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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

quels beaux mardi & mercredi pour la saison ! – semaine 3

Hier, il n'était matériellement pas possible de tenir cette chronique quotidienne. Le rédacteur prie ses lecteurs de bien vouloir accepter les excuses qu'il leur présente.

Trop de choses à faire, trop d'engagements à honorer, trop de paroles à tenir, trop de coups de main à donner, trop de conversations amicales à tenir, trop de pression aussi quand on est embarqué dans un projet collectif et que chacun sait que le meilleur qu'il va donner sera une contribution au succès de tous, sans hiérarchie, sans préséance, sans favoritisme. Mais quel bonheur quand on a passé la ligne d'arrivée de l'étape du jour, et que tout s'est bien, passé, que le groupe reste soudé, qu'aucune perturbation ne vient contrarier ce mouvement d'horlogerie bien huilé, sûrement perfectible, mais ouvert aux propositions d'améliorations, toujours favorablement accueillies. Dans quelques jours, ce sera l'arrivée, avec un moment convivial, sympa, durant lequel on pourra se lâcher un peu, avec encore la contribution de l'une, de l'autre ou d'un troisième qui voudra marquer le coup et fixer les souvenirs, toujours en gentillesse, en amabilité et en bienveillance. Tout un programme, non ?

Aujourd’hui, il fait beau, frais, mais ensoleillé, alors qu'hier, c'était gris, un peu triste, comme si l'hiver que nous n'avons pas eu faisait de la résistance pour nous rappeler que chaque situation, comme la bonne santé, n'est que provisoire, transitoire, voire éphémère. C'est comme ce qui se passe en ce moment en ville, quand le "rien" le dispute au "pas grand-chose", l'accessoire au dérisoire, le futile à l'inutile. Il paraît que c'est la distribution des prix, avec les récompenses, les accessits, les médailles, les hochets, les délégations, les promesses de prises en charge des frais de transport et de représentation, l'espérance des honneurs et surtout de la reconnaissance sociale, la renommée tant attendue pour les obscurs, l'aboutissement d'une carrière d'obéissance et de flagornerie, "en être" enfin, quelle vacuité !
Aujourd'hui, interrogez vos voisins et amis, il ne se passe rien, du moins pour vous. Tout est comme avant, vous êtes en dehors du coup, vous ignorez ce qui se trame et qui va bientôt débouler sur la place publique, quand on vous le présentera au cours de l'une de ces mauvaises comédies au goût douteux que l'on voudrait faire passer pour de l'information. C'est vrai que l'exercice est périlleux. Il peut tourner à la catastrophe quand on sait [ car même si on fait mine de ne plus s le rappeler, c'est l'irréductible réalité ] que l'on représente péniblement le quart des inscrits, c'est-à-dire même pas un habitant sur cinq. Quelle détresse !
Aujourd'hui, la presse reprend son rythme de croisière avec les marronniers d'usage : un discours de premier ministre fade, convenu et prévisible [ sauf peut-être pour des éditorialistes en manque d 'imagination ], des nettoyages dits "écologiques" de village ou des photos de familles municipales recomposées qui trôneront dans les albums-souvenirs des nouveaux installés. Quelle monotonie !

Il n'y a que sur le sujet de la réduction du nombre des régions que l'on doit se pincer : le Boulanger, qui était pour la suppression des deux départements alsaciens et leur fusion dans une Alsace dont il aurait été le ministre-président, est maintenant contre la suppression des départements et l'avalement de "sa" région par l'une au moins des deux voisines, comprenne qui pourra, ou plutôt, on a bien compris que le Boulanger est pour la suppression des départements à condition de devenir le président de la grande collectivité qui verra le jour. On est donc tous d'accord.
A-t-on le droit d'affirmer que le problème n'est pas de savoir si les départements vont disparaître ou non, et d'ailleurs qui les regrettera vraiment, mais plutôt de savoir comment les citoyens qui seront administrés par les nouvelles structures pourront choisir leurs représentants. S'il s'agit, au nom des vieilles lunes fantasmées du vague souvenir de la IVème République, de poursuivre dans la voie sans issue du scrutin surmajoritaire que l'on connaît déjà, alors là, oui, on peut et doit être plus qu'inquiet pour cette forme de démocratie de faux-monnayeur qui donne près de trois quarts des sièges à ceux qui ne représentent que deux votants sur cinq. C'est là aussi qu'il faut trouver l'une des clefs de la raclée qui a été mise au Boulanger il y a un an.
Anecdote : l'autre, on s'échangeait les cartes dites électorales [ on devrait parler de "carte d'électeur" ou de "carte d'électrice" ] et celle de l'un d'entre nous portait le tampon d'avril 2013 ; quand on lui a demandé à quoi ça correspondait, il a été incapable de répondre, signe qu'il était super motivé, il y a un an, et qu'il s'en souvient, passons…

Toutes ces péripéties nous éloignent des petits soucis d'un chef-lieu de canton qui va bientôt voir Saverne partager son douloureux privilège de fermeture de son tribunal d'instance. Au moins, le "cher collègue" local du Funambule pourra-t-il venir chercher ici quelques idées pour en changer la destination lorsqu'il l'aura fait racheter par la commune, c'est-à-dire par les citoyens parallèlement dépossédés à la fois du service public et de bâtiments qui leur appartiennent. Oui, c'est un peu inhabituel de dire ça, quand cela fait une bonne trentaine d'années que l'on nous a accoutumés à voir l'État se débarrasser de tout ce qui ne lui appartient pas, puisqu'il s'agit de propriété collective.

Mais reprenons. Aujourd’hui, il fait beau, frais, mais ensoleillé, alors qu'hier, c'était gris, un peu triste, comme si…

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