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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

westercamp, la mauvaise farce – 2

Laissé par ce lundi 17 décembre à 2013 par Régis Hulot à 08h26 :
Que dire après cela?
Que, en toute hypothèse et quelles que soient les circonstances de droit ou de fait, cette Madame Schutz ne rendra jamais compte de son incurie, et verra peut-être un jour son nom gravé dans le marbre pour sa collaboration à la rénovation, au réaménagement, à la modernisation… d'un musée qui sera équipé, comme partout, de dérisoires écran plats sur lesquels défileront des présentations, jusqu'à la nausée. Ne rendront jamais compte non plus ceux qui ont un jour apposé leur paraphe, constaté leur erreur, et prié chaque jour pour que cela soit oublié, faute d'avoir le courage de reconnaître leur erreur et de tenter de la réparer. Après cela, on met à l'ombre les voleurs de poules, et en cabane ceux dont on sait qu'ils ont d'abord besoin d'être soignés.
Comment allons-nous supporter cela plus longtemps ? Comment allons-nous les supporter plus longtemps ?
Qui récidive à 15h51 :
J'ai eu le "courage" de télécharger "l'impérissable document" dont il est question. Horreur ! Il y en a 90 pages ! Autrement dit, n'étant pas payé (et n'ayant pas payé non plus) pour le faire, je n'ai pas lu l'intégralité de la chose, mais seulement parcouru "en diagonale" ce chef d'œuvre de la littérature contemporaine. Je me suis contenté, comme on me l'a appris jadis, de la lecture de l'introduction (tiens ! c'est Wissembourg et non Lauterbourg qui se trouve "à l'extrémité nord-est de l'Alsace") et de la conclusion.
Disons le tout de suite, c'est de la novlangue, cette sorte de sabir indigeste pratiqué par des gens qui se font un devoir de nous imposer leur pédantisme et leur manque de véritable culture car, s'ils étaient cultivés, ils se contenteraient de la langue de Molière, pure et claire, simple et accessible à tous. Ainsi, commencer par faire du musée Westercamp "un musée médiateur de l’interculturalité pour le XXIe siècle", n’est ni plus ni moins ajouter des mots vides et à la mode à des concepts creux. Et tout semble être à l'avenant, puisque, dans la conclusion, on peut lire, non sans avoir rappelé que "Dans ce contexte, on peut considérer que la fermeture prolongée de son musée est tout à fait regrettable à la fois pour les habitants privés de leur histoire et de leur patrimoine […]" (mais qui donc a fermé ce musée ?), et que comme "Le musée Westercamp était essentiellement tourné vers le passé [ oui, c’est vrai, un musée historique qui s’obstine à être tourné evrs le passé, c’est forcément suspect ! ], il [était] nécessaire aujourd’hui de lui donner une parole contemporaine en lui offrant la dynamique d’une politique d’expositions thématiques temporaires qui puissent l’ancrer dans l’événementiel et le contemporain." Ah ! l'ancrage dans l'événementiel ! Ah ! l'ancrage dans le contemporain ! O tempora, o mores! C'est beau comme l'antique.
Passons sur "le large champ des problématiques", comme sur l'immense modestie du propos qui veut que ce "projet avec un axe fort et original lui permettra [au musée Westercamp] de tenir une position intéressante dans le paysage des Musées de France et lui ouvrira des perspectives européennes" (et pourquoi pas mondiales pendant qu'on y est), pour en revenir rapidement et d'une seule phrase à des ambitions plus réalistes : "La rénovation doit aussi et avant tout lui permettre de devenir, en tant qu’unique musée de la ville de Wissembourg, un équipement utile, réussi et reconnu sur le plan local et régional." Ouf !

Le pire, c'est d'avoir payé (combien ?) pour ça, et que cela dure depuis dix ans.

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