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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

“une information : désinformation”, la variante DNA

Aujourd'hui, samedi 23 octobre 2010, les DNA publient une page couleur de publicité déguisée sur l'excellence environnementale de la centrale de Fessenheim.
Cette page est une réponse au communiqué que Stop Fessenheim a transmis à la presse le 12 octobre et que vous trouverez ci-dessous. Evidemment le public ne saura pas que c'est une réponse, parce que les DNA ont refusé de passer notre communiqué. Par contre il est évident qu'EDF suit de près nos argumentaires pour en prendre le contrepied et diffuser de la désinformation anesthésiante.
Les DNA ne disent jamais non à EDF qui les paient grassement.
Ce qui est le plus choquant au regard de la démocratie ce n'est pas qu'EDF fasse sa publicité mais qu'il soit impossible de diffuser des informations qui dérangent réellement le lobby nucléaire. Les associations n'ont pas les moyens d'acheter la presse !
Que ceux qui comme moi considère que la presse ne devrait pas être servile vis à vis des lobbies se fassent entendre auprès des DNA.
Nicole Roelens, présidente de Stop Fessenheim

Communiqué Stop Fessenheim du 12 oct. 2010

Stop Fessenheim réclame une étude d’impact radiologique de la centrale et une enquête publique sur les autorisations de rejets

Notre association a milité pour obtenir des expertises indépendantes concernant les rejets radioactifs de la centrale. Nous avons obtenu l’intervention de la CRIIRAD, mais malheureusement nous constatons que la commande qui lui a été faite par la commission locale d’information et de surveillance de Fessenheim a été extrêmement limitée.
La commission a refusé des analyses indispensables comme celle du tritium dans les eaux de pluie, le contrôle élargi des eaux souterraines, le dosage du carbone 14, strontium 90, nickel 63 et tritium, cobalt 60, qui constituent l’essentiel des rejets radioactifs liquides de la centrale.
A chaque fois que les nuisances de la centrale pourraient être précisément évaluées les autorités réduisent au maximum le champ des investigations. Cela permet de ne pas savoir quel est réellement l’impact de la centrale sur la santé des habitants.
D’autre part après chaque fuite de radioactivité sous forme liquide ou gazeuse comme le 24 août dernier et avant même de faire les constats nécessaires, on nous dit qu’elle n’a pas d’impact sur l’environnement. Ces façons de faire occultent totalement l’accumulation des éléments radioactifs dans l’environnement au fil du temps et la pollution progressive de la chaîne aliment    aire. Par exemple, les bébés qui boivent le lait des vaches qui ont brouté dans des zones considérées comme faiblement radioactives voient augmenter très nettement le risque de leucémie. Une étude allemande a montré qu’autour des centrales le nombre de leucémies infantiles augmentaient de 117%. En France on ne mesure pas l’augmentation des cancers imputables à la radioactivité, donc l’industrie nucléaire est tranquille !
Nous disons à l’Autorité de Sûreté Nucléaire qu’elle n’a moralement pas le droit de donner une autorisation de prolongation pour dix ans sans faire réaliser une étude d’impact exhaustive de la centrale sur la santé de la population.

Enfin, la centrale de Fessenheim a bénéficié durant des décennies de passe-droits en matière de rejets et de prélèvements des eaux. Aucune autre industrie n’aurait pu se dispenser ainsi d’appliquer la loi sur l’eau de 1995, car les services de l’état les auraient lourdement sanctionnés. Pourquoi y-a-t-il deux poids, deux mesures ? Nous avons souligné cette anomalie auprès de l’Autorité de Sûreté Nucléaire. Celle-ci a décidé récemment de déclencher une procédure de révision des prescriptions de rejets de la centrale de Fessenheim.
Cette procédure doit normalement donner lieu à une enquête publique. Nous ne permettrons pas que cette procédure se règle en catimini. Nous voulons qu’une enquête ouverte au public soit réellement organisée afin que les citoyens puissent se prononcer sur les risques de contamination qu’ils admettent ou qu’ils refusent.

Nicole Roelens, présidente de Stop Fessenheim

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