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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

Radéchan est élu_vélo électrique

Alors ça y est, le héros de la droite conservatrice, immobiliste, conformiste et en fin de compte autoritaire a été élu par l'assemblée régionale alsacienne. À l'issue d'une sorte de comédie un peu dérisoire au cours de laquelle si la majorité a pu voter pour son candidat, les minorités, malencontreusement réunies, se sont volontairement réduites à une abstention commune, un personnage terne nous a annoncé qu’il allait se mettre au travail, constituer ses équipes, s’intéresser en priorité aux enjeux stratégiques, et ouvrir l’Alsace à 360° [ ?! ] en respectant la diversité tout en promettant de ne pas procéder à des débauchages individuels [ ?! ], bref on aura été plus que servis. Il a d’ailleurs oublié de réitérer l’engagement qu’il avait eu l’imprudence de prendre quant à sa démission de son siège de sénateur, et surtout de premier questeur, une rente, niche parmi les niches, convoitée par tous les membres de cette assemblée. Il s’est un peu rattrapé depuis peu en précisant qu’il resterait au sénat jusqu’au terme de la discussion sur la casse des collectivités territoriales encore en cours. Gageons qu’il n’aura rien à dire sur ce sujet comme cela a été le cas sur tous les autres. Qui peut en effet citer une seule prise de position publique du nouveau président de l’assemblée régionale sur quelque grand débat que ce soit ? Évidemment personne, puisque toute la carrière de celui qui n’a connu qu’un échec, celui des élections municipales de 1995, s’est faite sur le non-dit, sur l’effacement, et la soumission aux appareils partisans, UDR-RPR en particulier. Cette soi-disant rébellion face aux “ caciques ” alsaciens lors de sa première élection au conseil général ne trompe personne. Il a bien vite réintégré le rang, acceptant les injonctions de cette sorte de “ politburo ” alsacien qui a décidé que l’Alsace était à droite et que les élections n’y pourraient jamais quoi que ce soit. Ce sont les mêmes qui nous ont seriné des décennies durant que, quoi qu’il arrive, quelles que soient les intelligences et les esprits qui représentent l’autre terme d’une alternative que l’on s’obstine à nier, jamais, vous entendez, jamais autre chose qu’un ectoplasme crypto-gaulliste ne pouvait être élu dans les cantons de l’arrondissement de Wissembourg. Ces gens, non contents de nous tromper, se trompent en ce qu’ils ne parviennent pas à comprendre que la réalité n’est pas conforme au rêve qu’ils fantasment.

