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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

vendredi 24 février 2012 : cacophonie municipale, la suite

Voici ce que vous pouviez lire dans la numéro 44 d'avril 2006 de Pumpernickel sur le thème de cet étrange droit de réponse dont le maire d'alors usait manifestement à tort et de travers :

À propos d'un "droit de réponse"
La livraison (tardive) de la dernière "gazette à 4000" inaugure un genre nouveau, celui d'un étrange "droit de réponse" d'un comité éditorial rebaptisé "la municipalité" qui s'arroge le dernier mot d'une tribune de l'opposition qu'elle entend bien maîtriser puisqu'elle la tolère.
Interloqué par le procédé, le service juridique de Pumpernickel est allé glaner quelques informations et vous les livre, de façon à remettre les choses à leur vraie place, quitte à appartenir au camp de ces "certains qui se plaisent à alimenter des polémiques stériles".
Le droit de réponse
Toute personne, physique ou morale, désignée dans un journal ou un écrit périodique peut exercer son droit de réponse. Il n’est pas nécessaire qu’elle ait été expressément nommée, il suffit qu’elle soit clairement identifiable. Le droit de réponse est un droit général et absolu, indépendant du contenu même de l’information et peut donc être exercé non seulement lorsque l’expression qui désigne une personne ou une institution comporte des critiques, des diffamations ou des injures mais également lorsqu’elle contient des éloges ou qu’elle est exempte de toute erreur ou inexactitude. […] Sur le plan formel, le droit de réponse doit avoir été adressé au directeur de publication ou au gérant et la réponse doit être publiée à la même place et dans les mêmes caractères que la mise en cause. Elle doit être reproduite intégralement sans qu’il y soit rien ajouté ni rien retranché et elle sera limitée à la longueur de l’article qui la justifie, dans une fourchette comprise entre L 50 lignes au minimum et 200 au maximum. Elle devra être insérée gratuitement et, sous peine d’amende, dans les trois jours qui suivent sa réception ou à défaut dans le plus prochain numéro de la publication. En période électorale, ce délai est ramené à 24 heures [informations recueillies sur le site de l'union syndicale des journalistes CFDT].
Les choses à leur vraie place
Comme on le constate à la lecture de ces quelques lignes, "la municipalité" n'a pas à user de son "droit de réponse" pour s'en prendre à une tribune qu'elle juge [en fonction de quels critères ?] déplacée. La seule chose à faire dans ce cas, c'est, à la limite, de publier un encart signé ndlr pour éventuellement indiquer au lecteur que ce qui précède ne se situe pas dans la ligne éditoriale de la publication. Et ça suffit largement. Pour le reste, on se régalera de la conclusion signée de "la municipalité", livrée brute de décoffrage : "Formulons [sic] le vœu qu'à l'avenir, le débat démocratique puisse retrouver ses sources d'inspiration qu'il n'aurait jamais dû quitter : celui [sic] des dossiers, des projets et propositions concernant notre ville."
Au-delà des acrobaties de formulation, doit-on en conclure que s'intéresser à la façon dont les deniers publics sont dépensés pour "communiquer pour mieux informer" ne concerne pas la ville et n'est pas un dossier ? Et que s'interroger sur l'emploi de dizaines de milliers d'euros ne relève que du dénigrement systématique ? Chacun appréciera.

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