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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

quel beau lundi pour la saison ! – semaine 2

Côté cour, celui du cœur quand on regarde le public, le coup est rude, c’est vrai, mais comme on l’a entendu hier soir, pour ceux qui ont connu si souvent l’insuccès pour être restés obstinément intransigeants sur leurs convictions, ce n’est jamais qu’une illusion perdue de plus. Ne pas oublier pas de rechercher la fonction utile de l’événement, en l’analysant, sans concession, d’abord vis-à-vis de soi-même, pour en tirer les vraies leçons et repartir du bon pied. Si l’on peut parler d’une défaite, il ne s’agit en aucun cas d’un revers comme celui essuyé par la liste Weigel-Pint en 1995. Là, ça avait été net et sans bavure, sans discussion possible, le score vainqueur étant irréfutable. Cette fois, c'est tout sauf sauf une déroute, d'autant que la campagne a permis aux uns et aux autres de se rencontrer et de s'apprécier.

Côté jardin, comment rester modeste ? D’ailleurs, nous avons eu droit hier à un spécimen des éléments de langage qui vont être utilisés pour nous persuader que c’est vrai, j’en ai bavé, on s’en est pris à ceux que j’ai de plus cher et à qui, les tremolos dans la voix pour donner un semblant de relief à mon intervention, je rends un hommage aussi décalé qu’incompréhensible. Devoir constater qu’après six années de pouvoir bicéphale le maire en titre en est à s’apercevoir que la vie d’homme public est publique a quelque chose de pathétique, à moins que ce ne soit simplement qu’un manque de jugement. Passons.
De quoi s’agit-il donc ? Ayant pris un avantage dont on ne sait encore s’il est incontestable, le camp qui a gagné n’a pu s’empêcher de laisser s’échapper une joyeuse clameur pour manifester son allégresse. C’est vrai qu’avec une telle victoire qui manifeste que l’on a manifestement conquis tous les esprits, il y a de quoi pavoiser, et pour six ans, on espère. Alors que tout s’était joué à 31 voix, dans un contexte défavorable avec des bureaux tenus par l’ancienne municipalité, cette fois-ci, dans un contexte favorable avec des bureaux tenus par l’actuelle municipalité [ j’ai dû voter devant un personnage, conseiller municipal sortant, coiffé d’un chapeau ridicule qui déshonorait la fonction qu’il exerçait, je lui en ai fait la remarque, il a fait semblant de ne rien entendre ], c’est à 28 voix que l’on en est réduit. Si l’on osait, on dirait que le compte à rebours a commencé…
En y regardant de près, le maire sortant, qui nous promet de passer six ans à rassembler la ville [ aurait-elle été fragmentée, et si oui, par qui et pour quelles raisons ? ], parvient à y être minoritaire, passant derrière son adversaire, ce qui en soit constitue une belle contre-performance. Ce fait est d’ailleurs pointé par tout le monde. Comme il aime à le dire lui-même, on finit tout de même par récolter ce que l’on a semé. Et comme Pumpernickel est cruel, il signale qu’il manque 272 voix à notre réélu pour retrouver le capital de confiance qui s’était réuni sur son nom il y a six ans. Bravo, l’artiste !
Saluons comme il convient sa réussite à Altenstadt où il n’avait eu que 252 voix la semaine dernière et où il en totalise cette fois, 43 de plus, pour un résultat qui l’amène à 46% ! Ce n’est plus un triomphe, c’est une consécration ! C’est vrai que celui qui s’était fait bananer la dernière fois par ceux qu’il a embauchés dans son aventure, quand ils l’avaient écrasé à 75% a de quoi être content ! Chapeau bas, l’artiste !

On va s’améliorer, affirme aussi celui qui, jeudi dernier, ne tarissait pas d’éloge sur le bien-fondé de la méthode qui avait été la sienne pour mener la politique municipale. On se demande alors ce qu’il convient d’améliorer puisque tout est déjà parfait, qu’il s’agisse des relations que l’on entretient avec le personnel municipal et para-municipal, les commerçants et artisans, les industriels, les ménages, les représentants des diverses communautés, l’opposition infra et extra-municipale, les associations culturelles, et tout le tintouin. Mais sachons nous laisser surprendre, comme cela, nous ne serons pas déçus !

Pour l’instant, il faudrait panser les plaies puisque les adversaires ont donné dans le dénigrement, le mensonge et la diffamation. Si c’est vrai, et qu’ils ont par exemple utilisé le canal des soi-disant réseaux soi-disant sociaux pour le faire, c’est très vilain, très mal et tout à fait inacceptable. Et ces adversaires indignes le seraient encore plus s’ils avaient eu l’audace d’effacer vivement les propos insultants, dénigrants et méprisants qu’ils auraient eu la maladresse et l’inconscience de publier. Espérons que notre "encore une fois maire" ait la sagesse de remettre tout ce petit monde face à ses responsabilités et ramène chacun à reléguer l’outrance au magasin des interdits. C’est vrai quoi !

On en est là ce lundi matin. Pour être franc, l’ambiance en ville n’avait rien à voir avec celle que nous avons connue il y a six ans. Croisant deux ou trois vainqueurs aux points, je les ai vus changer de trottoir ou baisser la tête, signe qu’ils sont bien à l’aise dans leurs baskets. Pour les autres, il ne sera pas très difficile de construire des espaces de résistance, à l’abri des subventions municipales [ après tout, nous ne sommes pas à vendre, et si c’était le cas, ce serait au-dessus des moyens de la commune ! ], où nous pourrons continuer à nous voir, à échanger et à construire, ensemble.

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