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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

vie municipale

On peut légitimement se demander quel bénéfice un maire peut bien tirer d’une énième confrontation avec des adversaires plus ou moins attitrés lors de ces pseudo exercices de démocratie directe intitulés "réunions de quartier" [ a-t-on d’ailleurs vraiment réfléchi à ce que l’on peut mettre derrière ce concept ? ]. La dernière fois, dans le quartier de la rue de l’Etang-du-Cygne, c’était plutôt intéressant. À en croire les Dernières Nouvelles d’Alsace, il y avait à ma droite un ancien qui ne décolère d’avoir été sévèrement battu

[ en fait, il faut relativiser : Monsieur pronostiquait 70% quelques instant avant le début du dépouillement, et il n’a obtenu "que" 49,7%, ce qui en dit long sur le décalage entre l’idée qu’il se fait de sa popularité et la réalité de l’isoloir ! ]

acoquiné avec, à sa droite,

[ la droite de la droite, donc ]

un ancien candidat d’un parti dont on a plus ou moins le droit de dire qu’il est d’extrême-droite,

[ mais ce compagnonnage ne semble gêner personne ]

et, à l’extrême-centre, celui qui semble actuellement frayer avec une candidate à l’élection législative soutenue par le parti socialiste. Les riverains du énième projet immobilier local

[ vous savez, à Wissembourg, c’est pire qu’au lendemain de la guerre, c’est la crise du logement, la crise du logement, la crise du logement, à tel point que les "programmes immobiliers", on pense à celui de l’ancienne imprimerie, restent en plan, faute d’acheteurs ! ]

étaient censés être défendus par les deux "has been" qui ont subrepticement découvert les vertus de l’action citoyenne, de la pétition et de l’interpellation des potentats locaux. À la décharge de l’ancien adjoint aux permis de construire, on rappellera qu’il s’agit pour lui d’un retour aux sources, puisqu’avant de rejoindre l’équipage de l’ancien maire de Wissembourg en 1995, pour en devenir adjoint six années plus tard

[ ceux qui pensent au plat de lentilles ne sont que des médisants ]

il faisait signer une pétition pour empêcher que l’on détruise l’un des bâtiments de l’ensemble monumental des casernes dites "Abel-Douay". Quelques centaines de signatures plus tard, au lendemain des "festivités de Pentecôte" présentées comme une ode au patrimoine culturel et traditionnel local, ceux qu’il allait rejoindre sans vergogne quelques années plus tard démolissaient ce bâtiment et faisaient construire à la place l’hôtel des impôts. Ne mesure-t-on pas les époques à l’aune des monuments qu’elles sont capables de léguer à leurs descendants ?
Alors, rue de l’Etang-du-Cygne : la question n’est pas de savoir si le permis de construire a été signé en conformité avec le POS de 1993 dont l’ancien adjoint n’est absolument pas responsable. À l’époque, il n’était pas au conseil municipal, et sans doute même pas membre de l’une de ces commissions alibis dans lesquelles on fait siéger des "personnalités qualifiées" issues de l’incontournable "société civile", histoire de mettre une couche de démocratie formelle sur une construction autoritaire. En mettant cet argument sur le tapis, le maire se trompe, et surtout, il s’engage dans l’une de ces polémiques qui ne font que conforter ceux qui pensent que "tout ça ne peut faire
que du bien à Fantomas ! "

[ pour ceux qui ne le savent pas, Fantomas est le surnom de l’ancien maire de Wissembourg, à cause de son sourire "à la Jean Marais" ].

Surtout, le maire commet l’erreur, la faute maintenant, de se mettre à dos des riverains, au-delà des deux personnages déjà cités, qui émettent une opinion : ces nouveaux appartements, ces nouvelles voitures, ces nouvelles allées et venues, cette nouvelle construction en hauteur, ce jardin, encore un, sacrifié sur l’autel des statistiques exhibées par "Monsieur SCoT-AN", ce caporalisme, cette insupportable omniscience, ces réflexions de miroir, cette fuite en avant, ce refus des réalités, oui, tout cela, ils le contestent, comme ils en ont le droit, et comme ils pensent que c’est leur devoir que de le faire. Et au lieu de trouver une oreille attentive, réceptive, compréhensive, qu’ont-ils en face d’eux ? Le dogmatisme, l’insupportable suffisance de celui qui a maintenant complètement perdu pied et qui s’engage, à toute vitesse, pied au plancher, dans une impasse, entraînant avec lui tous ceux qui ont eu la maladresse de penser que ce serait "ensemble" et surtout "autrement".
De mémoire d’observateur et de chroniqueur, depuis maintenant plus de quinze ans, on n’a jamais pu lire dans les Dernières Nouvelles d’Alsace qu’un divorce semblait consommé entre les habitants d’un quartier et le maire de la commune ! Le maire mesure-t-il l’ampleur du désastre dont il est l’origine ? Probablement non, lui qui choisit de traverser la bourgade sans même saluer celles et ceux à qui il doit tant. On lui rappellera cette belle chanson de Charles Trenet interprétée par Jean Sablon,
"Vous qui passez sans me voir, sans même me dire bonsoir, donnez-moi un peu d'espoir ce soir… J'ai tant de peine, vous, dont je guette un regard, pour quelle raison ce soir, passez-vous sans me voir ?… "
On se rappelle cette Pentecôte 2010 [ clic sur le lien ], quand des banderoles avaient été accrochées aux façades d’immeubles de la rue Nationale, ou dans la rue de l’Etang-du-Cygne, et que l’on n’avait rien trouvé de mieux que de menacer, au nom du code rural [ !, si, c’est vrai ! ] l’un des riverains, au motif qu’il avait posé un calicot sur les arbustes de sa clôture. Si on comprend bien, depuis près de deux ans, rien n’a changé, les positions se sont figées, et donc radicalisées, celui qui pouvait faire un pas vers les riverains, qui seront aux premières loges quand il faudra faire les (mé)comptes de cette opération, a choisi de se disperser dans des opérations électorales hasardeuses, on a perdu un temps précieux que l’on ne retrouvera jamais. Merci qui ?
Pendant ce temps, on en est à la distribution des dépouilles. Les listes, ou du moins les velléités de listes, se constituent. Ce qu’il convient d’appeler "des juxtapositions et des combinaisons d’ambitions médiocres et disparates" sont à l’œuvre : ici un officier ministériel se verrait "gérer la ville" avec un groupe de "techniciens" issus des clubs ayant plus ou moins pignon sur rue, là une ancienne conseillère municipale aurait une dette d’honneur vis-à-vis de la ville, ailleurs, c’est un ancien adjoint encore conseiller municipal appartenant à ce qui reste de "majorité" et ex-candidat aux cantonales contre le maire qui s’active, n’oublions pas l’ex et le maire actuel évidemment candidat à sa succession, ou encore quelque initiative marginale, soit au moins six listes en gestation. Au fait, tous ces gens, quand a-t-on le privilège de lire quelle est leur vision de la ville, alors que, pour quelques-uns, ils sont incapables d’en situer les rues. À l’évidence, c’est à un nouveau marché de dupes que nous sommes invités, avec distribution des hochets et des charges, au sens de l’ancien régime, évidemment.
"Notre ville" mérite assurément mieux, beaucoup mieux, et c’est si facile.

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