Des éléments ne trompent pas qui vont nous démontrer que comme on aurait choisi le non-changement sans risque, il y a évidemment peu de risque que ça change.
Prenons Madame N. Roos, président de Mars Europe, et tout de même quatrième sur la liste bas-rhinoise. L’encre des journaux n’était pas encore sèche qu’elle déclare ingénument qu’elle appréhende cette nouvelle fonction, qu’elle ne pourra pas s’y investir puisque son emploi du temps ne le lui permet pas, qu’elle est partie 5 jours par semaine, qu’elle compte prendre sur ses loisirs pour mettre ses compétences professionnelle au service de la région qui doit devenir plus efficace, et … qu’elle reversera ses indemnités à des associations ! [ interview accordée à 20minutes le 26 mars dernier ]. De telles déclarations iront probablement droit au cœur des électeurs de la liste de droite qui doivent se réjouir d’avoir élu quelqu’un qui respecte bien la tradition des gens au pouvoir, qui se font élire pour ne pas siéger [ on pense en particulier à Monsieur M. Barnier, ex-tête de liste UMP en Île-de-France aux élections européennes, qui est allé illico investir cette commission à l’origine d’une grande partie de nos malheurs ], trompant ainsi la confiance des électeurs.
Autre personnage haut en couleur, le numéro 11 de la liste bas-rhinoise, Monsieur C. Sturni, maire de Haguenau qui attend les prochaines séances pour savoir à quoi il va s’occuper, et se réjouit d’appartenir à la majorité, car il pense qu’on est moins entendu quand  on est dans l’opposition, et que c’est frustrant pour un homme comme lui qui est “ dans l’action ” [ interview accordée à 20minutes le 26 mars dernier ]. Passons sur les stéréotypes éculés et le recours à la novlangue technico-commerciale pour s’interroger sur le sérieux de celui qui croyait pouvoir siéger dans la minorité à la place qu’il occupait sur la liste. C’est environ n’importe quoi, et n’a par conséquent aucun sens.
Madame L. Merabet est une personne qui promet : elle est fière d’être élue, sera là où on demandera d’être, et mettra son “ expertise de la jeunesse ” au service de l’assemblée. Sans doute voulait-elle parler de sa bonne connaissance des jeunes, mais comme le chantait l’immense Boris Vian dans “ J’suis snob ”, “ J’ai p’us mal au foie, personne n’fait p’us ça, j’ai un ulcère, c’est moins banal et c’est plus cher… ”. Notre nouveau membre de l’équipe va quitter sa profession … dans les 6 mois et disposera ainsi de temps pour bosse les dossiers à fond [ interview accordée à 20minutes le 26 mars dernier ]. La très grande classe en somme !
Sans le vouloir, elle envoie un scud à tous ces vieux cumulards qui sont au four et au moulin et ne doivent manifestement pas disposer de suffisamment de temps pour bosser les dossiers à fond.

Voilà, c’est ça le renouveau alsacien, avec le retour du couple infernal Buchmann-Waechter, la jeunesse et l’enthousiasme en moins, la gravité et le pragmatisme en plus. On se demande vraiment si on y gagne.

Allez, parlons d’autre chose avec cette presque bonne nouvelle.

Pédalez…, vous serez remboursés !

Les Wissembourgeois connaissent bien, désormais, les vélos électriques utilisés par les employés de l'agglomération en centre-ville. Désormais, eux aussi pourront se mettre en selle : la communauté des communes du pays de Wissembourg a pris la décision d'accorder une subvention, d'un montant de 400 euros maximum, pour tout achat d'un vélo électrique, le tout grâce à un partenariat avec des revendeurs de vélos électriques. De quoi en motiver plus d'un ! " C'est une manière de favoriser les développements doux ", indique Monsieur V. Ringeisen, président de la collectivité territoriale.
Coût de la mesure : 25 000 euros.

En fait, ce n’est pas ça du tout. Il s’agit d’une initiative prise par l’agglomération de Blois qui s’est lancée, depuis qu’elle a pris la mairie à la droite en 2008, dans un programme ambitieux visant à placer la démocratie locale au cœur du mandat, pour intégrer les Blésois aux décisions importantes concernant leur ville, à favoriser une politique de solidarité forte en termes d’accès à l’éducation, au logement, aux loisirs, à la culture, aux transports en commun, à conduire une politique de développement durable visant à faire de Blois une éco-ville de référence, à faire de Blois la capitale touristique du Val de Loire au cœur du site Patrimoine Mondial de l’Unesco, et à mener de grands projets pour assurer le développement de la commune. Tout ce que nous aimerions écrire sur Wissembourg que nous aimons, en somme.

Donc, on attend que la communauté de communes, plutôt que de faire des gorges chaudes sur la remise en cause d’un échange Palais Stanislas contre siège de l’ex-DDE [ échange dont il apparaît rétrospectivement qu’il était d’abord et avant tout inopportun, et que Pumpernickel a bien fait de s’en moquer, tout autant que de son promoteur ] ferait mieux de promouvoir les modes de déplacements indolores, silencieux et conviviaux. Elle montrerait qu’elle a pris conscience des vrais enjeux, et qu’elle sait s’intéresser à l’essentiel. Ça, ce serait un vrai changement !

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Nux 30/03/2010 13:07



Il faut davantage étendre la connaissance du vélo électrique, elle est vraiment trop faible en France!


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