emmêler les crayons et commettre un sorte de faux-sens. On l’entend déjà protester de sa bonne foi puisque le dictionnaire des synonymes tourne autour de la notion de centre, mais ce n’est pas celui qu’il croit.
Alors, la prochaine fois, plus simple, plus court, plus clair, et se faire relire.


Ce 29 octobre 2009, on est déjà dans le registre que nous connaissons, celui du conformisme et de l’accompagnement complaisant de ceux dont on ne finit pas de regretter que les électeurs leur aient signifié leur congé. C’est cette histoire, à Petit–Wingen, de ce mirifique complexe hôtelier de 50 à 100 chambres que des investisseurs locaux envisagent d’y implanter : une pure merveille, un diamant, une pépite, un monument dans le genre. Rien qu’à le lire, il apparaît, quels que soient les enjeux, qu’il est préférable de ne pas s’appeler Billmann si on veut avoir de la place pour s’exprimer dans l’excellente édition locale du plus grand quotidien d’Alsace ! Car, au nom du courrier des lecteurs qui lui a été octroyé il y a quelques semaines, il a droit à une charge, une salve, une rafale qui devrait lui remettre les idées en place.

Les “ investisseurs ” d’abord, qui sont les seuls à qui on donne la parole, alors que l’opposition, ferme, nombreuse et organisée, n’a pas droit à autre chose qu’à une sorte d’ultimatum brutal et dérisoire [ “ si ça ne convient pas aux gens du village, on ira ailleurs. ” ; mais qui vous retient ? ]. Une fratrie, des locaux, des gars et des filles bien de chez nous, dont le bon sens ne saurait mentir [ un peu comme la terre, qui, elle, ne ment pas, comme aimait à le répéter sur des affiches indignes Monsieur P. Pétain, qui ne manquait pas d’ajouter qu’il haïssait tous ces mensonges qui nous ont fait tant de mal. ], qui sont des gens avisés et observateurs [ “ Les structures 2 étoiles ne sont remplies qu’à 60%, alors que les 4 étoiles le sont à plus de 80%. ” ] et qui tirent alors des conclusions imparables. L’un d’entre eux ne précise pas, mais tout le monde l’aura compris, qu’il est tombé amoureux de ce lieu dès qu’il l’a aperçu en venant de Wingen – village. Ce que cette personne oublie également, c’est que dès qu’elle aura fait implanter sa structure de recréation physique, il ne restera plus rien de la vision paradisiaque qui a été la sienne quelques années auparavant.
L’invocation de la haute qualité environnementale pour les bâtiments projetés ? Elle sonne aussi faux que la haute qualité architecturale des bâtiments construits sur le terrain de l’ancienne caserne Abel-Douay au début des années ’90. Il est également curieux que le “ journaliste ” n’ait pas eu un instant de lucidité, de recul ou simplement d’objectivité lorsqu’il a préparé ce qui est en réalité un publi-reportage de promotion immobilière pour interroger sur les investissements connexes que sont la viabilisation, l’assainissement, ou le traitement des nuisances engendrées par les incessants va-et-vient de ces gens décidés à payer entre 250 € et 1 000 € la journée à la campagne [ il est ridicule de s’en tenir aux 150 € annoncés, puisque la restauration et tous les à-côtés viennent s’ajouter à un tarif qui reste théorique. ] : on parle évidemment des eaux usées [ deux piscines, ce n’est pas rien, et douches et toilettes fonctionnent en permanence ] ainsi que de “ l’aménagement ” des accès et leur emprunt par des véhicules de toutes sortes et de tous gabarits. Il est alors légitime d’affirmer que la quiétude de Petit-Wingen est maintenant écrite à l’imparfait au cas où la funeste conjonction des intérêts financiers des uns et de la mégalomanie des autres aurait le dessus.

Le maire ensuite. On est là dans un autre registre, celui du “ responsable ” qui sait de quoi il parle, lui, qui ne ment pas, lui, qui n’est pas comme ces accusateurs ignorants qui avancent des pseudo-vérités en agitant de dérisoires chiffons rouges pour affoler les populations et rompre le pacte social et affectif qui unit tendrement l’administré à son maire. A le lire , lui qui a tout de même droit à une colonne entière pour nous ennuyer avec ses arguments, tout va pour le mieux : il maîtrise son dossier, son contradicteur n’est au courant de rien, pire, c’est un nostalgique doublé d’un perturbateur, qui plus est, il ne nettoie même pas son terrain de tennis particulier ! Du grandiose de la part de celui qui se prend déjà pourun sénateur du Bas-Rhin !
D’ailleurs, les infortunés lecteurs de l’excellente édition locale du plus grand quotidien d’Alsace n’auront pas l’heur de savoir que ce qui leur est présenté comme une sorte de courrier des lecteurs du maire de Wingen est en fait un singulier “ droit de réponse : histoires d’eau, suite ” que le premier magistrat des “ Wingener ” entend porter à la connaissance de tous ces administrés en le faisant distribuer dans les boîtes à lettres de son village. En résumer le texte reviendrait à parler d’un assemblage de rappels administratifs, de considérations générales de gestion et de salubrité publique, d’attaques personnelles et de quelques incohérences [ quand il déclare d’abord que laisser l’eau dans les fontaines revient à gaspiller une ressource pour écrire quelques lignes plus tard que l’eau y coulera tout de même ! ]. Là n’est manifestement pas le problème, puisque rien n’est dit par exemple sur les moyens utilisés pour acquérir les terrains dont le projet immobilier a besoin pour s’établir : on convoque les propriétaires un par un en leur disant qu’il est préférable de vendre parce que tous les autres ont déjà vendu ! C’est une technique vieille comme le monde, et après tout, ceux qui l’utilisent n’ont pas à en rougir : ils ne sont sûrement pas les derniers à en user.

Comme chacun doit recevoir selon la peine qu’il s’est donnée, rendons à l’excellente édition locale du plus grand quotidien d’Alsace l’hommage qui lui revient pour ce travail de si belle facture qui doit être apprécié à sa juste valeur. Il ne manque à tout cela, pour en remettre encore un peu, qu’un petit couplet sur l’absence de vision à long terme de la municipalité de Wissembourg qui a laissé filer ce merveilleux “ investissement ” qui aurait dû être implanté sur l’un de ces nombreux paysages dont les promoteurs du machin de Wingen tombent tour à tour amoureux : il s’agit de la zone où d’autres amoureux de la nature voulurent installer un golf il y a une quinzaine d’années. Peu au fait des réglementations, ces passionnés inconstants [ un paysage, puis un autre, et encore un autre, … ], qui avaient le soutien de l’ancien maire de Wissembourg, s’en allèrent alors jeter leur dévolu sur une autre parcelle encore à l’état sauvage dont ils pensèrent qu’il était bon qu’ils la livrent aux appétits de leurs amis “ investisseurs ”.

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