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pumpernickel

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commentaires satiriques de l'actualité wissembourgeoise

quels beaux jeudi & vendredi pour la saison ! – semaine 3

Hier, il n'était matériellement pas possible de tenir cette chronique quotidienne. Le rédacteur prie ses lecteurs de bien vouloir accepter les excuses qu'il leur présente.

Aujourd’hui, conversation fortuite, mais il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rencontres, avec l'un de ces Wissembourgeois dont l'engagement doit être différent des autres, de tous les autres, car il est né à Wissembourg, il y a grandi, et même s'il n'y a pas toujours habité, il est, mais comment dire maintenant, l'un d'entre eux, ou l'un d'entre nous ? Décidément, cette déclaration de mauvaise foi faite crânement sur les professions du même nom, entre les deux tours, dégouline de ce chauvinisme primaire qui fait les beaux jours de l'exclusion, de la catégorisation et du communautarisme. Et dire que cela vient de quelqu'un qui traitait l'un de ses adversaires de, citons-le pour qu'il se reconnaisse, "dictateur xénophobe de droite extrême." Il est dramatique de devoir constater que l'on est obligé de psalmodier des répons aux relents nauséeux pour ne réussir à capter qu'une petite de trentaine de suffrages pour se hisser, péniblement et si relativement, en "première place", et encore pas partout. Il y a des compromis qui deviennent hors de prix.

Cette conversation donc avec ce copain qui connaît bien la réalité locale et la personnalité du chef de file des funambules. "Le mandat de trop, il va se lancer dans toutes les aventures électorales, il a perdu la notion de la réalité, il s'en prend à tout le monde, il a complètement perdu les pédales en postant n'importe quoi à ses amis des réseaux sociaux, il va aller dans le mur, il a déjà oublié que c'était ric-rac, encore l'autre fois a-t-il eu plus de 50%, mais cette fois, c'est la cata, …", bref, ce que l'on entend ici à longueur de journée a déjà dépassé la forêt de Haguenau, et l'on n'attend plus que la faute majeure, l'état réel des finances municipales ou l'endormissement du fait de la paralysie réflexive. Parce qu'il ne suffit pas d'être le meilleur des bonimenteurs, encore faut-il tenir la distance, et avec tout ce qui nous a été non pas promis mais annoncé, il va y avoir du taf : installation d'un réseau de chaleur en ville [ mais s'est-il rendu compte de l'énormité et du grotesque de son propos, sait-il ce que c'est que d'installer un réseau de chaleur urbain, à l'évidence, non, surtout si on refuse de s'entourer de conseils de spécialistes non pas en vente de réseaux de chaleur mais en sismologie ; à moins qu'en plus d'être ingénieur du son, programmateur culturel, comptable, animateur et agent immobilier, il ne soit aussi sismologue, allez savoir… ], énième salle des fêtes à la place du gymnase municipal, fin de l'allée dite des Peupliers et traversée d'Altenstadt [ pour laquelle il nous a expliqué que grâce à lui, en dépensant trois millions à la place de cinq, on avait mieux pour moins cher : on se croirait au "décrochez-moi ça" ].
Ah, il va s'en passer de jolies choses, car on a oublié l'essentiel qui est déjà bien entamé, la pacification de la commune. C'est bien parti, puisque tout ce qui ressort des conversations qu'il a avec les uns et les autres, qui sortent le plus souvent effondrés de ce qu'ils ont dû entendre, c'est qu'il y en a quelques-uns et quelques-unes qui ont intérêt à bien se tenir s'ils ou elles ne veulent pas voir quel chien de sa chienne il leur garde, et que ce sera long, douloureux et sophistiqué, qu'on se le dise ! S'il s'est tenu à carreau au conseil municipal en s'abstenant, pour une fois, de ces remarques désobligeantes qu'il affectionne et dont il est coutumier, c'est plus au caractère stoïque des opposants qu'il le doit qu'à son inclination personnelle, tout le monde le sait. Gageons que cette pacification qu'il appelle de ses vœux a déjà vécu, et que l'on est reparti pour une période de tension, de leçons de morale, de doctes exposés de la part de celui qui a exploité la fracturation de la société locale qui avait si bien profité à ses prédécesseurs. Mais les mêmes causes produisant les mêmes effets, et les conditions n'ayant pas changé, c'est probablement le mandat de trop qui est à l'ordre du jour.
 

 

 

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